Politique intérieure allemande
L’analyse de l’Allemagne, à l’échelle nationale et régionale s’avère nécessaire pour comprendre les enjeux modernes qui polarisent, animent les débats et orientent tant les partis politiques que le Gouvernement.
L'afflux de réfugiés en Allemagne, aubaine pour la droite populiste
Donnée morte à l'été, la droite populiste allemande renaît de ses cendres à la faveur des inquiétudes suscitées dans le pays par l'afflux de centaines de milliers de réfugiés, et rêve d'enfin s'ancrer dans le paysage politique.
En Allemagne, une partie de la population se révolte contre Merkel
L’Allemagne doit gérer un afflux majeur de réfugiés, plus d’un million. Une montée de résistance se lève à l’égard de la politique de la chancelière. L’équivalent du FN fait 7% aux élections. Pour Hans Stark, chercheur à l’IFRI, spécialiste de l’Allemagne, "ce sont de mauvais signaux".
L’« Alternative pour l’Allemagne » : Le parti s’établira-t-il sur la droite de l’échiquier politique allemand ?
Ces dernières années, dans toute l’Europe, de nouveaux partis sont apparus sur la frange droite de l’échiquier politique et ont réussi à mobiliser les électeurs par leurs contenus populistes et leur positionnement comme mouvement anti-establishment. L’Allemagne a longtemps semblé constituer une exception à cet égard.
La création du parti « Alternative für Deutschland » (« Alternative pour l’Allemagne », AfD) en 2013 a modifié, au moins à moyen terme, le paysage allemand des partis politiques.
Augmentation du nombre d’actes d’extrême droite et xénophobes en Allemagne – un nouveau Rostock-Lichtenhagen ?
Le nombre d’attaques racistes dirigées contre des centres d’accueil pour demandeurs d’asile a fortement augmenté ces derniers mois en Allemagne. Selon le gouvernement fédéral, 67 infractions motivées par des idées d’extrême droite ont été enregistrées à l’échelle fédérale au dernier trimestre 2014 – soit plus que pour l’ensemble de l’année 2013.
L'affaire NSA en Allemagne : La première grande dispute au sein de la grande coalition
L’affaire NSA occupe l’espace médiatique et politique allemand depuis un certain moment déjà, avec des pics évidents comme par exemple la révélation en 2013 que le téléphone portable de la chancelière a été écouté par les Américains. Alors qu’au début de l’affaire, le débat était avant tout été nourri par l’indignation vis-à-vis les services secrets d’outre-Atlantique, la question centrale est entretemps devenue une autre : quel est le rôle du service allemand – le Bundesnachrichtendienst, BND – dans cette affaire, de quelle nature était la coopération entre le BND et les Américains et qu’en savait le gouvernement et notamment la chancelière ?
En France, le «modèle» Merkel attire autant qu’il repousse
La chancelière allemande Angela Merkel, triomphalement réélue à la tête de son parti et gardienne de l’Europe, suscite autant d’attirance que de rejet en France, où son «modèle» de coalition peine à trouver une traduction. Très loin du «Ferme-la» adressé avec fracas par Jean-Luc Mélenchon sur Twitter à Mme Merkel, excédé par ses demandes de réformes pour libéraliser le pays, 72% des Français disent avoir une «bonne opinion» de l’austère chancelière, selon un sondage Ifop JDD diffusé dimanche. Présidente du parti conservateur CDU depuis 14 ans, et à la tête de l’Allemagne depuis neuf, la popularité de Mme Merkel a de quoi faire pâlir d’envie son voisin socialiste François Hollande, dont la cote - malgré une remontée en fin d’année - se traîne autour de 20%.
«Les Français voient que l’Allemagne s’en sort bien sur le plan du chômage, et Mme Merkel offre une image sérieuse», souligne Hans Stark qui dirige le comité d’études franco-allemandes de l’Institut français des relations internationales (Ifri).
La dimension parlementaire de la politique de défense allemande
La politique de sécurité et de défense reste toujours en Allemagne l’objet de débats publics intenses comme en témoigne la convocation du Bundestag sur la question de la livraison d’armes aux Kurdes d’Irak pour lutter contre « l’État islamique ».
L'Allemagne : le passé qui ne passe pas
La responsabilité allemande dans les deux conflits mondiaux renvoie, entre autres, à la volonté du militarisme allemand de se soustraire au contrôle du politique, ainsi qu’à l’immersion de la Wehrmacht dans une idéologie et un État nazis dont elle n’a jamais vraiment contesté les ordres. C’est ce double héritage qu’entendent rejeter l’Allemagne fédérale et sa Bundeswehr, dans le fonctionnement et la doctrine de cette dernière, fût-ce au prix d’une atrophie de sa volonté et de ses moyens d’agir.
