16
mai
2024
Espace Média L'Ifri dans les médias
Marc JULIENNE, cité par Jean-Baptiste François pour La Croix

Entre Vladimir Poutine et Xi Jinping, une « amitié » toute relative forgée contre l’Occident

Le maître du Kremlin est attendu en Chine les 16 et 17 mai. Il s’agira du premier déplacement à l’étranger du président russe depuis sa réélection en mars et de sa quatrième rencontre avec Xi Jinping depuis le début de la guerre en Ukraine, en février 2022.

La Croix

Changement de décor et d’ambiance. De retour d’Europe où il a passé notamment deux jours en compagnie d’Emmanuel Macron, le président chinois Xi Jinping reçoit à présent un Vladimir Poutine tout juste réélu, et qui la veille de sa venue a salué le « désir sincère » de Pékin d’œuvrer à la résolution de la crise ukrainienne. Dans l’espoir d’obtenir de son « cher ami » et homologue un plus net soutien à son effort de guerre, le président russe demande tout le contraire de ce qu’attend l’Élysée, qui voudrait voir la Chine modérer le Kremlin. Durant cette rencontre, pas d’escapade « personnelle » en montagne, comme l’avait fait le président français, mais une halte dans la grande ville de Harbin (nord-est) pour une foire sur le commerce et l’investissement, et la visite d’une prestigieuse école d’ingénieurs réputée proche de l’armée.

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« Personne ne l’affiche ouvertement – l’intérêt commun à s’opposer aux États-Unis, à l’Otan et aux démocraties passe au-dessus –, mais il y a une méfiance mutuelle, voire une forme de condescendance entre les deux pays. L’un se voit comme une grande puissance spatiale face à une Chine qui ne saurait que copier ; l’autre estime que la Russie est une puissance du passé qui se berce d’illusions nostalgiques », estime Marc Julienne, directeur du Centre Asie de l’IFRI.

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Livraisons non létales, mais vitales pour Moscou

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Les relations ne sont pas pour autant au beau fixe. L’invasion russe de l’Ukraine en février 2022 a eu lieu alors que Pékin et Moscou célébraient leur partenariat « sans limites » quelques jours plus tôt.

 « Le Kremlin a à peine attendu la fin des Jeux olympiques de Pékin pour lancer l’offensiveD’après plusieurs spécialistes de haut niveau que j’ai pu rencontrer, la Chine n’aurait pas été prévenue, ce qui aurait été très mal pris », poursuit Marc Julienne, revenu de la capitale chinoise il y a deux semaines.

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