Énergie - Climat
Face à l’urgence climatique et aux confrontations géopolitiques, comment concilier sécurité d’approvisionnement, compétitivité, accessibilité, décarbonation et acceptabilité ? Quelles politiques pour y répondre ?
Sujets liés
L'Europe et l'énergie : un contrat à refonder d'urgence
« L’on en est encore, après dix-sept ans de supranationalité, à chercher comment définir une politique commune de l’énergie, et laquelle. (…) Pouvait-on faire plus en une génération ? Ou les objectifs fixés l’étaient-ils seulement par soucis d’équilibre politique, équilibre qu’il était implicitement convenu de ne pas respecter une fois la machine mise en route ? Entre les ambitions excessives et les hypocrisies nationales, les historiens (…) auront bien du mal à faire le partage ».
Alors qu’est annoncé pour 2014 l’achèvement du marché intérieur du gaz et de l’électricité, ce constat pourrait fort ressembler à un bilan tiré dix-sept ans après le premier paquet de libéralisation du marché, adopté en 1996-1998. Il n’en est rien : ce jugement peu optimiste est porté en… 1970 sur la CECA.
Aides d'État : Réorientation des soutiens aux renouvelables
Les nouvelles lignes directrices européennes concernant les aides d’Etat aux secteurs de l’énergie et de l’environnement pour 2014-2020, amorcent un tournant dans la politique européenne de l’énergie. En faisant basculer les énergies renouvelables vers des mécanismes de marché, la Commission européenne accompagne le ralentissement déjà engagé dans le développement des capacités de renouvelables (éolien et solaire) et permet aux Etats membres de stimuler des investissements à plus long terme : énergies traditionnelles de soutien aux énergies renouvelables et déploiement des réseaux et des nouvelles technologies.
Europe - Russie : l'interdépendance énergétique est-elle une fatalité ?
2006, 2009 et 2014. Trois années clés pour la politique gazière de l’Union européenne (UE), qui rappellent que l’énergie reste un élément déterminant des relations politiques entre l’Union et la Russie. L’UE importe près de 70% du gaz qu’elle consomme, dont 27% en provenance de Russie. La Russie exporte vers l’UE 55% de son pétrole, 85% de son gaz. L’interdépendance énergétique entre la Russie et l’UE reste une évidence.
" On ne pourra pas remplacer le gaz russe si facilement "
L'Europe pourrait-elle se passer du gaz russe ? Y a-t-il des pistes de diversification pour l'Europe ? Le gaz américain pourrait-il constituer une option ?
Propos recueillis par Elisabeth Salles
Pour une révision de la politique européenne de l'énergie
La politique européenne de l’énergie est actuellement construite sur un ensemble de dispositions contradictoires et de concepts discutables.
Le boom minier au Sahel : Un développement durable ?
Le Sahel, souvent présenté pour ses difficultés et ses crises - avec en particulier l’actuelle crise malienne - vit pourtant, à l’image du reste du continent africain, une nouvelle ère économique favorable. Pour les cinq pays sahéliens que nous étudions dans cette note, la Mauritanie, le Sénégal, la Mali, le Burkina Faso et le Niger, cette évolution favorable, quoique variable d’un pays à l’autre, est basée sur des industries extractives en plein essor.
Gaz de schiste en Pologne, au Royaume-Uni, et au Danemark : vers un modèle européen ?
Depuis le développement fulgurant des gaz de schiste aux Etats-Unis, un intérêt croissant a été porté à leur potentiel en dehors de l’Amérique du Nord, même s’il s’avère que l’expérience nord-américaine n’est pas transposable en tant que telle aux autres régions du monde. L’Europe, dont le potentiel est estimé par l’Energy Information Administration du département de l’Energie américain (EIA) à 13 300 milliards de mètres cube (Gm3), avance en ordre dispersé sur le sujet.
2014 : une année pour refonder une politique européenne de l'énergie
A cause des élections au Parlement et des nominations qui suivront, beaucoup pensent que 2014 ne sera pour la politique européenne de l’énergie qu’une année d’interrègne sans grand contenu.
Urbanization and Mobility in China: New Patterns and Intermodal Connections
Les villes chinoises s’agrandissent et se connectent les unes aux autres. Assurer que le nombre croissant de résidents citadins ait accès à des moyens de transports adéquats ne requiert pas seulement un investissement plus important, mais également une attention particulière pour permettre un échange optimal entre les différents modes de transport ainsi qu’une approche coordonnée liant développement urbain et développement des transports.
Révolutions arabes et gaz de schiste : un mélange explosif
Les pays producteurs du Maghreb et du Moyen-Orient, traditionnellement-clé dans le paysage énergétique mondial, sont sous les feux de deux révolutions croisées : les révolutions arabes qui agitent la région, et la révolution énergétique, en d’autres termes, le bouleversement provoqué par les hydrocarbures non conventionnels, communément gaz de schiste, sur les marchés énergétiques mondiaux. Les réformes sont urgentes mais certains pays de la région sont plus conscients et mieux armés que d’autres pour faire face à la situation.
