Un an après son lancement , le projet de Golden Dome de Trump a perdu de sa superbe
Les dirigeants chinois et russe ont dénoncé encore une fois un projet américain d'intercepteurs spatiaux de nature à remettre en cause l’équilibre de vulnérabilité mutuelle par les armes nucléaires.
C’est un point sur lequel Xi Jinping et Vladimir Poutine, en visite mardi et mercredi à Pékin, se sont montrés parfaitement alignés. Les dirigeants de la Chine et de la Russie, dans leur déclaration conjointe, ont à nouveau accusé le projet de « Golden Dome » (« dôme d’or », en français) des Etats-Unis, qui prévoit notamment de stopper une attaque de missiles nucléaires grâce à un réseau de satellites, de représenter « une menace claire pour la stabilité stratégique ».
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C’est ce qui ressort de la lecture d’une étude détaillée de l’Institut français de relations internationales (Ifri), Les fausses promesses du Golden Dome : incertitudes d’un projet déstabilisateur, réalisée par deux de ses chercheurs, Héloïse Fayet et Paul Wohrer, et publiée mercredi. Leur analyse vient confirmer la critique émise par Poutine et Xi, également partagée par une partie de la communauté stratégique américaine, comme le notent les auteurs. « Le Golden Dome accepte le pari d’une course aux armements, pointe la note de l’IFRI. Le risque que ce projet soit effectivement efficace à moyen terme, suffit pour pousser la Chine et la Russie au développement de systèmes capables de le transpercer, fidèles à la dialectique ancestrale du glaive et du bouclier. » Pensé pour arrêter les missiles intercontinentaux chinois et russes actuels, il pourrait être dépassé par la sophistication de leurs prochaines armes atomiques.
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« L’efficacité d’un bouclier antimissile dépend en effet du nombre, de la fiabilité et de la performance d’intercepteurs déployés en orbite, ainsi que de la qualité des capteurs et du temps de réaction du système, rappellent les deux chercheurs. Même pour assurer la protection face à des menaces limitées comme la Corée du Nord ou l’Iran, plus de mille intercepteurs spatiaux seraient nécessaires. »
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Héloïse Fayet et Paul Wohrer notent que « la gouvernance du programme comme le budget qui lui sera dédié restent largement inconnus, en raison de l’opacité qui entoure le projet ».
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« S’il n’est pas remis en cause par les futures administrations américaines, les investissements publics massifs qui sont consacrés [au Golden Dome] pourraient donc, à défaut d’abriter définitivement les Etats-Unis sous un dôme protecteur, assurer à long terme leur supériorité dans l’espace », conclut l’Ifri. Une perspective déplaisante aussi bien pour la Chine que la Russie.
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>> Découvrir l'étude d'Héloïse Fayet et Paul Wohrer : « Les fausses promesses du Golden Dome : incertitudes d’un projet déstabilisateur »
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