Derrière l’ascension du Rassemblement national et de l’AfD allemande, un système politique en crise
En France comme en Allemagne, les partis d’extrême droite surfent sur l’affaiblissement des partis traditionnels, comme le montre la victoire de l’AfD en Saxe-Anhalt, dimanche 6 septembre 2026. Avec des réponses similaires, en dépit de méthodes divergentes.
Sur les réseaux sociaux, la ressemblance est frappante. Sur leurs comptes respectifs, Jordan Bardella et Ulrich Siegmund, le candidat Alternative pour l’Allemagne (AfD) qui a remporté les élections en Saxe-Anhalt (Allemagne) dimanche 6 septembre, affichent tous deux la même chemise impeccable, le même sourire commercial, et la même maîtrise des codes de communication. Cette image lissée est-elle le reflet de certaines similitudes entre le Rassemblement national et l’AfD, deux partis d’extrême droite dont les liens sont officiellement coupés depuis 2024 ?
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Deux profils charismatiques « Il y a clairement des points communs au niveau de leurs personnalités, d'autant plus que chacun essaie de conquérir un électorat plus jeune, répond Jeanette Süss, chercheuse au Comité d'études des relations franco-allemandes à l'Institut français des relations internationales (Ifri). Leur marque de fabrique est de présenter un visage souriant, poli, respectueux, de gendre idéal proche des citoyens. »
Chercheuse, Comité d'études des relations franco-allemandes (Cerfa) de l'Ifri
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Reste que cette radicalité entraîne un cordon sanitaire bien plus fort autour de l'AfD en Allemagne que face au RN en France. « Il n'y a pas d'Éric Ciotti à l'allemande. Les grands partis traditionnels continuent de faire barrage électoralement à l'AfD, précise Jeanette Süss. Mais un petit parti de gauche radicale moins connu, le BSW, pourrait accepter de coopérer avec lui sur la base d'un projet... Ce qui lui permettrait de gouverner. »
- Cet article est paru dans La Croix (réservé aux abonnés).
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