La relation diplomatique entre le Qatar et l'Afrique subsaharienne. Une histoire en construction
Note de l'Ifri, août 2016
Sous l'impulsion de l'ancien émir, Hamad Ben Khalifa Al Thani, au pouvoir entre 1995 et 2013, le Qatar est devenu en l'espace d'une vingtaine d'années un pays qui compte, grâce à son statut, acquis en 2006, de premier producteur de gaz naturel liquéfié (GNL) au monde.
L'influence du Qatar en Afrique est plus souvent fantasmée que réelle. La relation est assez récente - en dehors du Maghreb, de la Mauritanie et du Soudan - et reste largement en devenir. Si les ouvertures des ambassades africaines au Qatar ainsi que celles de l'émirat en Afrique se sont multipliées depuis quelques années, les raisons et les conséquences tangibles de l'accélération de ces échanges demeurent très hétérogènes. De leur côté, les États africains ont chacun des objectifs et une diplomatie qui leur est propre. Il y a donc en théories 54 politiques différentes sur le continent dont il sera bien sûr impossible de rendre compte dans toute sa diversité ici. Cette note se donne davantage comme objectif de mettre en valeur les différences d'approches des États africains vis-à-vis du Qatar. Ce travail essaye également de décrypter la vision et les représentations complexes et parfois simplistes sur lesquelles l'Emirat s’appuie pour bâtir sa politique africaine. Il sera aussi question ici de décrire ce qui a déjà été construit entre le Qatar et le continent, ainsi que d'expliquer le type de coopération que le Qatar, tout comme les États africains, tentent de mettre en place pour densifier leurs relations et leurs échanges, que ce soit au niveau politique ou économique.
Contenu disponible en :
Régions et thématiques
Utilisation
Comment citer cette publicationPartager
Téléchargez l'analyse complète
Cette page ne contient qu'un résumé de notre travail. Si vous souhaitez avoir accès à toutes les informations de notre recherche sur le sujet, vous pouvez télécharger la version complète au format PDF.
La relation diplomatique entre le Qatar et l'Afrique subsaharienne. Une histoire en construction
Centres et programmes liés
Découvrez nos autres centres et programmes de rechercheEn savoir plus
Découvrir toutes nos analysesUne élection dans les crises. Quelles perspectives pour les élections générales éthiopiennes de 2026 ?
Les citoyens éthiopiens sont appelés aux urnes le 1er juin 2026, à l’occasion des prochaines élections générales, les septièmes depuis la fondation de la République fédérale démocratique d’Éthiopie en 1995. Il est peu probable que ces élections conduise à une alternance. Comme le montre en effet cette étude, le gouvernement semble avoir déjà mis en place les mesures qui permettront sa réélection, dans un contexte de multiplication des conflits armés qui n’est propice ni à l’ouverture ni aux transitions politiques.
Quelle place pour l’Afrique subsaharienne dans le monde ?
En s’appuyant sur une approche extrinsèque, alliant histoire globale, géopolitique et relations internationales, ce papier tente de périodiser les modalités des relations de l'Afrique subsaharienne avec le reste du monde. Après un retour rapide sur les périodes précoloniales, coloniales et de Guerre froide, sont explorées plus spécifiquement les périodes 1990-2015 et 2015-2025.
Un « faux départ » : l’avenir des chefferies coutumières en Afrique
Au-delà du seul cas du Burkina Faso, la cérémonie hebdomadaire du « faux départ » du Moro Naba, « l’empereur des Mossi » symbolise dans l'Afrique d’aujourd'hui la position paradoxale de dirigeants traditionnels jouissant d'une influence qui se situe en marge de la sphère politique moderne tout en conservant à la différence de celle-ci, une forte dimension religieuse.
La politique russe de recrutement de combattants et d’ouvrières en Afrique subsaharienne
La guerre russo-ukrainienne, déclenchée le 24 février 2022, s’est rapidement internationalisée. La Russie et l’Ukraine se sont très vite efforcées de mobiliser leurs alliés afin d’obtenir un soutien politique et diplomatique, ainsi que des ressources militaires et économiques. Mais les deux belligérants ont aussi cherché à recruter des étrangers à titre privé pour soutenir leurs efforts de guerre respectifs. Cette politique est globale et s’étend de l’Amérique latine à l’Extrême-Orient. L’Afrique subsaharienne, dans ce panorama, présente un intérêt particulier car elle constitue un vivier de recrutement vaste et facilement accessible, en raison de taux de pauvreté élevés dans la plupart des pays de la zone conjugués à un important désir d’émigration.