Radioscopies de l'Allemagne
Paris : Ifri, 2004 - 116 p. (Cahiers et conférences, n° 3)
Cet ouvrage fait le bilan de l'année 2003 outre-Rhin, tout en traçant des perspectives d'avenir à court et moyen termes.
L’année 2003 a été particulièrement riche en évènements pour l’Allemagne, tant dans le domaine de la politique intérieure que dans celui de la politique étrangère.
Sur le plan économique et social, le chancelier Schröder s’est enfin montré offensif: placé au pied du mur par des résultats économiques médiocres et un défi démographique croissant, il a fait adopter, non sans difficultés et compromis, l’'Agenda 2010', qui introduit des réformes considérables dans les systèmes de retraite et de santé.
Au sein de l’Union européenne, le gouvernement allemand a également su faire preuve de volontarisme. Fort de plusieurs initiatives, il s’est engagé fermement, aux côtés du gouvernement français, pour que l’Union reste gouvernable après l’entrée de dix nouveaux pays, quitte à reporter l’adoption d’un traité constitutionnel pour l’Europe.
Enfin, les relations avec les États-Unis, qui s’étaient excessivement dégradées lors des préparatifs et tout au long de la guerre en Irak, ont commencé à s’améliorer, Sans revenir sur sa position initiale, Berlin a en effet montré sa bonne volonté dans la gestion de l’après-guerre, notamment en acceptant de réduire sa dette bilatérale vis-à-vis de Bagdad.
En analysant ces différentes questions, cet ouvrage –qui rassemble les Notes du Cerfa publiées sur le site Internet de l’Ifri entre mars et décembre 2003– permet de faire le bilan d’une année particulièrement mouvementée outre-Rhin, tout en traçant quelques perspectives d’avenir à court et moyen termes pour un pays maintenant placé au cœur de l’Europe.
Ont contribué à cet ouvrage :
Herwig Birg est professeur et directeur de l'Institut de recherche sur la population et la politique sociale de l'Université de Bielefeld.
Claire Demesmay est chercheur au Comité d'études des relations franco-allemandes (Cerfa) à l'Ifri.
Hans-Georg Ehrhart est chercheur à l'Institut de recherche sur la paix et la politique de sécurité de l'Université de Hambourg.
Karl-Heinz Kamp est coordinateur du programme "Politique de sécurité" à la Fondation Konrad Adenauer (Berlin).
Cansel Kiziltepe est professeur honoraire à la Berufsakademie de Berlin.
Camille Logeay est économiste à l'Institut allemand de recherches économiques (DIW) de Berlin.
Jürgen Schwarze est directeur de l'Institut de droit public de l'Université de Fribourg.
Hans Stark est responsable du Comité d'études des relations franco-allemandes (Cerfa) à l'Ifri.
Karsten D. Voigt est coordinateur pour la coopération germano-américaine au ministère des Affaires étrangères allemand.
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