La politique proche orientale de la grande coalition
Pays non riverain de la Méditerranée, l'Allemagne accorde néanmoins une attention toute particulière à l'évolution de la situation au Proche-Orient. En témoignent les très nombreux voyages que la chancelière Merkel et son ministre des Affaires étrangères Frank-Walter Steinmeier ont effectué dans cette région dans le cadre de la double présidence allemande de l'UE et du G8 en 2007 pour contribuer à relancer le processus de paix israélo-palestinien.
Dans cette Note du Cerfa, l'auteur rappelle dans un premier temps les objectifs et les limites de la politique allemande au Proche-Orient, telle qu'elle a notamment été menée dans le cadre de la présidence du Conseil de l'UE en 2007. Puis elle examine la manière dont le gouvernement fédéral traite les grands dossiers liés à cette région : le conflit israélo-palestinien, mais aussi le conflit iranien, la coopération avec les Etats du Golfe et la politique méditerranéenne. Pour finir, Isabel Schäfer se penche sur les continuités et les ruptures de la politique proche-orientale de la grande coalition, et analyse ses perspectives pour la deuxième partie de son mandat.
Isabel Schäfer est chercheur au Centre d'études politiques sur le Moyen-Orient à la Freie Universität de Berlin.
Contenu disponible en :
Régions et thématiques
Utilisation
Comment citer cette publicationPartager
Cette page ne contient qu'un résumé de notre travail. Si vous souhaitez avoir accès à toutes les informations de notre recherche sur le sujet, vous pouvez télécharger la version complète au format PDF.
La politique proche orientale de la grande coalition
La crise allemande commence par la voiture
Selon les chiffres publiés mi-février par le cabinet de conseil EY, 142 400 emplois ont disparu dans le secteur automobile allemand depuis 2019. Les récentes annonces de licenciements faites par Volkswagen ou BMW suscitent de grandes inquiétudes dans un pays qui a bâti sa fierté et sa prospérité d’après-guerre sur sa force industrielle et son produit phare : l’automobile.
Entre protestation et conquête du pouvoir : l'AfD à l'approche des élections régionales à l'Est
Les élections régionales de septembre permettront de mesurer dans quelle mesure l’AfD évolue d’une force de protestation vers une force politique susceptible d’exercer le pouvoir, dans un contexte de fragmentation croissante du paysage politique et de mécontentement grandissant à l’égard du chancelier Friedrich Merz et de sa coalition. Alors que l’AfD est solidement implantée dans l’Est de l’Allemagne, elle progresse également à l’Ouest, soulevant ainsi des questions majeures sur la formation des coalitions et l’avenir de la vie politique allemande.
La France et l’Allemagne : nouveau monde, nouveau sens
On s’interroge aujourd’hui légitimement sur le contenu et l’avenir du binôme, ou du couple – selon les cohabitants – franco-allemand. Mais pour ce faire, il vaut mieux inscrire les défis de l’actualité dans le rythme de l’histoire.
France-Allemagne : dépasser les différends pour renforcer la souveraineté européenne
La « relance » franco-allemande initiée avec l’arrivée de Friedrich Merz à la chancellerie en mai 2025 et sa mise en œuvre lors du Conseil des ministres franco-allemand (CMFA) de Toulon en août 2025 avait pour objectif de pallier les difficultés structurelles entre la France et l’Allemagne. Force est néanmoins de constater que les ambitions affichées n’ont été que partiellement traduites dans les faits. La relation franco-allemande traverse en effet depuis le début de l’année 2026 une séquence où les difficultés conjoncturelles se combinent à des divergences plus profondes de priorités, de méthode et de culture stratégique.