Dissuasion et prolifération
Les enjeux liés à la dissuasion nucléaire et à la prolifération des armes reviennent dans les rapports de force entre États. Chine, Russie, Iran, Corée du Nord : les arsenaux s’accroissent et se modernisent.
Sujets liés
Depuis la fin de la guerre froide, la dissuasion nucléaire britannique dans le cadre de l’Alliance atlantique était uniquement assurée par les sous-marins de la Royal Navy. « Il n’y avait plus vraiment d’intérêt pour les armes nucléaires tactiques en Europe, car la menace avait disparu. Cette annonce illustre la poursuite de la renucléarisation de l’Europe, le retour du besoin d’armes nucléaires et le renforcement de la dissuasion de l’OTAN, face à un adversaire qui est la Russie. L'achat des avions permet ainsi au Royaume-Uni de renforcer sa contribution à la dissuasion nucléaire de l’OTAN d’une façon qui n’est pas indépendante, mais de concert avec les Etats-Unis. »
citée par l'AFP dans Le Monde
LE TALK : Iran, le grand saut dans l'inconnu ?
Dans le Talk de franceinfo du mercredi 25 juin sur Twitch et TikTok, la situation en Iran après les bombardements américains et le cessez-le-feu avec Israël, puis l'échec du conclave sur les retraites.
La Russie sort-elle renforcée de la guerre israélo-iranienne ?
Alors que Téhéran vient d’annoncer la fin de la « guerre des douze jours » qui l’a opposé à Israël et aux États-Unis, nous vous proposons un entretien avec le politologue Clément Therme, chercheur associé au programme Turquie/Moyen-Orient de l'Ifri et spécialiste de l’Iran et, notamment, de ses relations avec la Russie, afin de comprendre l’impact que la déflagration que vient de subir le Moyen-Orient a eu sur Moscou, allié « stratégique » de la République islamique.
L'armée israélienne frappe le site nucléaire de Fordo en Iran
L'armée israélienne a annoncé lundi avoir mené des frappes pour "bloquer les voies d'accès" au centre d'enrichissement d'uranium souterrain iranien de Fordo, au 11e jour de la guerre entre Israël et l'Iran. L'analyse d'Heloïse Fayet, chercheuse au Centre des études de sécurité de l'Ifri.
Conflit Iran/États-Unis : l'Iran a-t-il déjà perdu ?
Les États-Unis ont frappé les sites nucléaires iraniens aux côtés d’Israël. Trump salue une opération décisive, Téhéran parle de crime et promet une riposte. Un nouveau seuil est franchi.
« La stratégie de dissuasion iranienne a échoué à prévenir une offensive »
Si les destructions occasionnées par les frappes américaines et israéliennes ralentiront sans doute le programme nucléaire iranien, il n’est cependant pas anéanti, estime, dans une tribune au « Monde », Héloïse Fayet. Elle évalue les options qui s’offrent désormais à Téhéran, mais aussi les conséquences mondiales en matière de prolifération nucléaire.
Frappes américaines en Iran: quelles conséquences géopolitiques aux USA et au Moyen-Orient? Interview d'Héloïse Fayet
Interview d'Héloïse Fayet, chercheuse au Centre des études de sécurité et responsable du programme de recherche Dissuasion et prolifération à l'Institut français des relations internationales, spécialiste du nucléaire iranien.
Bombe atomique : « Si les Iraniens avaient encore besoin d'une motivation, les États-Unis viennent de la leur donner »
Les États-Unis ont bombardé, ce dimanche 22 juin, trois sites nucléaires clés en Iran, rejoignant ainsi l'offensive lancée par Israël le 13 juin. Héloïse Fayet, responsable du programme de recherche « dissuasion et prolifération » au Centre d'études de sécurité de l'Institut français des relations internationales (Ifri) analyse ce nouveau tournant dans la guerre.
Replay - Guerre Israël / Iran : premiers enseignements
(Replay de la visioconférence du 19 juin 2025.) Dans la nuit du 12 au 13 juin 2025, l’armée israélienne a opéré de nombreuses frappes sur l’Iran, touchant le programme nucléaire de ce pays et éliminant d’importants responsables sécuritaires.
Iran / Israël : de l’escalade à la guerre ouverte ?
Vendredi, Israël a lancé son opération « Rising Lion », une attaque massive sur des sites nucléaires iraniens, neutralisant toute une partie de son état major. Des pertes lourdes pour l’Iran, qui a répliqué par des tirs de missiles. Assistons-nous aux premiers jours d’une guerre ouverte ?
