La fin de la "culture de la retenue" ? La politique étrangère de l'Allemagne sous le gouvernement Merkel III
Aucune des grandes crises internationales qui ont touché le Vieux continent durant ces quatre dernières années n'ont directement épargné l'Allemagne, qu'il s'agisse du Brexit, de la crise des relations transatlantiques après la victoire de Trump aux Etats-Unis, de la détérioration des rapports entre l'UE et la Turquie, de la crise des réfugiés, de l'instabilité de la crise de la zone euro ou bien du défi lancé à la communauté internationale par la Russie avec l'annexion de la Crimée et la guerre dans l'Est de l'Ukraine.
Ces crises - auxquelles on pourrait rajouter les tensions entre l'Iran et l'Arabie Saoudite ou bien les surenchères verbales entre la Corée du nord et la Maison-Blanche, donc deux foyers de conflit potentiel qui ne peuvent laisser indifférents les Européens, même s'ils ne sont pas directement touchés - ont eu un impact profond sur la politique étrangère de l'Allemagne. Cette dernière ne peut plus se permettre de se tenir à l'écart de la gestion des conflits dans une Europe (pour ne pas dire le monde) entré dans l'ère de la polycrise.
La revue traite des grands problèmes politiques, économiques, sociaux et culturels de l'Allemagne contemporaine sans négliger la dimension historique et la comparaison avec d'autres pays. Elle est aussi un forum franco-allemand. Elle s'adresse aux germanistes, historiens, politologues, économistes, étudiants comme enseignants, aux journalistes et aux décideurs politiques ainsi qu'au grand public intéressé par l'Allemagne.
Hans Stark est professeur à Sorbonne Université et Secrétaire général du Comité d'études des relations franco-allemandes (Cerfa), Ifri.
Cet article est paru dans la revue Allemagne d'aujourd'hui, n° 222, octobre-décembre 2017 intitulée "Les élections fédérales du 24 septembre 2017", codirigée par Hans Stark et Jérôme Vaillant.
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