Gouvernance et sociétés
Les États demeurent des piliers essentiels du système international, même s'ils n'en sont pas les seuls acteurs. Le sujet de la gouvernance se décline au niveau local, national et international.
Sujets liés
Entre concentration et dispersion : le bel avenir de la puissance
La notion de puissance a fait l’objet de nombreux travaux dans le domaine des relations internationales. Au cours de la prochaine décennie, l’évolution de la puissance sera caractérisée par des dynamiques de concentration et de dispersion. D’une part, le système mondial sera marqué par l’affrontement de deux superpuissances, les États-Unis et la Chine. D’autre part, les capacités d’action individuelles seront démultipliées par les technologies de l’information et de la communication.
Le Moyen-Orient en 2029
Les guerres qui ravagent aujourd’hui le Moyen-Orient n’ont pas vocation à se poursuivre éternellement et la région n’est pas vouée à être dirigée par des autocrates. Une transition vers un ordre plus juste pour les populations est possible mais elle prendra du temps. Il est peu probable qu’elle advienne d’ici 2029. Les progrès viendront graduellement, poussés par la société civile. De nouvelles révolutions sont possibles mais il n’est pas sûr qu’elles produisent davantage de démocratie.
Lutter contre les causes migratoires : le discours allemand
L’Allemagne met l’accent sur la politique du développement pour gérer les causes de fuite et les migrations irrégulières, afin d’ouvrir aux migrants (potentiels) des perspectives pour les inciter à rester dans leurs pays d’origine, essentiellement à travers des mesures pour favoriser l’emploi. L’objectif est de dissuader les candidats à l’émigration d’entreprendre un voyage périlleux vers l’Europe, et notamment vers l’Allemagne.
Le pacte de Marrakech. Vers une gouvernance mondiale des migrations ?
Le « Pacte mondial pour des migrations sûres, ordonnées et régulières » a été adopté à Marrakech les 10 et 11 décembre 2018, à l’issue de 18 mois de consultations et de négociations.
L’affolement du monde - 10 enjeux géopolitiques
Plus rien ne semble réguler la bonne marche de la planète : rupture d’accords, alliances fragilisées, affaiblissement des démocraties libérales, basculement géoéconomique vers l’Asie, menaces nationalistes, risques écologiques, politique du tweet… Le monde est-il devenu incontrôlable ?
Rohingya : une sortie de crise est-elle possible ?
Le dossier rohingya renvoie à une histoire nationale et régionale complexe. La marginalisation, l’exclusion des Rohingya des communautés formant le Myanmar, s’aggravent encore avec la crise de l’été 2017. L’attitude du pouvoir birman traduit surtout la dominance de l’armée, qui s’assure du soutien du courant le plus nationaliste. L’ASEAN a, dans cette crise, surtout montré son inefficacité. Et l’ONU n’a pu dépasser le blocage chinois. Pour l’heure, nulle solution durable n’apparaît proche.
La Libye depuis 2015 : entre morcellement et interférences
La Libye est aujourd’hui, de facto, divisée en plusieurs entités. Les efforts déployés par la communauté internationale pour tenter de réconcilier et réunir le pays ont échoué. Un gouvernement d’entente nationale a certes été mis en place mais il peine à s’imposer et à répondre aux besoins de la population. Du point de vue occidental, la situation est toutefois moins préoccupante que par le passé, notamment parce que Daech a perdu ses emprises territoriales.
Le Royaume-Uni et le monde après le Brexit
Lors de la campagne référendaire de 2016, la question des conséquences potentielles du Brexit sur la place du Royaume-Uni dans le monde a été éludée. Les partisans du Leave comptent sur la relation spéciale avec les États-Unis, sur l’appartenance à des institutions multinationales et sur les liens avec les pays du Commonwealth pour maintenir le statut international de leur pays. L’âpreté des relations entre Donald Trump et Theresa May montre toutefois qu’il s’agit d’un pari risqué.
Blitzkrieg pour la paix : la réconciliation Éthiopie-Érythrée
Il faut, pour comprendre les chaotiques relations entre l’Éthiopie et l’Érythrée – avant-dernier État indépendant d’Afrique –, remonter au début du xxe siècle et aux conséquences des actions multiples des grandes puissances dans la région. Guerre de trente, ou de cinquante ans, l’opposition entre Addis-Abeba et Asmara semble désormais muer en dialogue. L’héritage d’une histoire et d’une culture communes suffira-t-il à garantir la paix, en dépit du caractère dictatorial du régime érythréen ?
