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Comment cette île minuscule et ses sept habitants se retrouvent-ils au cœur des tensions entre deux superpuissances ?

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interrogée par Alexis Kopp dans

  Ouest France 

 
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Avec seulement sept habitants et moins d’un kilomètre carré de surface, l’île de Kasasa est difficile à distinguer sur une carte. Pourtant, ce minuscule morceau de terre appartenant au Japon intéresse des investisseurs chinois. De quoi inquiéter les résidents, qui craignent qu’elle ne devienne un centre d’espionnage pour le compte de Pékin.
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Les drapeaux de la Chine et du Japon sur une carte du monde.
Les drapeaux de la Chine et du Japon sur une carte du monde.
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C’est un minuscule morceau de terre, un îlot comme le Japon en compte par milliers. L’île de Kasasa, moins d’un kilomètre carré de surface et seulement sept habitants permanents, passe presque inaperçue au milieu de la mer intérieure de Seto, coincée dans un mince couloir d’eau débouchant sur la baie d’Hiroshima. Sa forêt dense et verdoyante, zone naturelle protégée, attire quelques visiteurs, en plus des amateurs de pêche. Le ferry les amène jusqu’au petit port de l’île, où un alignement de bâtisses abandonnées et délabrées témoigne d’un impressionnant déclin démographique.

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Effet d'aubaine

« Ce n’est pas une question nouvelle, elle s’est déjà posée au début des années 2020, avec une prise de conscience du volume de ces investissements », explique Céline Pajon, responsable des recherches sur le Japon au Centre Asie de l’Institut français des relations internationales, interrogée par l’édition du soir. Selon la chercheuse, ces acquisitions résultent d’abord d’un effet d’aubaine. « Avec un yen faible, les transactions sont particulièrement intéressantes pour les Chinois. Elles sont aussi favorisées par une législation japonaise très ouverte et très souple : il y a peu de conditions strictes encadrant ces investissements. »

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Durcissement du discours et de la législation

Le gouvernement japonais a annoncé un renforcement de la législation à compter d’avril 2026 : dorénavant, les entreprises étrangères auront l’obligation de divulguer la nationalité des dirigeants avant de pouvoir acheter des propriétés considérées comme importantes pour la sécurité nationale. « Cette décision va dans le sens d’un durcissement général du discours envers la présence chinoise et étrangère en général au Japon, qui remet aussi en cause le tourisme et l’immigration de travail, souligne Céline Pajon. L’inquiétude sur l’usage stratégique et militaire de terrains acquis par des Chinois s’est accrue au fil des tensions grandissantes avec Pékin. »


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> Lire l'article en entier sur le site de Ouest France.

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Ouest France

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Alexis Kopp

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Céline PAJON

Intitulé du poste

Chercheuse, responsable de la recherche Japon et Indo-Pacifique, Centre Asie de l'Ifri

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Les drapeaux de la Chine et du Japon sur une carte du monde.
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