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Japan's Security Policy in Africa: The Dawn of a Strategic Approach?

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Asie Visions
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Asie.Visions, n° 93, mai 2017
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Ces dernières années, la contribution du Japon à la sécurité en Afrique a fortement augmenté. Cette note montre que Tokyo cherche à intégrer progressivement l'Afrique dans ses intérêts stratégiques.

Corps analyses

La participation inédite des Forces d'autodéfense japonaises (FAD) dans une opération internationale de contre-piraterie dans le Golfe d'Aden (depuis 2009), la construction de la première base militaire nippone outre-mer à Djibouti (2011), ainsi que la plus longue participation des FAD dans une opération de maintien de la paix au Soudan du Sud (2012-mai 2017) sont autant d'exemples d'un engagement sécuritaire renforcé du Japon en Afrique. Cet activisme est dû au besoin de réagir aux évènements récents, tels que la montée de la présence chinoise en Afrique ou encore l'augmentation du nombre d'actes terroristes et de piraterie. Il s'agit également d'un moyen de rassurer un milieu des affaires inquiet des risques, et de l'encourager à investir davantage en Afrique. Enfin, il s'agit aussi d'afficher l'identité du Japon en tant que "contributeur proactif à la paix" et acteur responsable de la sécurité internationale.

Tandis que l'attention des médias est focalisée sur la présence des Forces d'autodéfense sur le terrain, la grande majorité de la contribution japonaise à la sécurité en Afrique reste discrète, principalement sous forme de contribution financière et d'assistance en matière de renforcement des capacités. Ces formes de contribution sont souvent réalisées au travers de partenariats avec des institutions multilatérales ou des pays tiers, comme la France.

Ceci étant dit, l'Afrique est dorénavant associée plus étroitement avec les intérêts stratégiques du Japon. Les attaques terroristes sur le continent posent un problème direct aux ressortissants japonais. Les menaces pesant sur la sécurité des routes commerciales maritimes transitant du Moyen-Orient à l'Océan Indien concernent aussi directement les intérêts de Tokyo. L'inclusion de l'Afrique dans la "Stratégie pour un indo-pacifique libre et ouvert" (Free and Open Indo-Pacific Strategy) démontre la volonté du Japon d'adopter une approche plus stratégique à l'égard de l'Afrique.

Ce contenu est disponible en anglais : Japan's Security Policy in Africa: The Dawn of a Strategic Approach?

 

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Céline PAJON

Intitulé du poste

Chercheuse, responsable de la recherche Japon et Indo-Pacifique, Centre Asie de l'Ifri

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Afrique subsaharienne
Centre Afrique subsaharienne
Accroche centre

Créé en 2007, le centre Afrique subsaharienne de l’Ifri produit une analyse approfondie du continent africain, de ses dynamiques sécuritaires, géopolitiques, politiques et socio-économiques (en particulier le phénomène d’urbanisation). Le Centre se veut à la fois, via les différentes publications et conférences, un espace de diffusion d’analyses à destination des médias et du public mais aussi un outil d'aide à la décision des acteurs politiques et économiques à l'égard du continent.  

 

 

Le centre produit des analyses pour différents organismes tels que le ministère des Armées, le ministère de l'Europe et des Affaires étrangères, l’Organisation de coopération et de développement économiques (OCDE), l’Agence française de développement (AFD) ou encore pour différents soutiens privés. Ses chercheurs  sont régulièrement auditionnés par les commissions parlementaires.

 

 

L’organisation d’événements de divers formats complète la production d’analyses en amenant les différentes sphères de l’espace public (académique, politique, médiatique, économique et société civile) à se rencontrer et à échanger outils d’analyse et visions du continent. Le Centre Afrique subsaharienne accueille régulièrement des responsables politiques de différents pays d’Afrique subsaharienne. 

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Thierry VIRCOULON Horacio GIVONE

Comment citer cette étude ?

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Céline PAJON, « Japan's Security Policy in Africa: The Dawn of a Strategic Approach? », Notes, Asie Visions, Ifri, 17 mai 2017.
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