Oil and gas resources of Middle East and North Africa: a curse or a blessing?
in The New Energy Crisis: Climate, Economics and Geopolitics, Ed. By J.M. Chevalier, foreword by C. Mandil, Palgrave Macmillan, 2nd Edition, 2013, Chapter 5.
L'avenir incertain des hydrocarbures en Algérie
Historiquement premier producteur de pétrole et de gaz en Afrique - concomitamment avec le Gabon et le Nigeria -, l’Algérie reste aujourd’hui le troisième plus important producteur de pétrole sur le continent après le Nigeria et l’Angola, et de loin le premier producteur de gaz. Cependant, de multiples facteurs légaux, sécuritaires et politiques ont contribué à faire plonger les investissements dans le secteur depuis dix ans, ce qui entraîne la baisse de la production au moment même où la consommation locale a très rapidement crû.
L'espoir d'une indépendance énergétique retrouvée en Egypte
Le Bulletin de l'Industrie Pétrolière reprend la Note de l'Ifri de Benjamin Augé publiée en février 2016.
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Japon: la révolution de l'ouverture du marché de détail
Le 1er avril, 77 millions de ménages japonais et 7,5 millions de petites entreprises auront, pour la première fois, le choix de leur fournisseur d’électricité. C’est la fin de plus d’un demi-siècle pendant lequel le marché était détenu par dix grands opérateurs régionaux.
Cinq ans après Fukushima, le Japon incapable de sortir du nucléaire
Dans la foulée de la tragédie de la centrale nucléaire de Fukushima, survenue le 11 mars 2011, les autorités japonaises avaient promis de sortir le pays du nucléaire pour embrasser les énergies propres. La tâche s'est cependant avérée jusqu'ici impossible pour ce pays énergivore. À un point tel qu'après avoir pallié la fermeture de ses centrales nucléaires par l'achat accru d'énergies fossiles, il s'est finalement décidé à renouer avec ce à quoi il voulait tourner le dos.
La transition énergétique fait plier les géants du secteur
Engie a annoncé le 25 février une perte de 4,6 milliards d’euros, après avoir de nouveau procédé à d’importantes dépréciations d’actifs. L’ex-GDF Suez veut se recentrer sur les activités « bas carbone ».
Risques politiques et géopolitiques : La gouvernance du gaz en Israël
Enerpresse reprend la Note de l'Ifri diffusée en décembre 2015 et rédigée par Maïté de Boncourt.
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Les principales voies d'exportation du gaz israélien sont régionales
Depuis la découverte du champ gazier Leviathan, Israël ambitionne de devenir un nouvel acteur gazier, malgré de fortes pressions internes qui privilégient la sécurité énergétique du pays. Avec un marché mondial du GNL devenu excédentaire, Israël aura bien du mal à diversifier ses options d'exportation. Les principales voies d'exportation du gaz israélien seront sans doute régionales. Toutefois, les risques géopolitiques de la région subsistent. "La diplomatie gazière sera certainement une variable clé en 2016 dans la géopolitique régionale".
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L'Iran recommence à exporter son pétrole vers l'Europe
De Moscou à Riyad : face au contre-choc pétrolier
La semaine dernière après une courte période d’embellie, le prix du pétrole repassait sous la barre symbolique des 30 dollars… un tel niveau n'avait pas été atteint depuis 12 ans ! Stupeur et tremblements pour les pays producteurs du pétrole, ou encore pour les compagnies parapétrolières. D’où vient cette dégringolade ? Et pourquoi se poursuit-elle ? Qui sont les grands gagnants… et les grands perdants ? Cette ère nouvelle : celle de la surabondance pétrolière, est-elle partie pour durer ? Cap sur les grands bouleversements en cours sur la scène énergétique mondiale. Des affres de la transition « verte » aux défis nucléaire en passant, dès ce matin, par la baisse drastique du cours du pétrole et ses conséquences économiques, sociales & géopolitiques.
La Russie face à la chute des cours du pétrole
Le PIB de la Russie a baissé de 3,7% en 2015 sous l'effet de la chute des cours du pétrole et des sanctions économiques occidentales liées à la crise ukrainienne. « Le sujet de l'instabilité du marché pétrolier est vital pour l'économie russe », a confirmé cette semaine le porte-parole du Kremlin Dmitri Peskov, réagissant à l’éventualité d’un dialogue entre la Russie et les pays membres de l’OPEP. Nous avons interrogé sur ce sujet Aurélie Bros, chercheur à l’Institut de l’énergie de la Higher School of Economics de Moscou et chercheur associé au centre Russie/NEI de l’IFRI.
Au Japon, l'an 1 de la stratégie 2030
La stratégie de diversification des sources d'énergie et des routes d'approvisionnement décidée l'an dernier au Japon commence à se matérialiser. Pour la première fois depuis 2009, l'archipel a réduit en 2015 ses importations de gaz natuel liquéfié (GNL), qui avaient bondi à la suite de l'accident de Fukushima en 2011 et de la décison subséquente d'interrompre la production nucléaire, selon des données publiées par les autorités du pays.
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