Turquie
Analyse des dynamiques internes et externes de la Turquie comme puissance régionale, et focus sur les questions diplomatiques, économiques et politiques liées au troisième mandat de Recep Tayyip Erdoğan.
Sujets liés
Crise syrienne : quelles répercussions sur le Liban ?
Si l’impact régional de la crise de pouvoir en Syrie est indéniable et se fait de plus en plus alarmant, force est de reconnaître qu’en dépit de moult pressions, le Liban est parvenu jusqu’à présent à en limiter remarquablement les déstabilisantes retombées.
Russie: quelle lecture de la crise syrienne ?
Les raisons du positionnement de Moscou sur le conflit syrien sont protéiformes. Les hiérarchiser permet d'appréhender avec davantage de nuances l'intransigeance de la diplomatie russe quant à la question syrienne. Avant toute chose, Moscou reste obsédée par sa quête paritaire avec les États-Unis. Les élites russes demeurent profondèment anti-américaines. Craignant plus que tout une érosion de son statut de grande puissance, la Russie s'appuie sur la carte syrienne pour tenter d'opérer un retour stratégique au Moyen-Orient, sur fond de confrontation entre les Occidentaux et l'Iran. Sur cet échiquier, Moscou joue avec de multiples pions : le contentieux nucleaire, le bouclier antimissile de l'OTAN et les routes de l'énergie pour l'Europe.
Poutine-Assad, l'axe d'avant
Les liens tissés depuis plus de quarante ans entre Moscou et Damas ont permis jusqu’ici au régime syrien d’échapper à une intervention militaire extérieure sous mandat des Nations Unies. Moscou n’a jamais ouvertement remis en cause le partenariat stratégique noué avec Damas dès 1970. Certains plaçaient leurs espoirs dans l’après-élection présidentielle russe. Réélu, Vladimir Poutine serait plus regardant sur les atrocités commises par l’armée syrienne. C’était mal le connaître.
Syrie: un infléchissement de Moscou?
La position de Moscou sur la Syrie est-elle en train de s'infléchir? Dimanche à Moscou, Dmitri Medvedev a approuvé la mission de Kofi Annan, l'émissaire de l'Onu et de la Ligue arabe en Syrie. La semaine dernière, le ministre des Affaires étrangères russe, Sergueï Lavrov, a laissé entendre que "personne n'invitera le président Bachar Al-Assad [à venir se réfugier en Russie]", tout en critiquant les "nombreuses erreurs" des dirigeants syriens, qui auraient réagi "de façon inappropriée aux manifestations pacifiques".
Syrie: pourquoi ce soutien jusqu'au-boutiste de la Russie?
Lundi 12 mars, la Russie, par l'intermédiaire de son ministre des Affaires étrangères, a renouvelé son appel à la fin des violences en Syrie "d'où qu'elles viennent". Sergueï Lavrov a, par ailleurs, assuré de son soutien la mission de l'envoyé de l'ONU et de la Ligue arabe en Syrie, Kofi Annan, qui se trouvait à Damas samedi dernier. Le même jour, Russes et Arabes avaient cosigné une déclaration en cinq points : "mettre un terme à la violence en Syrie indépendamment de son origine", créer un mécanisme de contrôle d'une possible transition, organiser l'acheminement de l'aide humanitaire, soutenir la mission de Kofi Annan. Dernier élément: rappel du principe de "non-ingérence" dans les affaires syriennes.
The "Arab Spring" has contributed to somewhat strain ties between Moscow and Ankara
Will there be a significant change of policy, in Russia itself and in its foreign affairs, during Putin's third term as president?
- For the past two months, Putin has published a series of seven pre-electoral articles in Russian newspapers. Each of these focus on a particular area of Russia's policy - its social, economic, defense policy, its external relations, etc.
Faut-il intervenir en Syrie ?
Le blocage de la diplomatie russe au Conseil de sécurité des Nations unies sur l’adoption d’une résolution ouvrant la voie à une solution sur la crise en Syrie fait l’objet de vives critiques internationales. Les raisons qui poussent la Russie à faire preuve d’une telle intransigeance sur la Syrie ont déjà été maintes fois exposées.
