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Gouvernance des mobilités : le hub djiboutien entre stratégies d’influence et souveraineté
Dans la Corne de l'Afrique, la multiplication des crises — conflits au Soudan et en Éthiopie, dérèglements climatiques — a porté le nombre de déplacés à 26,3 millions de personnes. Au cœur de ces flux, Djibouti s'impose comme un point de passage incontournable entre la région et la péninsule Arabique. Si les flux migratoires y ont bondi de 72 % en 2024, Djibouti n'est pas seulement un territoire de transit : il est devenu un enjeu diplomatique et sécuritaire, où l'Union européenne et l'OIM projettent leurs politiques d'externalisation migratoire, révélant des rapports de force qui dépassent largement la gestion humanitaire des mobilités.
Ultima Ratio Regum : quelle puissance de feu pour les armées françaises ?
Alors que la Russie et l'Ukraine s'affrontent dans une guerre d'usure où missiles et drones pleuvent dans la profondeur stratégique de l'adversaire, l'Iran use de sa puissance de feu, appuyée par sa main mise sur le détroit d'Ormuz, pour assurer la survie du régime. Dès lors, l'enjeu d'un modèle de feu performant pour les armées françaises apparaît comme crucial dans la construction d'une défense européenne et nationale crédible à l'aune d'un retour de la guerre de haute intensité.
Faire face à l'arsenal russe hypervéloce : défis et solutions pour l'Europe
Depuis février 2022, les frappes de missiles et de drones à longue portée russes contre l'Ukraine rappellent presque quotidiennement ce que les États européens pourraient affronter dans une guerre contre la Russie. Les mêmes systèmes d'armes qui frappent les infrastructures et les centres de population ukrainiens seraient dirigés contre des cibles militaires et civiles européennes dans toute confrontation entre la Russie et l'OTAN. À mesure que la production russe de missiles s'accélère et que son arsenal se diversifie, l'Europe doit se confronter à une question inconfortable : comment dissuader, et le cas échéant combattre, l'arsenal de frappe russe à longue portée ?
Canada : vers un retour aux sources européennes ?
Quand Ursula von der Leyen prendra la parole le 16 septembre pour le traditionnel discours sur l’état de l’Union européenne (UE), de nombreux regards risquent de se tourner vers la tribune d’honneur, où aura pris place le Premier ministre canadien Mark Carney. Celui qui avait su, en début d’année, si justement saisir l’air du temps avec son désormais célèbre discours de Davos s’est en effet imposé depuis lors comme une source d’inspiration internationale, érigée par certains au rang de héraut anti-Trump. Sa récente décision de quitter la table des négociations commerciales avec les États-Unis, après avoir un temps donné le sentiment d’être prêt à céder, n’a fait que renforcer cette aura en Europe, notamment auprès de ceux, nombreux, qui avaient regretté l’approche trop conciliante de l’Union lors des négociations de Turnberry.
De la (nouvelle) guerre
Les dynamiques nouvelles d’affirmation de la puissance, de redistribution des influences et l’irruption des nouvelles technologies changent-elles à la fois la place de la guerre dans la vie ordinaire de nos sociétés et la manière de la faire quand elle advient ? L’obsession du conflit jointe à l’efficacité technique nous impose-t-elle un état de guerre larvée permanente ? Et quand les armes parlent, l’intervention des technologies modernes et des entreprises qui les produisent révolutionne-t-elle à la fois le processus de décision politique et l’engagement des hommes dans la guerre ? Questions essentielles que suggèrent les conflits d’Ukraine et du Moyen-Orient, et qui déterminent dès aujourd’hui les réflexions de stratégie et d’organisation des armées.
L’Intelligence artificielle change-t-elle la nature de la guerre ?
De Gaza à l’Ukraine en passant par l’Iran, les conflits actuels sont marqués par l’arrivée de l’Intelligence artificielle et des robots sur les champs de bataille. Les changements en cours sont si profonds que l’être humain risque de perdre rapidement la maîtrise de pans entiers de la conduite des opérations militaires. Si ces évolutions technologiques modifient le caractère de la guerre, un débat existe au sujet de leur impact sur la nature même du phénomène guerrier.
La Silicon Valley et la guerre : leçons ukrainiennes
Au fil des conflits internationaux, et en particulier en Ukraine, les grandes entreprises du numérique se sont imposées comme acteurs centraux. Initialement objets des manœuvres guerrières, elles sont devenues sujets déterminants, privatisant une large part des échanges guerriers, intervenant dans les flux informationnels des sociétés et se présentant comme pourvoyeurs de sécurité. Cette situation ne manque pas de poser question quant à l’autonomie de décision et d’action des autorités étatiques.
« Remodeler » le Moyen-Orient ?
Le chaos se développe, interminable, au Moyen-Orient. L’attaque israélo-américaine contre l’Iran se traduit par un net échec militaire et diplomatique, mais elle ouvre la voie à une recomposition régionale aux effets incertains. De nouveaux regroupements régionaux se dessinent, autour d’Israël ou d’une perspective de cohabitation avec Téhéran, avec une réduction de l’influence américaine et une marginalisation européenne, tandis que la Chine confirme une discrète présence.