Le défi de la démocratie européenne
L’affirmation du rôle du Parlement européen est une réponse au reproche de déficit démocratique dans l’Union. Cette affirmation reste inachevée, du fait de la nature même de l’Union européenne. On doit concevoir cette Union comme une « fédération en devenir », équilibrant la légitimité des démocraties nationales et celle du Parlement européen. La procédure de désignation des Spitzenkandidaten, candidats têtes de liste des partis européens, permet de renforcer l’espace du débat public européen.
Peut-il y avoir une démocratie européenne ?
Le déficit démocratique de l’Union européenne dénonce un double manque : celui d’une réelle séparation des pouvoirs et celui d’un peuple européen. Un renforcement des pouvoirs du Conseil des ministres pourrait favoriser une « démocratie au second degré ». Le véritable changement serait d’aller vers une Europe confédérale. Mais le choix de cette option serait inséparable du refus de la subordination européenne : un choix partagé par peu d’États membres, indépendamment de la volonté des peuples.
Pacte de Marrakech sur les migrations : le vrai du faux d'un texte très controversé
Près de 150 pays membres de l'ONU, dont la France, ont approuvé le Pacte mondial "pour des migrations sûres, ordonnées et régulières", ce lundi à Marrakech. Une série d'engagements moraux très controversée qui a ouvert la porte à de nombreuses fausses informations. Que dit réellement ce texte ?
"Le Pacte sur la migration peut changer la donne"
Le pacte sur les migrations signé ce lundi à Marrakech suscite bien des fantasmes. Qu'en est-il?
Angela Merkel et Mohammed VI: les ambitions contrariées d’une «politique migratoire bienveillante»
Le Maroc et l’Allemagne coprésident depuis mercredi le 11e Forum mondial sur la migration et le développement à Marrakech, préalable à la signature d’un Pacte onusien sur le sujet.
Pacte sur les migrations de l’ONU. « Il s’agit d’engagements moraux »
Le moins qu'on puisse dire, c'est que le 11e sommet du Forum mondial sur la migration et le développement, qui s'est ouvert hier à Marrakech, ne débute pas sous les meilleurs auspices. Alors que lundi prochain doit être adopté le « Pacte mondial pour des migrations sûres, ordonnées et régulières », une série de pays ont annoncé qu’ils ne signeraient pas un texte sujet à vive controverse.
"Chaos total", "remplacement des peuples" : trois questions sur le pacte de Marrakech, qui affole certains "gilets jaunes"
Le pacte de l'ONU sur les migrations, non-contraignant, doit être soumis à approbation lundi 10 et mardi 11 décembre à Marrakech (Maroc). Il est décrié par plusieurs "gilets jaunes", dont certains appellent au blocage pour empêcher sa ratification.
La frontière Niger-Libye : sécuriser sans stabiliser ?
Fréquemment qualifiée « d’espace non gouverné », la frontière nigéro-libyenne est pourtant au cœur d’enjeux économiques, politiques et sécuritaires majeurs.
Des néo-nationalistes au pouvoir à Rome ?
Les élections italiennes de mars 2018 ont consacré la victoire de la Ligue du Nord et du Mouvement 5 Étoiles. Ces deux partis populistes se sont alliés pour former un gouvernement eurosceptique. Leurs principaux griefs à l’égard de l’Union européenne ont trait à l’imposition de politiques d’austérité qui ont pesé sur l’économie italienne et au manque de solidarité européenne sur les questions migratoires. Rome ne souhaite pas rompre avec Bruxelles mais va devenir un partenaire difficile.
Iran 2028, une rêverie politique
Le renforcement des sanctions américaines pourrait conduire à une aggravation des troubles intérieurs, en dépit d’une certaine libéralisation de la vie quotidienne. L’Iran adopterait dans un premier temps une posture internationale relativement discrète, maintenant le JCPOA, et tirant les conséquences d’un investissement extérieur aux bénéfices limités. L’inattendu pourrait bien venir, après la tentation conservatrice, d’une ouverture du régime iranien, à la fois en interne et en externe.
