Un monde arabe en transition
De la Tunisie à la Syrie, le monde arabe semble traversé par un souffle démocratique à la fois puissant et fragile. Si la révolution tunisienne a provoqué une véritable onde de choc, elle n’a pas engendré un effet domino qui aurait balayé tous les régimes autoritaires du monde arabe. Parce que le « monde arabe » ne constitue pas un bloc homogène, parallèlement aux révolutions de 2011, il y a des régimes arabes qui ne connaissent pas de contestations populaires et il existe des monarchies qui semblent particulièrement épargnées par le vent de fronde et les insurrections.
C’est pourquoi il reste délicat de porter un jugement univoque sur la situation globale et important de rappeler que si le mot démocratie est désormais d’actualité dans une aire politique où il était banni, la chose reste à construire. En effet, la démocratie n’est ni innée ni acquise : c’est une construction qui suppose une acculturation. L’heure est aujourd’hui à la « transition » - ou plutôt aux transitions - vers de nouvelles pages de l’histoire politique en Tunisie, en Libye, en Égypte, au Yémen, en Syrie, mais aussi au Maroc.
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