L'AKP et le mouvement kurde : le temps de la confrontation
Dix ans après l’arrivée au pouvoir de l’AKP et après quelques timides avancées, les tensions sont réapparues entre le mouvement kurde et le gouvernement, faisant planer le risque d’un retour aux heures les plus sombres du conflit.
La Turquie au Moyen-Orient: le retour d'une puissance régionale ?
Moscou face au dilemme syrien
Le 15 novembre, le ministre russe des Affaires étrangères, Serguei Lavrov, a déclaré que la décision de la Ligue arabe de suspendre la Syrie était «une erreur», avant de recevoir une déleégation du Conseil national de l'opposition syrienne. Ces événements ont concordé avec la visite à Damas du patriarche de l'Eglise orthodoxe de Russie, Kirill, qui s'est entretenu avec Bachar al Assad. Un apparent activisme diplomatique qui dissimule mal l'hésitation politique du Kremlin alors que s'amplifient les critiques internationales à l'égard du président syrien, la Russie reste l'un des seuls pays à s'opposer à une pression accrue sur le régime baasiste. L'intransigeance de Moscou sur le dossier syrien peut s'analyser sous quatre angles.
Les partis politiques turcs à la veille des législatives de juin 2011
Retour sur la scène partisane en Turquie à la veille des élections législatives : cadre d’existence, financement, sociologie et programmes dans la campagne de 2011.
Turquie / Monde arabe : quel rôle pour la Turquie ?
L'objectif de ce séminaire était de revenir sur la transformation des relations entre la Turquie et les pays arabes au cours de ces dix dernières années.
La République : visions franco-turques. Interview avec Baskin Oran
La Turquie républicaine de Mustafa Kemal Atatürk a longtemps été considérée par les élites et la classe politique française comme une république soeur : laïque et jacobine, elle apparaissait comme une incarnation concrète de l'universalisme des valeurs de la Révolution. Or, le tournant politique pris depuis l'accession du Parti de la justice et du développement (AKP) au pouvoir a remis en jeu les convictions républicaines traditionnelles, révélant la fragilité d'une construction idéologique jusqu'ici verrouillée par une pratique politique et institutionnelle univoque.
Élections législatives turques de juin 2011 : les règles du jeu
Les élections législatives turques auront lieu le 12 juin 2011. Près 52 millions d’électeurs sont appelés à voter pour élire les 550 députés qui siègent à la Grande assemblée nationale de Turquie (Türkiye Büyük Millet Meclisi). Pour la première fois depuis 1982, les élections législatives ne sont pas anticipées et se tiennent conformément au calendrier électoral. Retour sur le cadre juridique de ces élections.
Le PKK dans l'impasse ?
Dopé depuis 2004 par l’instabilité irakienne, le PKK connaît aujourd’hui une crise : le mouvement est cerné sur le plan diplomatique et confronté à un problème de légitimité auprès de sa base kurde en Turquie.
Les Arméniens de France et la Turquie : la possibilité d'un dialogue?
Les Français d'origine arménienne jouent depuis plusieurs décennies un rôle à part dans la relation franco-turque. L'histoire l'explique : réfugiés en France après avoir fui les massacres préludant à la fin de l'Empire ottoman, les Arméniens se sont parfaitement intégrés depuis près d'un siècle dans le paysage social et politique français, tout en conservant intacte la mémoire des traumas passés. La reconnaissance du génocide de 1915, explicitement revendiquée par la diaspora arménienne dispersée aux quatre coins du monde, et effectivement votée par le Parlement français en 2001, est ainsi devenue un sujet un sujet de discorde entre la France et la Turquie.
L'intégration des immigrés d'origine turque en Allemagne
Les questions d’immigration et d’intégration, focalisées particulièrement sur la minorité turque, ont été au cœur du débat politique en Allemagne cet automne, avec la publication d’un livre polémique intitulé "L’Allemagne court à sa perte" par Thilo Sarrazin, membre du directoire de la Bundesbank. Le président fédéral Christian Wulff et la chancelière se sont aussi impliqués dans ce débat sur l’immigration et l’identité en Allemagne, Angela Merkel faisant le constat de l’échec du "Multikulti".
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