Gouvernance et sociétés
Les États demeurent des piliers essentiels du système international, même s'ils n'en sont pas les seuls acteurs. Le sujet de la gouvernance se décline au niveau local, national et international.
Sujets liés
Les États au Moyen-Orient : crise et retour
Les révolutions arabes ont frappé des États dysfonctionnels qui se maintenaient basés sur l’usage récurrent de la violence. Mais elles ont aussi produit des réformes dans ceux qui ont tenu, et la redécouverte des vertus des États efficaces dans les pays ayant entrepris une transition démocratique, sans parler des revendications d’États des minorités. Les Occidentaux sont mal préparés à cette revitalisation d’une demande d’État qui passera par l’émergence des sociétés civiles et comporte encore bien des inconnues.
Roberto Mignone - La protection des réfugiés et des personnes déplacées en Libye : un défi pour le HCR
Entretien avec Roberto Mignone, chef de mission en Libye du Haut Commissariat des Nations unies pour les réfugiés, à l'occasion de sa visite à l'Ifri, mercredi 7 mars 2018.
États : quel nouveau souffle ? Politique étrangère (Printemps 2018)
Dominique David, rédacteur en chef de la revue trimestrielle de l'Ifri "Politique étrangère", présente le numéro de printemps 2018, disponible en librairie dès le 5 mars 2018.
Afrique du Sud : une ère nouvelle
Le controversé président d'Afrique du Sud, Jacob Zuma a dû démissionner. Après 10 ans de pouvoir, le bilan est accablant. Le nouveau président Cyril Ramaphosa entreprend de faire le ménage dans un pays miné par la corruption et les inégalités, mais la tâche est immense. Où en est l'Afrique du Sud ?
Pourquoi les migrants continuent de rêver d'Angleterre
Environ 600 migrants sont toujours à Calais dans l’espoir de traverser la Manche pour rejoindre l’Angleterre. Un "London calling" qui les pousse à prendre d’énormes risques. Même s’ils sont moins nombreux, pourquoi le Royaume-Uni attire encore et toujours ?
Iran : architecture du pouvoir et conservatisme
Les institutions politiques iraniennes sont difficiles à déchiffrer. Elles sont les héritières de traditions particulières et de la Révolution de 1979. Les sources du pouvoir sont multiples : électorales, religieuses, économiques, groupes de pression, réseaux d’influence, etc. Au-delà de la dualité visible président/Guide suprême, le compromis établi entre traditions, loi religieuse et acquis libéraux est complexe et réduit la probabilité d’une évolution rapide du régime.
Sauver l’ordre libéral de lui-même
L’élection de Donald Trump est le symptôme d’une crise générale de l’ordre libéral international. Ses coûts ont été gravement sous-estimés : délocalisations brisant le pacte social, flux migratoires mal assimilables par les sociétés, divisions entre élites et masses perdantes de la globalisation, crises électorales et politiques. Les sociétés doivent adapter l’ordre libéral à leurs caractéristiques profondes, et non l’accepter comme un donné global et obligatoire.
Les think tanks chinois : ambitions et contradictions
Depuis l’arrivée de Xi Jinping à la tête de la Chine, le nombre de think tanks chinois a substantiellement augmenté. Ces organismes sont incités à s’ouvrir à l’international afin de recueillir des analyses étrangères et de promouvoir les concepts officiels chinois. Les chercheurs sont contraints de travailler sur des sujets utiles au Parti. Ils font également l’objet d’un contrôle politique plus strict qui pourrait nuire, à terme, à leur crédibilité internationale.
Kurdistan : l’indépendance en balance
Depuis un siècle, les mouvements kurdes sont à la recherche des éléments constitutifs d’un État. Les Kurdes irakiens sont sans doute les plus avancés sur cette voie. Mais leur discours indépendantiste a connu plusieurs phases et des mutations considérables. Les conditions objectives, locales et internationales, sont aujourd’hui défavorables à l’indépendance du Kurdistan. La pan-kurdisme n’existe plus et l’indépendantisme kurde irakien aura du mal à se concrétiser en État.
Les groupes chiites en Irak : enjeux nationaux et dimensions transnationales
Les milices chiites irakiennes se sont mobilisées rapidement après la déroute de l’armée irakienne face à Daech en 2014. Elles minimisent le rôle joué par les États-Unis dans les reculs actuels de l’organisation djihadiste. Elles entendent peser sur l’avenir de l’Irak, et investissent notamment le champ de l’éducation. Ces milices sont loin d’être unifiées. Si certaines ont des affiliations très claires avec l’Iran, d’autres entretiennent des relations plus distantes avec Téhéran.
Le Monténégro ou la fragilité à toute épreuve
Le Monténégro est désormais membre de l’Alliance atlantique, et peut-être l’État des Balkans occidentaux le plus avancé sur la voie de l’adhésion à l’Union européenne. Il a pu développer son ancrage régional et ses échanges avec les États voisins, au moment où ses relations avec Moscou se faisaient plus difficiles. Son identité nationale reste néanmoins fragile. L’économie connaît de réelles difficultés, et son système politique fait l’objet d’une contestation interne croissante.
