Table-Ronde : Voitures chinoises, l'Europe tente de limiter la casse
Le commissaire européen au commerce a annoncé avoir obtenu un accord avec la Chine, limitant l'importation de véhicules hybrides et rechargeables. Alors que la vulnérabilité et la dépendance des Européens restent préoccupantes, comment l’Union européenne peut-elle limiter la casse ?
Depuis Pékin, où il s’était rendu pour trois jours de négociations avec des responsables chinois, Maros Šefčovič, commissaire européen au commerce, a annoncé avoir obtenu un accord : la Chine accepte de limiter volontairement l’exportation de ses véhicules hybrides et rechargeables vers l'Europe. Elle consent également à baisser des droits de douane sur quelques secteurs.
Pas de quoi empêcher le colossal déficit commercial européen de continuer à se creuser, mais pour le commissaire, c’est tout de même “une première étape cruciale” dans les efforts de rééquilibrage. Au début du mois d'octobre, le président français et le chancelier allemand avaient tiré la sonnette d’alarme auprès de la commission, plaidant pour une protection renforcée des industries européennes.
L’Europe peut-elle encore inverser la tendance ? A-t-elle les moyens d’une confrontation avec un pays qui est à la fois un partenaire et un rival ? Quelles sont les dimensions géopolitiques de ce différend commercial ?
Entretien avec Mélanie Chalandon et Marc Semo, journaliste, Le Monde :
Avec :
Marie Krpata, chercheuse au Comité d'études des relations franco-allemandes (Cerfa), Ifri
Pierre-Antoine Donnet, rédacteur en chef du site Asialyst et du magazine "Asia Magazine"
- Lire la publication de Marie Krpata : Redémarrer l’économie allemande : entre impératifs économiques, sociaux et de défense, Études de l’Ifri, mai 2026.
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