Les migrants en Allemagne : le débat sur l'intégration
L’étude de la question de l’intégration est encore relativement nouvelle en Allemagne, qui n’a pris conscience que très récemment de son statut de pays d’immigration. Or une telle reconnaissance constitue une condition indispensable à la conception d’une stratégie d’intégration.
La mutation du système des partis allemand : bientôt des pirates à bord ?
Le paysage politique allemand, longtemps stable, subit actuellement des modifications profondes. Les partis traditionnels ont de plus en plus de mal à attirer les électeurs et de nouveaux partis obtiennent désormais régulièrement des mandats aux élections locales et régionales. Ces évolutions peuvent fortement influencer la formation de gouvernements dans le futur. En effet, les coalitions traditionnelles obtiennent plus difficilement la majorité nécessaire. Parmi ces nouveaux acteurs, depuis son affirmation à l’automne 2011, le Parti pirate fait figure de premier rôle puisqu’il est le seul en mesure de réussir son entrée au Bundestag.
L'interaction civilo-militaire dans la politique de sécurité allemande : le cas de l'Afghanistan
L'interaction civilo-militaire fait partie de l'approche de « sécurité interconnectée » que l'Allemagne emploie en Afghanistan. Cette contribution analyse la signification conceptuelle de cette interaction, explique sa mise en oeuvre en Afghanistan et en évalue les limites et potentialités.
La crise du parti libéral démocrate allemand
Dès la fondation de la République fédérale d’Allemagne, et durant trois décennies, le FDP a exercé la fonction de parti charnière indispensable à la formation de majorités et de correctif aux programmes respectifs des deux grands partis de rassemblement, la CDU/CSU et le SPD.
Les limites à la liberté de circulation - L'ouverture du marché du travail allemand aux pays de l'Est
L'Allemagne et l'Autriche ont ouvert depuis le 1er mai dernier leur marché du travail à huit pays d'Europe centrale et orientale [1]. Ce sont ainsi, les deux derniers pays de l'Union européenne à octroyer le droit à la libre circulation sur leur territoire aux travailleurs des nouveaux Etats membres ayant adhérés en 2004. Cette décision est saluée par les entreprises allemandes et la majorité de la communauté scientifique.
L'avenir des Verts allemands : vers un parti charnière ?
En trente ans, les Verts ont pu s’implanter durablement dans le paysage politique allemand et exercer une influence considérable sur la vie politique allemande grâce à leur participation à différents gouvernements régionaux ainsi qu’au gouvernement fédéral.
Radioscopies de l'Allemagne 2010
Avec le retour d’une coalition " noire-jaune " entre chrétiens-démocrates et libéraux, constellation idéale pour les partisans d’Angela Merkel, et la perspective, à moyen terme, d’une sortie de crise économique, 2010 s’annonce de meilleur augure pour les responsables politiques allemands. La situation reste cependant fragile d’un point de vue à la fois politique et économique.
Les questions allemandes au XXe siècle : identité, démocratie, équilibre européen
Ce que nous appelons « la question allemande » regroupe en réalité un ensemble de problèmes de politique intérieure et extérieure dont toutes les solutions proposées sont interdépendantes. Ces problèmes peuvent être ramenés à trois notions clefs : l’identité nationale, la démocratie libérale et l’équilibre européen. Au cours du XXe siècle, la question allemande a tenu en haleine l’Europe et la planète, les précipitant même dans des abîmes et façonnant pour un siècle la carte du monde. Elles ont fini par trouver une réponse durable avec la réunification pacifique de l’Allemagne, le 3 octobre 1990, et l’intégration réussie de la République fédérale dans une Europe occidentale enfin pacifiée.
Dossier RAMSES 1992 - L'Allemagne, une nouvelle hégémonie ?
L'unification, ayant mis fin à une situation d'exception et donné à la République fédérale d'Allemagne (RFA) l'accès à un statut d'État "comme les autres", lui permettra-t-elle de mettre sa puissance économique, encore accrue par l'absorption de l'ex-République démocratique allemande (RDA), au service d'une politique expansionniste et de desseins résolument anti-communautaires ? Au contraire, la question allemande définitivement close, la nouvelle RFA, devenue nation sereine, se consacrera-t-elle avant tout à promouvoir une Europe intégrée à l'Ouest et ouverte sur l'Est ?
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