Irak, le laboratoire permanent
Si l’on s’en tient à l’adage anesthésiant qui voudrait que les peuples heureux n’aient pas d’histoire, les Irakiens partent d’emblée avec un lourd handicap. Ils forment en effet un peuple saturé d’histoire(s), depuis que la Mésopotamie a tenu lieu de décor aux premières sociétés humaines sophistiquées. La temporalité politique s’y affole, en outre, depuis 15 ans ; les velléités américaines de changer le destin du Moyen-Orient tout entier à partir de l’Irak ayant transformé le pays en laboratoire d’observation in vivo des transitions politiques et des recompositions sociales et communautaires (ethniques, religieuses) du monde arabe. Laboratoire déserté par ses laborantins, et où le protocole expérimental ne tient plus.
L’Irak a-t-il jamais pu exister ?
Né de la décomposition de l’empire ottoman gérée par les impérialismes occidentaux, l’Irak, espace composite, a vu se succéder les régimes sans créer les bases psychologiques et politiques d’un État-nation. Les événements des deux dernières décennies n’ont fait, avec une lourde responsabilité occidentale, que creuser le fossé entre les communautés et les affiliations. L’Irak a-t-il jamais vraiment existé pour ses populations, et les conflits régionaux le laisseront-ils survivre ?
Evacuer des migrants de Libye: une étape, mais des questions en suspens
Les “opérations d’évacuation d’urgence”, annoncées par Emmanuel Macron pour sortir de Libye des victimes de trafiquants paraissent “très compliquées” sur le plan logistique, selon Matthieu Tardis, chercheur au Centre migrations et citoyennetés de l'Ifri.
VIDÉO : Revue Politique étrangère, hiver 2017-2018
Découvrez en une minute, le numéro d'hiver 2017-2018 de Politique étrangère. À la une de ce numéro - Dossier : "L'Irak après Daech" / Rubrique Contrechamps : "Trump : une rupture de l'ordre mondial ?"
Trump, un an après. Un monde à l'état de nature ?
Dans la semaine qui avait suivi l’élection de Donald Trump, l’Ifri avait publié une étude destinée à identifier les probables changements de la politique étrangère des États-Unis. D’emblée, cette élection avait été présentée comme une bifurcation dans leur trajectoire avec des conséquences sur les rapports de puissance et sur le fonctionnement du système international.
La participation civique et politique des femmes de culture musulmane en Europe
Ce livre explore l’engagement civique et politique des femmes de communautés musulmanes en France et en Grande-Bretagne.
Arabie Saoudite : faux ami ou vrai ennemi ?
Avec sa présence à Bahreïn, son intervention au Yémen, ses relations avec l’Iran, ou l’isolement du Qatar, l’Arabie Saoudite semble s’affirmer comme un État perturbateur, diplomatique et religieux, au Moyen-Orient. La diplomatie religieuse du wahhabisme joue un rôle central dans la stratégie de Riyad. Tout comme une stratégie de l’information, véritable dispositif d’influence, qui vise à orienter en sa faveur les opinions et les décideurs des grandes démocraties.
Obamacare : genèse, bilan, futur
L’Affordable Care Act (ACA), plus connu sous le nom d’Obamacare, est une réforme ambitieuse du système de santé américain. Entrée en vigueur en 2010, elle vise d’une part à élargir l’accès à l’assurance santé et d’autre part à réorganiser la distribution des soins. 25 millions d’Américains ont ainsi pu obtenir une assurance santé. Le bilan de cette réforme est néanmoins mitigé. Donald Trump a engagé un processus de retrait de l’ACA. Il n’est toutefois pas certain qu’il parvienne à ses fins.
Quel bilan pour la Politique européenne de voisinage ?
Avec les élargissements de l’Union européenne de 2004 et 2007, les frontières de l’UE se sont déplacées vers l’est. Dans le cadre de la Politique européenne de voisinage puis du Partenariat oriental, l’UE tente d’entretenir de bonnes relations avec ses nouveaux voisins et de les faire évoluer vers la démocratie libérale. La Russie considère que cette approche menace ses intérêts et fait pression sur les anciennes républiques soviétiques pour qu’elles demeurent dans sa sphère d’influence.
"Les réfugiés sont les acteurs oubliés de la crise migratoire en Europe"
Il y a un an, l'Union européenne était confrontée à l'une des plus importantes crises migratoires de son histoire. Un drame aux portes de l'Europe symbolisé par la mort d'Aylan, un enfant syrien retrouvé noyé sur une plage turque alors que sa famille tentait de rejoindre la Grèce et dont la photo a secoué le monde entier. Depuis, l'Europe a multiplié les tentatives pour essayer de répondre à cette crise par le biais notamment d'une mise en place de quotas pour relocaliser les réfugiés et d'un accord très controversé entre l'Union européenne et la Turquie signé en mars dernier. Mais la question des migrants, loin d'être réglée, sera à l'ordre du jour du sommet de Bratislava prévu pour le 16 septembre prochain.
