La synergie homme-machine et l’avenir des opérations aériennes
L’automatisation et la numérisation croissante du champ de bataille imposent de repenser le rapport entre l’humain et la machine. Si l’intelligence artificielle dispose d’avantages considérables sur l’homme, le système cognitif humain reste aujourd’hui encore l’un des plus complets. Toutefois, comme le démontre l’approche « centaurale », la collaboration et l’intégration homme-machine peuvent revêtir davantage de potentiel que les nouvelles technologies ou l’humain pris séparément.
Les gains opérationnels de la collaboration homme-machine s’annoncent immenses, mais les défis qu’impliquent sa réalisation le sont tout autant. À mesure que les systèmes s’autonomisent, leur rapport à l’humain devient de plus en plus complexe, transitant progressivement du rôle d’outil à celui d’équipier. Tirer le meilleur parti de cette collaboration implique alors de repenser la conception même de ces nouvelles technologies, de sorte à replacer l’humain au centre du design des systèmes d’armes. L’humain pourra ainsi interagir efficacement avec des systèmes plus ou moins autonomes, dotant les armées d’un nouveau facteur de supériorité opérationnelle.
Alors que de nombreux États développent des programmes militaires autour du Man-Machine-Teaming (MMT), en France, le projet de système de combat aérien du futur (SCAF) incarne ces nouveaux enjeux dans le champ de l’aéronautique militaire – dans lequel les problématiques de l’intégration homme-système sont anciennes et où les potentialités sont énormes. De la logistique aux techniques de vol en essaim dans des dispositifs aériens hybrides, en passant par les assistants de vol et la « cobotique », les possibilités offertes par le MMT sont nombreuses et révolutionnent déjà l’aéronautique militaire.
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