Nucléaire iranien : 5 minutes pour comprendre pourquoi l’Iran veut "tester la ligne rouge occidentale"
Jusqu’où ira l’Iran dans la poursuite de son programme nucléaire ? La question se pose une nouvelle fois alors que l’Agence internationale du nucléaire (AIEA) a détecté sur son sol des particules d’uranium enrichi à 83,7 %, soit juste en deçà des 90 % nécessaires pour produire une bombe atomique. Sous pression, Téhéran a évoqué des « fluctuations involontaires », continuant de nier toute volonté de produire une telle arme. Cette position sera-t-elle tenable sur le long terme ? Le Parisien fait le point.
Nucléaire, et si Poutine passait à l'acte ?
Avec la guerre en Ukraine, c'est l'escalade que tout le monde redoute depuis la fin de la Seconde Guerre mondiale. Et si Poutine utilisait l'arme atomique ? Que se passerait-il ? Quels sont les différents scénarios possibles ? Quelles seraient les décisions prises par l'OTAN et par la France ? Pour tout savoir sur les missiles russes, le fameux code nucléaire français et l'équilibre de la terreur.
Menace nucléaire : depuis un an, Poutine joue avec nos nerfs
Depuis le début de la guerre, le président russe brandit à intervalles réguliers la menace nucléaire. Sans que cela n’ait influencé, pour l’heure, le comportement des alliés de l’Ukraine.
Relations UE-Afrique : le coût de la guerre russe en Ukraine
Il y a un an, les pays africains réunis à Bruxelles appelaient l’Union européenne à faire une mise à jour : moins de bureaucratie, plus d’investissements. 12 mois plus tard, où en est-on ? (...) L’offensive russe lancée, le 24 février 2022, en Ukraine, et le bouleversement qu’elle provoque sur le continent fait-elle passer l’Afrique au second plan ? Quelle stratégie l’Europe a-t-elle pour le maintien de la sécurité en Afrique, alors qu’en Centrafrique, au Mali et, maintenant, au Burkina Faso, les forces françaises sont priées de quitter le pays ?
Avec la guerre en Ukraine, le retour à l’ambiguïté stratégique, principe indispensable de la doctrine nucléaire
Plonger l’ennemi dans l’incertitude sur ce que sont nos intentions ou ce que sera notre riposte : l’ambiguïté stratégique est une pratique très ancienne, déjà théorisée dans L’Art de la guerre, du Chinois Sun Tzu, au VIe siècle avant notre ère. Si cette notion n’est pas liée à la seule dissuasion nucléaire, elle y trouve néanmoins sa pleine dimension en raison des enjeux et des risques propres à l’arme atomique.
Macron excluant une riposte nucléaire en Ukraine : «C'est une chose de le penser, c'en est une autre de le dire à la télévision»
Pour Héloïse Fayet, chercheuse à l'Ifri, la sortie d'Emmanuel Macron sur la riposte française en cas d'attaque nucléaire russe en Ukraine est «hasardeuse» mais ne marque pas pour autant un changement de doctrine.
Face aux menaces russes, quelle peut être la réponse nucléaire américaine?
Stock d'armes, doctrine, «Nuclear Posture Review»... Le point sur la stratégie de Washington. En réponse aux difficultés que ses troupes rencontrent en Ukraine (et au-delà des tirs de missiles sur des cibles civiles observés depuis lundi), le président Poutine a plusieurs fois brandi la menace nucléaire.
« L’usage d’armes nucléaires aurait des conséquences effroyables pour tous »
Si la probabilité d’un recours à l’arme nucléaire par Poutine est faible, le risque existe, estime Jean-Louis Lozier, conseiller de l’Institut français des relations internationales. Face à la « sanctuarisation agressive » en Ukraine, l’Europe doit réapprendre le langage de la puissance. Jean-Louis Lozier est conseiller du Centre des études de sécurité à l’Institut français des relations internationales (Ifri). Officier de marine durant 39 ans, promu général en 2012, il a été chef de la division Forces nucléaires de l’état-major des armées (2012-2014), puis vice-amiral d’escadre et commandant de la zone maritime Atlantique (2018-2020).
Sommes-nous entrés dans un nouvel âge de la menace nucléaire ?
Ce soir, Un jour dans le monde accueille Jean-Louis Lozier, conseiller du Centre des études de sécurité de l'Ifri. Cet ancien chef de la division « forces nucléaires » de l’état-major des armées, constate “un changement d’ère nucléaire” depuis quelques années, confirmé par le début de la guerre en Ukraine, le 24 février dernier.
La guerre en Ukraine ravive les débats sur la dissuasion nucléaire
La menace sans cesse agitée par Vladimir Poutine d’employer l’arme nucléaire, notamment des armes « tactiques », inquiète, même si beaucoup d’experts continuent de relativiser ce risque.
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