Pour faire le point, Toute l'Europe a interrogé Matthieu Tardis, chercheur au centre Migrations et citoyennetés de l’Ifri (Institut français des relations internationales).
Migrants : "Les Allemands veulent désormais s'atteler à l'intégration"
Il y a un an, la politique migratoire allemande se distinguait de celle du reste de l'Europe. Aujourd’hui, 200.000 personnes y sont réfugiées. Que sont-elles devenues ?
Allemagne : la politique migratoire de Merkel pèse dans la campagne pour les régionales
En Allemagne, les électeurs seront appelés aux urnes dans une semaine pour un scrutin régional. Dans la région de Mecklembourg Poméranie Occidentale, dans le nord du pays, le débat sur la politique migratoire est au cœur de la campagne depuis des mois et encore plus depuis les attentats du mois de juillet. La CDU d’Angela Merkel doit faire face à la campagne agressive du parti anti-immigration AFD.
Malgré le départ du Royaume-Uni, la frontière reste à Calais
Malgré les voix qui s’élèvent en France pour un rétablissement du contrôle aux frontières en Angleterre, il n’y aura pas de retour sur les accords bilatéraux entre la France et la Grande-Bretagne. Paris plaide plutôt pour l’organisation de l’immigration légale entre les deux pays.
La citoyenneté à la française
"En France, la question de la citoyenneté occupe une place importante dans les débats publics autour de l’immigration. Ces discussions passionnées sont le reflet des controverses actuelles sur le sens à donner à des valeurs comme « laïcité », « universalisme », « égalité » ou « communauté ». À partir d’enquêtes de terrain réalisées dans les institutions publiques que sont l’armée et l’hôpital, Christophe Bertossi offre dans son dernier livre "La citoyenneté à la française. Valeurs et réalités" (éditions du CNRS) un regard inédit sur ce qu’est la citoyenneté à la française.
« Allemagne : le défi de l'intégration des réfugiés »
En 2015, plus d'un million de migrants et de réfugiés sont arrivés en Allemagne, ce qui représente un vrai défi logistique, mais aussi d'intégration. Les correspondantes de France24 se sont rendues à Schlotheim dans le land de Thuringe, une petite ville de 4000 habitants qui accueille près de 800 demandeurs d'asile. Barbara Kunz, chercheur au Centre d'études des relations franco-allemandes (Cerfa), fait une analyse de la situation.
Turquie : une remise en cause de la conception du droit d’asile
Les grandes lignes du projet d’accord, tel qu’il se présente, remettent en cause la conception européenne du droit d’asile et des droits de l’homme. Nous avons, pour l’instant, une conception individuelle et territoriale du droit d’asile : chaque cas, syrien ou pas, doit faire l’objet d’un traitement individuel dès lors que la personne se trouve sur le territoire européen. Dans cette optique, ce projet pourrait constituer un revirement sur un héritage de l’histoire européenne, notamment du siècle des Lumières. C’est justement ce respect de l’individu qui pousse des gens à prendre tous les risques pour venir en Europe, pour rejoindre un continent où l’espoir est autorisé...
Plus de 100 000 nouveaux migrants sur les côtes européennes depuis le 1er janvier : de mauvais augure pour 2016 ?
Plus de 100.000 nouveaux migrants sur les côtes européennes depuis le 1er janvier : de mauvaise augure pour 2016 ? Mathieu Tardis, chercheur au centre Migrations et citoyennetés de l’IFRI (institut français des relations internationales) répond aux questions Jean-Michel Apathie et Maxime Switek.
Réfugiés: l'Europe impuissante?
300 enfants morts aux frontières de l'Europe. L'Union européenne est-elle impuissante face à ces tragédies? Entre l'échec de la répartition des demandeurs d'asile et la menace de suspension de la Grèce de l'espace Schengen, est-ce que les mesures adoptées par l'Europe sont à la hauteur des défis auxquels elle doit faire face?
Migrants: l'Europe en pleine "crise de mémoire"
L'Europe, qui a inventé le droit d'asile sous sa forme moderne, vacille face à la crise des réfugiés, également révélatrice selon des sociologues d'une "crise de mémoire" généralisée." Avec la crise des réfugiés, l'Union européenne est testée dans la cohérence même de son projet politique", souligne Christophe Bertossi, directeur du centre migrations et citoyennetés à l'Institut français des relations internationales, qui tenait un colloque sur ce sujet cette semaine à Paris.
Colloque organisé dans le cadre du projet "mémoires et migrations" soutenu par le programme Europe pour les citoyens de l'Union européenne.
Lire l'article sur le site du Parisien
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