Bateau de surveillance, renseignement... La Chine aide-t-elle l'Iran face à la menace d'intervention militaire américaine?
Dans un contexte de tensions grandissantes entre les États-Unis de Donald Trump et l'Iran et à deux jours d'une nouvelle session de négociations, la Chine affiche un soutien prudent à Téhéran, son partenaire.
Alors que le président américain Donald Trump maintient la pression sur l'Iran, le régime de Téhéran peut-il compter sur l'aide de son allié chinois? Pékin "soutient l'Iran dans la défense de sa souveraineté, de sa sécurité et de sa dignité nationale ainsi que de ses droits et intérêts légitimes", a en tout cas affirmé le 6 février dernier, aux côtés de son homologue iranien, le vice-ministre chinois des Affaires étrangères, Miao Deyu. "La Chine s'oppose à toute intimidation unilatérale ou recours à la force dans les relations internationales", a-t-il ajouté. Reste à savoir si ce soutien peut dépasser les mots.
Dans les faits, la Chine aurait bien aidé l'Iran a refaire son stock de missiles après la guerre des douze jours, menée en juin 2025 par Israël et les États-Unis contre des sites nucléaires iraniens.
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Le transfert de technologies chinoises à l'Iran
L'Iran et la Chine coopèrent aussi militairement "depuis au moins les années 1990", explique de son côté à TV5MONDE Marc Julienne, directeur du Centre Asie de l'Ifri. Ce dernier pointe le transfert d'armements chinois, "ou en tout cas le transfert de technologies à l'instar des systèmes de missiles balistiques iraniens, basés sur des technologies chinoises".
Pour autant, pas de risques que la Chine saute le pas d'un soutien diplomatique ou militaire à Téhéran face aux tensions actuelles, estime le chercheur. "De manière toute aussi traditionnelle que la Chine est un partenaire extrêmement étroit de l'Iran et depuis plusieurs décennies, elle n'a jamais démontré une grande volonté d'agir sur les questions de sécurité internationale". Guerre en Ukraine, guerre à Gaza… Autant de conflits sur lesquels la Chine n'a "cherché à jouer aucun rôle", analyse Marc Julienne.
Un manque d'"envie" ou de "moyens", qui souligne l'aspect particulier que revêt le théâtre iranien, une "région du monde extrêmement loin des frontières chinoises" où le risque d'"un conflit peut escalader de manière extrêmement préoccupante entre la première puissance mondiale, les États-Unis, et le régime iranien".
Les intérêts chinois dans cette région restent très pragmatiques sur le plan économique. L'Iran étant notamment l'un des principaux fournisseurs de pétrole de la Chine - mais aussi sur le plan politique: "Il y a une convergence fondamentale entre l'Iran et la Chine, c'est l'opposition aux États-Unis", explique Marc Julienne.
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"Un léger appui, notamment dans ce qui est le renseignement"
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La Chine aurait également fourni des systèmes de radars, les YLC-8B, permettant de détecter les avions furtifs américains, selon le site d'analyses bulgare Modern Diplomacy. Si tel était le cas, quelques systèmes de radars en plus ne seraient pas "absolument décisifs", nuance Marc Julienne, qui fait la distinction entre des systèmes de détection et des systèmes offensifs.
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