Adhésion turque : la fuite en avant continue
Politique étrangère, 2/2005, (été)
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L’ouverture des négociations avec la Turquie s’est faite sans qu’ait été mené un débat public et démocratique préalable sur les frontières; et il n’est pas sûr que la dynamique des négociations permette de l’ouvrir demain. Sur certains points, les critères de Copenhague ont été interprétés de manière laxiste: sur le statut des femmes, le système judiciaire ou le statut des religions. Plus largement, le projet européen se brouille au fur et à mesure qu’apparaissent les difficultés budgétaires, économiques, politiques mêmes qu’entraînerait inévitablement l’adhésion de la Turquie. Sylvie Goulard est chercheur au Centre d’études et de recherches internationales (CERI-CNRS). Elle enseigne au Collège d’Europe à Bruges et dans un master conjoint de l’Institut d’études politiques de Paris et de la London School of Economics.
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