Unmanned Air Systems: The Future of Air & Sea Power?
De simples appuis à des opérations combinées et de renseignement, surveillance et reconnaissance (ISR) limitées, les drones sont devenus des instruments polyvalents capables d’exécuter un large éventail de missions (qui vont des frappes légères aux missions de surveillance de longue haleine, en passant par des frappes d’opportunité contre des cibles évanescentes) et d’offrir de nouvelles options aux forces armées dans la manœuvre.
Ces améliorations portant sur le rayon d’action, la vitesse, l’endurance, l’intelligence situationnelle et la charge utile, rendues possibles grâce à une utilisation adaptée des nouvelles technologies de l’information et de la communication, ont été accélérées par les terrains d’essai afghan et irakien qui se sont révélés essentiels au désarmement des résistances institutionnelles. Cela étant, ces contributions à la " courbe d’apprentissage " de la nouvelle technologie sont intervenues dans des milieux aériens permissifs. Après avoir retracé l’histoire de l’évolution des drones, cet article défend l’idée que les Etats-Unis peuvent surmonter les différents défis auxquels sont confrontés les drones dans des espaces aériens contestés. Ces derniers marquent le retour des menaces de la puissance entravant la projection de forces via des stratégies de déni d’accès. Afin d’augmenter leur potentiel de multiplicateur de force, les Etats-Unis seront amenés à perfectionner les capacités des drones en matière de furtivité, de manœuvrabilité et d’automatisation, renforçant ainsi leur puissance aérienne et maritime.
Ce contenu est disponible en anglais : Unmanned Air Systems: The Future of Air & Sea Power?
Contenu disponible en :
Régions et thématiques
ISBN / ISSN
Utilisation
Comment citer cette publicationPartager
Centres et programmes liés
Découvrez nos autres centres et programmes de rechercheEn savoir plus
Découvrir toutes nos analysesLa dissuasion nucléaire française à l’épreuve d’un nouvel ordre européen – Analyse du discours présidentiel du 2 mars 2026
Le discours du 2 mars 2026 du président de la République sur la dissuasion nucléaire marque une inflexion stratégique importante dans un contexte international dégradé. Entre menace russe persistante et incertitudes sur les garanties de sécurité américaines, la France affirme une ambition renforcée pour la défense européenne. La notion de « dissuasion avancée » et les évolutions capacitaires annoncées par Emmanuel Macron esquissent ainsi une nouvelle étape, à la fois structurante et durable.
Finlande, l'allié venu du froid
De tous les pays européens, la Finlande est peut-être celui dont la culture stratégique et le modèle militaire ont le moins évolué depuis la fin de la guerre froide. Bâti après la fin de la Seconde Guerre mondiale pour faire face à une nouvelle invasion soviétique, ce modèle permet à la Finlande de faire figure de modèle pour le réarmement européen.
La Bundeswehr : du changement d’époque (Zeitenwende) à la rupture historique (Epochenbruch)
La Zeitenwende (« changement d’époque ») annoncée par Olaf Scholz le 27 février 2022 passe à la vitesse supérieure. Soutenues financièrement par la réforme constitutionnelle du « frein à la dette » de mars 2025 et cautionnées par un large consensus politique et sociétal en faveur du renforcement et de la modernisation de la Bundeswehr, les capacités militaires de l’Allemagne devraient augmenter rapidement au cours des prochaines années. Appelée à jouer un rôle central dans la défense du continent européen sur fond de relations transatlantiques en plein bouleversement, la position allemande en matière politique et militaire traverse une profonde mutation.
Financer le réarmement de l’Europe FED, EDIP, SAFE : les instruments budgétaires de l’Union européenne
Lors d’un séminaire de travail organisé début novembre 2025 à Bruxelles et rassemblant des agents de l’Union européenne (UE) et des représentants civilo-militaires des États membres, un diplomate expérimenté prend la parole : « Honestly, I am lost with all these acronyms » ; une autre complète : « The European Union machine is even complex for those who follow it. »