Rechercher sur Ifri.org

À propos de l'Ifri

Recherches fréquentes

Suggestions

Un pacifisme à géométrie variable. Les partis allemands et la participation de la Bundeswehr à des opérations extérieures

Notes
|
Date de publication
|
Référence taxonomie collections
Notes du Cerfa
|
Références
Notes du Cerfa, n° 160, avril 2021
Image de couverture de la publication
couv_ndc_160_2021_page_1.png
Accroche

Dans la démocratie parlementaire allemande, les partis ont un rôle fondamental pour autoriser les interventions extérieures de la Bundeswehr et interviennent dans le suivi de son déploiement. Le débat politique sur ces opérations est généralement polarisé entre opposants, qualifiés de « pacifistes », et partisans, décrits comme « militaristes ».

Image principale
Les forces allemandes près du camp Marmal pendant une patrouille à l'extérieur de Mazar-e-Sharif, Afghanistan, novembre 2009.
Les forces allemandes près du camp Marmal pendant une patrouille à l'extérieur de Mazar-e-Sharif, Afghanistan, novembre 2009.
ISAF Headquarters Public Affairs Office from Kabul Wikicommons/Bundeswehr Dingo outside of Mazar-e-Sharif
Corps analyses

Il y a de nombreuses raisons, notamment historiques, au malaise allemand face aux opérations extérieures de son armée. Mais la question du « pacifisme » est souvent un catalyseur qui empêche les partis de mener une discussion sereine sur la question des interventions militaires et les conduit à une grande frilosité sur cette question. Pourtant l’attitude des partis à leur égard a vocation à jouer un rôle de plus en plus important dans les débats. Dans la perspective des élections fédérales de septembre 2021 et face à un paysage politique de plus en plus fragmenté, qui peut conduire à former une coalition tripartite, cette question peut s’avérer déterminante en raison des divergences politiques entre partis.

Par ailleurs, dans le contexte transatlantique et européen actuel, cette question est devenue un marqueur sur lequel se jouera la crédibilité de l’Allemagne sur la scène internationale et vis-à-vis de ses partenaires au sein de l’Alliance atlantique. En effet, cette réticence allemande est de moins en moins acceptée et comprise, et les interventions militaires sont une des questions centrales sur lesquelles un candidat doit prendre position pour paraître un prétendant crédible à la chancellerie. De nombreux partis font évoluer leurs positions et les débats sur les futures interventions militaires de la Bundeswehr. Ces questions clivantes en leur sein pourraient influer sur le choix de la future coalition.

 

Paul Maurice est chercheur au Comité d'études des relations franco-allemandes (Cerfa) à l’Ifri, où il travaille en particulier sur les questions de politique intérieure allemande et les relations franco-allemandes dans le cadre de la construction européenne.

 

Téléchargez l'analyse complète

Cette page ne contient qu'un résumé de notre travail. Si vous souhaitez avoir accès à toutes les informations de notre recherche sur le sujet, vous pouvez télécharger la version complète au format PDF.

Un pacifisme à géométrie variable. Les partis allemands et la participation de la Bundeswehr à des opérations extérieures

Decoration
Auteur(s)
Photo
paul_couleur_2.jpg

Paul MAURICE

Intitulé du poste
Image principale
Un soldat contemplant un coucher de soleil sur un véhicule blindé de combat d’infanterie
Centre des études de sécurité
Accroche centre

Héritier d’une tradition remontant à la fondation de l’Ifri, le Centre des études de sécurité de l'Ifri fournit aux décideurs publics et privés ainsi qu’au grand public les clefs de compréhension des rapports de force et des modes de conflictualité contemporains et à venir. Par son positionnement à la jointure du politique et de l’opérationnel, la crédibilité de son équipe civilo-militaire et la diffusion large de ses publications en français et en anglais, le Centre des études de sécurité constitue dans le paysage français des think tanks un pôle unique de recherche et d’influence sur le débat de défense national et international.

Image principale

Comment les changements de l’opinion publique ont-ils influencé ou contraint les choix de politique étrangère dans votre pays ? Le cas français

Date de publication
23 juillet 2026
Accroche

En France, la politique étrangère fait partie de ce que l’on appelle le « domaine réservé » du président de la République. Depuis qu’il est entré en fonction, Emmanuel Macron n’a – à notre connaissance – jamais reconnu une quelconque influence de l’opinion publique sur sa politique étrangère. 

Image principale

Faire face à l'arsenal russe hypervéloce : défis et solutions pour l'Europe.

Date de publication
11 septembre 2026
Accroche

Depuis février 2022, les frappes de missiles et de drones à longue portée russes contre l'Ukraine rappellent presque quotidiennement ce que les États européens pourraient affronter dans une guerre contre la Russie. Les mêmes systèmes d'armes qui frappent les infrastructures et les centres de population ukrainiens seraient dirigés contre des cibles militaires et civiles européennes dans toute confrontation entre la Russie et l'OTAN. À mesure que la production russe de missiles s'accélère et que son arsenal se diversifie, l'Europe doit se confronter à une question inconfortable : comment dissuader, et le cas échéant combattre, l'arsenal de frappe russe à longue portée ?

Fabian HOFFMANN
Image principale

Identifier la menace terroriste avec lucidité et objectivité

Date de publication
08 septembre 2026
Accroche

Il y a 20 ans, en 2006, le gouvernement français a produit un Livre blanc sur la sécurité intérieure face au terrorisme. Un passage de ce document expliquait pourquoi la France rejetait le concept américain de « guerre globale contre le terrorisme », bien que des soldats français aient été déployés en Afghanistan dès 2001 au sein de la coalition menée par les Etats-Unis. La raison principale était juridique : qui dit guerre, dit législation d’exception. Mais elle était aussi stratégique : dans la mesure où des ressortissants de pays occidentaux rejoignent des groupes djihadistes, reconnaître un état de guerre pourrait conduire sur la pente glissante vers la guerre civile. 

Image principale

Convaincre pour vaincre. La France et la structuration d’une doctrine de guerre informationnelle

Date de publication
07 septembre 2026
Accroche

La guerre n’est pas seulement une affaire de force : elle se joue aussi — peut-être d’abord — dans les esprits. Ce constat ancien prend une acuité inédite à l’ère de la lutte informationnelle, avec trois confrontations récentes qui ont imposé ce domaine comme priorité stratégique : au Moyen-Orient, en Afrique et face à la Russie.

Laurent BANSEPT
Crédits image de la page
Les forces allemandes près du camp Marmal pendant une patrouille à l'extérieur de Mazar-e-Sharif, Afghanistan, novembre 2009.
ISAF Headquarters Public Affairs Office from Kabul Wikicommons/Bundeswehr Dingo outside of Mazar-e-Sharif

Comment citer cette étude ?

Image de couverture de la publication
couv_ndc_160_2021_page_1.png
Paul MAURICE, « Un pacifisme à géométrie variable. Les partis allemands et la participation de la Bundeswehr à des opérations extérieures », Notes, Notes du Cerfa, Ifri, 14 avril 2021.
Copier
Image de couverture de la publication
couv_ndc_160_2021_page_1.png

Un pacifisme à géométrie variable. Les partis allemands et la participation de la Bundeswehr à des opérations extérieures