Permanences du jeu politique en Algérie
Politique étrangère, vol. 2, n° 2, été 2009
Dès l’indépendance s’est affirmé en Algérie un système monopolisant, au profit des « prétoriens », les divers niveaux de la décision. À la fin des années 1980, les tentatives de réforme ont échoué face à la convergence conjoncturelle des durs du régime et des islamistes. Après le tunnel des années 1990, le président Bouteflika a sans doute réussi à imposer un nouvel équilibre entre les divers cercles du pouvoir, mais l’Algérie n’est toujours pas sortie du système né des années 1960.
Mohammed Hachemaoui est docteur en sciences politiques (Institut d’études politiques de Paris). Ses travaux portent sur la sociologie des rapports de clientèles, la corruption, le déploiement de l’État rentier et la résilience de l’autoritarisme. Professeur invité à l’Université de Perpignan, il achève un ouvrage sur les cercles vicieux qui enchevêtrent clientélisme et corruption dans l’Algérie contemporaine.
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