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Russia's Security Relations with the West after Kosovo and Chechnya

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Cette 'Note' s'interroge sur les déceptions réciproques engendrées par les cahots des relations russo-occidentales depuis le début des années 1980.

Corps analyses

A divers égards, l'année 1994 apparaît comme symbolique d'un retournement des perceptions, en particulier en Russie: la décision de principe d'élargir l'OTAN renforce l'inclination de Moscou à s'estimer en position défensive face à une Alliance conquérante, tendance que ne combattent ni les mécanismes limités mis en place par l'Acte fondateur des relations OTAN-Russie, ni le redoublement de méfiance qui intervient à l'occasion de la crise du Kosovo.

Les manœuvres des Etats-Unis dans l'ancien espace soviétique, en particulier au Caucase, sont observées à Moscou avec une évidente méfiance. Quant aux insistances de l'Ouest sur le désarmement ou sur une nécessaire autolimitation russe en matière de transferts d'armements, elles sont surtout vues comme des tentatives de contrôler et marginaliser ce qui reste de la puissance russe, ou de protéger les marchés d'armement occidentaux.

A un moment où les équilibres politiques russes se transforment, alors qu'entre Kosovo, Tchétchénie et élection présidentielle, des perceptions nouvelles se mettent peut-être en place, au moins au niveau des élites politiques, jusqu'où peut s'élargir le fossé entre Russie et Occident, jusqu'où la position russe peut-elle être spécifiée sans devenir antagonique, et quels sont les enjeux de l'immédiat avenir ?

L'auteur estime que l'hypothèse d'une nouvelle guerre froide, tout comme celle d'une réorientation diplomatique fondamentale, sont peu crédibles, pour une raison de fait: l'absence de moyens ou d'alternative réelle. Il est peu vraisemblable, pourtant, que les vrais problèmes qui se posent dans les relations russo-atlantiques (relations institutionnelles, problèmes des futurs systèmes antimissiles, par exemple…) se résolvent rapidement. La mutation politique que connaît la Russie pourrait néanmoins déboucher sur une nouvelle rationalité de ses relations bilatérales, elle-même constitutive d'un partenariat plus ou moins démilitarisé.

La viabilité de ce futur partenariat dépendra au plus haut point des dialogues à mener dans plusieurs domaines essentiels: la renégociation du traité ABM, les problèmes de non-prolifération, les relations de coopération dans les Balkans, la gestion des crises dans le Caucase, la coopération dans les domaines non politiques concernant la sécurité, enfin la relance du fonctionnement des institutions russo-atlantiques, gelé après le Kosovo.

Dmitri Trenin est directeur-adjoint du Carnegie Endowment’s Centre de Moscou, dont il co-préside le projet "Politique étrangère et de sécurité".


La série transatlantique des "Notes de l'Ifri" propose des analyses concises, en français ou en anglais, des principaux débats transatlantiques et des enjeux des politiques publiques menées tant aux Etats-Unis qu'en Europe. Cette série reçoit le soutien du German Marshall Fund of the United States.

 

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ISBN : 2-86592-085-2 ISSN : 1272-9914

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Un soldat contemplant un coucher de soleil sur un véhicule blindé de combat d’infanterie
Centre des études de sécurité
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Héritier d’une tradition remontant à la fondation de l’Ifri, le Centre des études de sécurité de l'Ifri fournit aux décideurs publics et privés ainsi qu’au grand public les clefs de compréhension des rapports de force et des modes de conflictualité contemporains et à venir. Par son positionnement à la jointure du politique et de l’opérationnel, la crédibilité de son équipe civilo-militaire et la diffusion large de ses publications en français et en anglais, le Centre des études de sécurité constitue dans le paysage français des think tanks un pôle unique de recherche et d’influence sur le débat de défense national et international.

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Vers une nouvelle maîtrise des armements ? Défis et opportunités de l’expiration de New START

Date de publication
04 février 2026
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Signé en 2010 entre Barack Obama et Dmitri Medvedev pendant une période de détente entre les deux grandes puissances, New START (New Strategic Arms Reduction Treaty) devrait – sauf revirement de dernière minute – expirer le 5 février 2026. Héritier des grands traités de réduction des armements stratégiques de la guerre froide entre l’URSS et les États-Unis, ce traité a permis de réduire les arsenaux nucléaires russes et américains de plus de 30 % par rapport au début du XXIe siècle, en instaurant des limites quantitatives sur le nombre de têtes nucléaires stratégiques déployées – c’est-à-dire immédiatement utilisables – et des mécanismes de transparence et de vérification mutuelles.

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L’autonomisation dans le milieu sous-marin : une révolution sans limite ?

Date de publication
15 janvier 2026
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L’un des facteurs stratégiques déterminants de la guerre russo-ukrainienne en cours est le recours massif à des capacités dronisées, aériennes mais aussi maritimes et terrestres, qui révolutionnent la physionomie du champ de bataille. Pour autant, force est de constater qu’une partie significative de ces drones est encore télépilotée, téléopérée ou encore télésupervisée, attestant du fait que l’autonomisation des capacités militaires est encore en gestation.

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Char de combat : obsolescence ou renaissance ?

Date de publication
17 novembre 2025
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Depuis février 2022, les forces russes et ukrainiennes ont perdu plus de 5 000 chars de combat, un volume très supérieur à l’ensemble du parc européen actuel. Fer de lance de la doctrine soviétique dont sont issus les deux belligérants, le char a été déployé en grand nombre et s’est avéré être une cible de choix pour des drones devenus de plus en plus nombreux et efficaces au fil des mois. Le grand nombre de vidéos de frappes de drone contre des chars a d’ailleurs poussé un certain nombre d’observateurs à conclure, une fois de plus, à l’obsolescence de ceux-ci sur un champ de bataille moderne. Cette approche doit être nuancée par une étude plus fine des pertes, les drones n’étant que rarement à l’origine de la perte elle-même causée par la conjugaison de plusieurs facteurs comme les mines, l’artillerie ou d’autres armes antichar.

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Quelle autonomie capacitaire pour l’Europe ? Une analyse multi-domaine

Date de publication
29 octobre 2025
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La dégradation de la situation sécuritaire en Europe depuis l’invasion à grande échelle de l’Ukraine incite les pays européens à accroître significativement leurs capacités militaires pour rester dissuasifs face à la menace majeure que représente désormais la Fédération de Russie. Par ailleurs, la politique américaine de burden shifting incite les Européens à envisager une moindre contribution des États-Unis à la défense du continent en général. Ce constat appelle à identifier plus finement le degré d’autonomie capacitaire des nations européennes et de leurs armées.

Comment citer cette étude ?

Russia's Security Relations with the West after Kosovo and Chechnya, de L'Ifri par
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