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L'accès à l'énergie dans l'Afrique subsaharienne

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Edito Energie, juillet 2007
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L'accès à l'énergie dans l'Afrique subsaharienne
Corps analyses

La situation économique, politique et sociale de l"Afrique au sud du Sahara ne cesse d"être évoquée dans les grandes conférences intergouvernementales. Le dernier G8 n"a pas fait exception à cette règle.

L"accès à l"énergie constitue à l"évidence l"une des conditions du développement africain, mais il faut être conscient que ce problème comporte des volets différents. En se limitant au domaine de l"électricité, (car l"accès à cette forme d"énergie a des effets considérables sur les modes de vie), trois questions doivent être séparées : l"efficacité énergétique des systèmes électriques, l"alimentation des grandes centres urbains, la fourniture aux zones rurales d"habitat dispersé.

  • Dans de nombreux pays d"Afrique, le rapport entre l"énergie finale dont profitent les utilisateurs et l"énergie primaire consommée pour produire l"électricité est faible par suite de pertes importantes tout le long de la chaîne. Travailler à la réduction de ces pertes constitue une action à la rentabilité certaine. Des contrats entre les compagnies locales et des opérateurs techniquement qualifiés des pays développés semblent la voie à explorer.
  • Les grandes mégapoles africaines regroupent des populations nombreuses et nécessitent donc, malgré la faible consommation d"électricité par tête, des investissements électriques importants. On a cru, pendant une décennie au moins, pouvoir y faire face en incitant des opérateurs privés du " Nord " à installer à leurs frais des unités de production, les dépenses étant couvertes par le flux des recettes résultant de la vente des kilowatts heure. Mais cette option se heurte au désir des gouvernements -discutable certes mais puissant- d"avoir recours pour des raisons sociales à des faibles tarifs de l"électricité. Dès lors, cette piste aboutit souvent à une impasse et, on peut se demander si, comme ce fut le cas dans les pays européens après la seconde guerre mondiale, les gouvernements africains ne devraient pas consacrer une plus grande part de l"épargne nationale à l"édification du système électrique en complétant d"ailleurs cet apport par des emprunts auprès des banques étrangères.
  • Toute autre est la question du rural diffus dont l"alimentation ne peut être couverte par l"extension des réseaux à partir des villes. Pour couvrir les besoins essentiels (pompage de l"eau, conservation des aliments, des médicaments, accès à la télévision, éclairage minima) la seule voie est de s"adresser à des sources de production ponctuelles (le photo voltaïque par exemple). Certes, le coût au kWh est élevé, mais l"impact sur l"épanouissement des collectivités rurales est si élevé que l"aide privée et l"aide publique au développement devraient accentuer leur implication dans ce domaine.

C"est dans ces directions que devrait s"orienter l"assistance internationale au développement de l"accès à l"énergie dans cette région du monde.

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Jacques LESOURNE

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Ancien Président du Comité scientifique du Centre Énergie

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Afrique subsaharienne
Centre Afrique subsaharienne
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Créé en 2007, le centre Afrique subsaharienne de l’Ifri produit une analyse approfondie du continent africain, de ses dynamiques sécuritaires, géopolitiques, politiques et socio-économiques (en particulier le phénomène d’urbanisation). Le Centre se veut à la fois, via les différentes publications et conférences, un espace de diffusion d’analyses à destination des médias et du public mais aussi un outil d'aide à la décision des acteurs politiques et économiques à l'égard du continent.  

 

 

Le centre produit des analyses pour différents organismes tels que le ministère des Armées, le ministère de l'Europe et des Affaires étrangères, l’Organisation de coopération et de développement économiques (OCDE), l’Agence française de développement (AFD) ou encore pour différents soutiens privés. Ses chercheurs  sont régulièrement auditionnés par les commissions parlementaires.

 

 

L’organisation d’événements de divers formats complète la production d’analyses en amenant les différentes sphères de l’espace public (académique, politique, médiatique, économique et société civile) à se rencontrer et à échanger outils d’analyse et visions du continent. Le Centre Afrique subsaharienne accueille régulièrement des responsables politiques de différents pays d’Afrique subsaharienne. 

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Thierry VIRCOULON Horacio GIVONE

Comment citer cette étude ?

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L'accès à l'énergie dans l'Afrique subsaharienne
Jacques LESOURNE, « L'accès à l'énergie dans l'Afrique subsaharienne », Éditoriaux, Édito Énergie, Ifri, 8 juin 2007.
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