La crise du Golfe de 2017 : un an après
En juin 2017, plusieurs États arabes menés par l’Arabie Saoudite et les Émirats arabes unis annoncèrent des mesures très dures à l’encontre du Qatar. Loin d’accepter les conditions qui auraient permis la levée de ces mesures, les dirigeants du Qatar renforcèrent leurs liens avec d’autres pays, réussirent à trouver de nouvelles voies d’approvisionnement et surent maintenir leur souveraineté. Si la crise n’est toujours pas résolue, elle est d’ores et déjà un échec pour Riyad et Abou Dhabi.
La coalition allemande s’accorde sur l’immigration
L’accord politique sur l’immigration conclu lundi 2 juillet entre Angela Merkel (CDU) et son ministre de l’Intérieur, Horst Seehofer (CSU), était suspendu depuis plusieurs jours à l’approbation des sociaux-démocrates du SPD.
Angela Merkel attendue sur sa nouvelle politique migratoire
La chancelière allemande, obligée de durcir ses positions sur le sujet alors que la question des demandeurs d’asile menace la coalition gouvernementale, reçoit, jeudi 5 juillet, le premier ministre hongrois, fervent partisan de la fermeture des frontières.
Allemagne : l'accord sur les migrants est loin de régler tous les problèmes de Merkel
Tout n'est pas réglé en Allemagne malgré l'accord lundi 2 juillet sur la question migratoire entre Angela Merkel et son ministre de l'Intérieur conservateur Horst Seehofer. "Les désaccords sont profonds et sur des questions qui vont beaucoup plus loin que l'aspect technique sur lequel ils ont trouvé un compromis ce soir. Et le compromis a été trouvé entre deux partis alors que la coalition allemande est composée de trois partis", explique Barbara Kunz, chercheuse à l'Institut français des relations internationales.
"Il faut arrêter de parler de crise migratoire", selon le spécialiste Matthieu Tardis
Chercheur à l’Institut français des relations internationales, Matthieu Tardis s’inquiète des "mesures d’exception" envisagées par l’Europe pour gérer les flux de migrants. "Il faut arrêter de parler de crise migratoire", estime Matthieu Tardis, chercheur à l’Ifri (Institut français des relations internationales).
Face à la crise migratoire, l’Union européenne en sursis
Alors que les dirigeants de l’Union européenne s’apprêtent à discuter des questions migratoires à l’occasion du sommet prévu jeudi prochain, les pays membres sont plus divisés que jamais sur la question. Quel bilan tirer de ces multiples divisions politiques et quelles avancées peut-on espérer ?
Crise migratoire, crises politiques ?
Le parcours chaotique de l'Aquarius des côtes italiennes à l'Espagne a montré l'extrême nervosité qui s'est emparée des classes politiques européennes sur les questions migratoires. La politisation de ces enjeux peut-elle déstabiliser durablement les pays européens ?
L’Europe est-elle menacée par une nouvelle crise migratoire ?
Un ministre de l'intérieur qui veut imposer sa politique migratoire. Un chef de gouvernement sous ultimatum pour trouver une solution. La question de l'immigration divise.
Immigration: le discours a-t-il changé du candidat au président Macron ?
De sa rhétorique de campagne au projet de loi débattu ce mardi au Sénat, Emmanuel Macron montre une évolution dans son discours sur l'immigration. "Ne renoncer à rien en particulier pour protéger les réfugiés, c’est notre devoir moral et c’est inscrit dans notre Constitution", déclarait Emmanuel Macron au Collège des Bernardins le 9 avril dernier.
« Nous ne traversons pas une crise migratoire, mais une crise de l’Europe »
À la veille de la Journée des réfugiés et quelques jours après l’arrivée des migrants de l’Aquarius en Espagne, Matthieu Tardis, chercheur au Centre migrations et citoyennetés de l’Ifri, analyse la crise en Europe.
L’inaction nourrit le populisme, pas les migrants
Alors que l’Aquarius et ses 629 rescapés s’apprêtent à accoster en Espagne, Matthieu Tardis, spécialiste des migrations au sein de l'Ifri, jette un regard acerbe sur « l’immense hypocrisie » des politiques.
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