Après la visite de Trump à Pékin, les Etats-Unis remettent la pression sur la Chine
Les pays du Quad (Etats-Unis, Inde, Japon et Australie) annoncent la construction d'infrastructures portuaires aux îles Fidji, dans une zone convoitée par Pékin. Ils ont aussi noué une alliance pour éviter de se retrouver à la merci de la Chine pour leur approvisionnement en terres rares.
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Relancer le Quad
Pour les pays du Quad, il s'agissait de montrer que le groupe n'était pas en état de mort cérébrale à cause de Trump et de son aversion pour le multilatéralisme. Les ministres des Affaires étrangères du Quad se sont certes réunis à deux reprises en 2025.
Mais aucune réunion des dirigeants des pays formant le Quad n'a pu être organisée depuis le retour de Trump à la Maison-Blanche, en raison notamment des vives tensions entre New Delhi et Washington provoquées par les droits de douane punitifs imposés à l'Inde par le président américain, qui s'est au même moment rapproché des dirigeants pakistanais.
« Le fait que le sommet se soit déroulé en Inde est un signal positif pour le futur du Quad », analyse Céline Pajon, responsable du centre de recherche sur l'Océanie et l'Indo-Pacifique au Centre Asie de l'Ifri. « Nous commençons à afficher des résultats concrets et des réalisations tangibles », a déclaré ce mardi Marco Rubio, le secrétaire d'Etat américain, qui a fait le déplacement dans la capitale indienne. « Nous sommes profondément attachés à ce partenariat. Il s'agit d'un pilier et d'une pierre angulaire de notre stratégie mondiale », a-t-il expliqué.
De quoi rassurer les trois autres pays du Quad, lesquels ont pu être frustrés de voir ce forum délaissé par un Trump imprévisible. « Le Japon, l'Inde et l'Australie ont tout intérêt à maintenir une coopération étroite avec les Etats-Unis dans le Quad, car il y a un risque que Trump passe un deal directement avec Xi Jinping. Un tel deal se ferait à leur détriment », estime Céline Pajon.
Pression sur Pékin
Il y a dix jours, le président américain avait effectué une visite en Chine, où il avait appelé de ses voeux une coopération en forme de « G2 » avec Pékin. « Cette réunion du Quad à New Delhi poursuit la mise sous pression de la Chine et vient faire contrepoids à la visite de Trump à Pékin, qui était relativement consensuelle et visait à apaiser les liens avec les Chinois », poursuit Céline Pajon.
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