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"Je suis le démolisseur de canulars" - pourquoi Donald Trump ne veut pas voir ralentir la course à l'IA

Interventions médiatiques |

citée par Florian Bouhot dans

  Le Parisien 

 
Accroche

De peur de voir la Chine surpasser les États-Unis, le président américain a attaqué frontalement, lundi, les « traîtres » qui appellent à encadrer le développement de cette technologie pour se prémunir de ses dangers.

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Donald Trump à Davos, janvier 2026
Donald Trump au Forum Economique Mondial, Davos, janvier 2026
© Shutterstock
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Du haut de ses 80 ans, Donald Trump a été témoin de l’ensemble des révolutions numériques qui ont bouleversé le monde ces dernières décennies. En dépit de son âge, il ne se désintéresse pas de ces questions. C’est même avec le sourire et un œil des plus bienveillants que le président américain observe le déploiement à vitesse grand V de l’intelligence artificielle (IA), dopé par l’industrie de son pays.

Ces derniers jours, Dario Amodei (Anthropic, la maison mère de Claude) et Sam Altman (OpenAI), les dirigeants des fleurons américains du secteur, ont publiquement appelé à freiner les travaux sur cette technologie afin de mieux l’encadrer, de peur ou qu’elle échappe au contrôle de l’homme ou qu’elle atterrisse dans de mauvaises mains.

Il n’en fallait pas plus pour déclencher l’ire de Donald Trump. À grands coups de publications sur Truth Social - six en tout -, l’octogénaire a dénoncé lundi un « canular » qu’il entend bien « démolir ». L’idée selon laquelle « l’IA va prendre le pouvoir, dévorer et détruire le monde » est pour lui aussi infondée que les allégations sur ses liens avec la Russie ou le changement climatique.


Arguant qu’un « PRESIDENT FORT ET INTELLIGENT (QI élevé !) » formait un rempart suffisant à d’éventuelles dérives des assistants numériques, le républicain brocarde les « traîtres » à l’origine d’une « conspiration malsaine », attaquant directement Dario Amodei, accusé de « faire semblant d’être un parfait petit ange ».


« Une poule aux œufs d’or»

[...]


Depuis son premier mandat, le président américain plaide pour une déréglementation de la tech, y compris en Europe. À son retour en 2025, il a poursuivi cette mission, détricotant notamment un décret pris par Joe Biden durant son
temps dans le Bureau ovale. De quoi s’attirer la sympathie de bon nombre de patrons du secteur. Certains sont même devenus des donateurs.


Aux yeux du milliardaire, l’IA est « une poule aux œufs d’or » à couver face à la concurrence des entreprises chinoises. Cette course technologique, « il la met clairement en avant comme un cheval de bataille, souligne Mathilde Velliet, chercheuse au sein du Centre Géopolitique des Technologies de l’Ifri. C’est un argument qui a beaucoup été évoqué, y compris par l’industrie, ces dix dernières années. »


L’enjeu n’est cependant pas strictement économique. Loin de là. De Washington à Pékin, on « considère que rester dans la course pour les modèles d’IA les plus avancés, c’est un enjeu de sécurité nationale, prolonge l’autrice de l’analyse Trump II contre la gouvernance du numérique : une croisade aux États-Unis et en Europe. (…) Ils peuvent être utilisés à des fins militaires pour améliorer certains aspects de la planification, de la logistique, pour faire fonctionner des essaims de drones, des armes autonomes ». Mais également permettre d’« être en capacité de se défendre ».

[...]

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Florian Bouhot

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Photographie de Mathilde Velliet - Crédit SEIGNETTELAFONTAN

Mathilde VELLIET

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Donald Trump au Forum Economique Mondial, Davos, janvier 2026
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