Macron en Russie pour le match retour face à Poutine
Tatiana KASTOUEVA-JEAN : « Toute la difficulté du grand écart d’Emmanuel Macron, c’est de donner une illusion de force face à quelqu’un qui sait pertinemment quelles sont vos faiblesses. »
Pourquoi la Russie en veut-elle à ce point à Telegram, et maintenant à Facebook?
Les autorités russes ont bloqué la messagerie Telegram et menacent d’en faire de même pour Facebook.
Frappes en Syrie: « Il ne faut pas surestimer la portée diplomatique des frappes pour la Russie »
Julien Nocetti, chercheur à l’Institut français des relations internationales (Ifri) revient sur les déclarations de Vladimir Poutine pour qui de nouvelles frappes occidentales contre la Syrie provoqueraient « le chaos » dans les relations internationales…
Poutine veut mettre un STOP à Telegram
Le Kremlin rêve d'interdire Telegram, messagerie réputée pour offrir un niveau élevé de confidentialité, au nom de la sécurité intérieure. Pas si simple.
La relation franco-russe fragilisée par l'affaire Skripal
« La relation bilatérale franco-russe avancera tant qu'elle ne met pas en péril les alliances et ne menace pas de marginaliser la France au sein de l'Occident. »
Russie 2018 - Thomas Gomart et Tatiana Kastouéva-Jean auditionnés par le Sénat
Entre fermeté et dialogue, quelle approche la France et l'Union européenne doivent-elles adopter vis-à-vis de la Russie, alors que son président Vladimir Poutine entame un nouveau mandat à la tête du pays ?
Vladimir Poutine, tout en contrôle
Maintenir les anciens États de l’URSS dans l’orbite de la Russie est une des principales priorités du président réélu, selon Tatiana Kastouéva-Jean.
Au lendemain de sa réélection : Poutine, le règne sans fin ?
Vladimir Poutine a été réélu avec plus de 76% des suffrages, et ce n'est une surprise pour personne. Que dit cette élection du système poutinien ? Est-il réellement si populaire en son pays ?
Le sens de l'Histoire, selon Poutine
Pour Thomas Gomart, directeur de l'Institut français des relations internationales, ce sont les Russes qui sont les premiers soutiens de leur Président. Sa popularité reste très forte.
Vote en Russie : les élections de 2011-2012, l’épouvantail du pouvoir russe
La contestation qui suivit les élections législatives de décembre 2011, entachées par la révélation de fraudes massives, reste une question sensible pour le Kremlin.
La Russie de Poutine, en direct du salon du livre
En direct du Salon du livre à Paris, à l'occasion de la promotion de son livre La Russie de Poutine en 100 question (Tallandier, 2018), Tatiana Kastouéva-Jean rappelle que le principal enjeu du scrutin des élections présidentielles russes du lendemain est le taux de participation.
Russie : qui sont les adversaires de l’invincible Poutine ?
Même si le scrutin paraît joué d’avance, retour sur les sept candidats qui font face au maître du Kremlin.
Livre international (RFI) : La Russie de Poutine en 100 questions
En Russie, ce 18 mars, c’est le premier tour de l’élection présidentielle. Vladimir Poutine semble avoir toutes les cartes en mains pour être une nouvelle fois réélu, manifestement dès le premier tour. Pourquoi ce succès annoncé de l’homme fort du Kremlin ?
Julien Nocetti : « Les Russes font crédit à Poutine d’avoir remis de l’ordre dans la maison Russie »
A quelques jours du scrutin présidentiel en Russie, Vladimir Poutine est donné grand favori à sa propre réélection. Julien Nocetti évoque pour nous la situation du pays et les défis qui l’attendent dans les prochaines années.
Poutine : seul contre tous ?
Dimanche, sans surprise ni véritable opposition, Vladimir Poutine sera réélu pour un quatrième mandat à la tête de la fédération de Russie. Une élection qui survient en plein conflit diplomatique avec le Royaume-Uni dans l’affaire de l’espion empoisonné.
Russie : le toxique Monsieur Poutine
Depuis son retour à la présidence, l’hôte du Kremlin qui se représente dimanche devant ses électeurs n’a eu de cesse de redonner sa place à la Russie sur la scène internationale.
Poutine dans les livres
Quatre ouvrages tentent de percer l’énigme de la personnalité du président russe, et celle d’un système politique inquiétant. Parmi eux, celui de Tatiana KASTOUEVA-JEAN, La Russie de Poutine en 100 questions (Tallandier, 2018).
Les relations franco-russes s’exposent à Versailles
Après un quinquennat Hollande où les relations entre Moscou et Paris se sont tendues, le président Macron reçoit ce lundi Poutine à l’occasion d’une exposition au Grand Trianon. Syrie, Ukraine, affaire Ioukos, MacronLeaks… Des dossiers chauds sont sur la table.
Donald Trump : quelles seraient les étapes d’une procédure de destitution ?
Tempête à la maison blanche. Après avoir limogé le directeur du FBI, Donald Trump est accusé d’avoir tenté d’étouffer des enquêtes sur le rôle de la Russie pendant la campagne présidentielle américaine. Il aurait aussi transmis des informations sensibles au ministre russe des Affaires étrangères.
Etats-Unis: vers une destitution de Donald Trump ?
Face aux accusations visant l'actuel président des Etats-Unis Donald Trump, allant de soupçons de collusions avec le gouvernement russe au cours de l'élection américaine de 2016 à l'hypothèse d'obstruction de justice vis-à-vis de l'enquête visant son ex-conseiller à la sécurité nationale Michael Flynn, les voyants du président sont au rouge et les probabilités d'une procédure de destitution augmentent fortement.
Appels sur l'actualité
La Chambre des représentants vient d’adopter à une courte majorité un projet de loi remplaçant l’emblématique loi sur la santé de Barack Obama.
Laurence Nardon répond aux questions d'auditeurs sur ce sujet d'actualité.
L'émission est disponible sur le lien suivant : rfi.fr
Le président américain Donald Trump limoge le directeur du FBI
Le président américain Donald Trump limoge le directeur du FBI Le président américain Donald Trump a limogé le patron de la police fédérale FBI James Comey, a annoncé mardi la Maison Blanche. L'homme dirigeait l'enquête sur le sliens éventuels entre son équipe de campagne et la Russie.
Les relations avec la Russie
Redevenue centrale après l’annexion de la Crimée en 2014, la question des relations avec la Russie est restée relativement en marge du débat en France, sans pour autant en être absente. Le prochain président, quel qu’il soit, héritera de relations franco-russes passablement dégradées, marquées par des sanctions et des contre-sanctions liées à l’intervention russe en Ukraine, ainsi que de différends sur le dossier syrien étalés au Conseil de sécurité de l’ONU.
Cent jours et toujours pas de mur
Le président Trump avait promis qu'au cours de ses trois premiers mois de mandat, il mettrait en chantier la construction d'une muraille à la frontière mexicaine. Il a échoué. « Vous avez un ami à la Maison Blanche », a lancé Donald Trump vendredi soir, au puissant lobby des armes de la National Rifle Association (NRA). Le président américain avait bien besoin de cet accueil chaleureux après une semaine ponctuée de reculades.
Manifestations interdites en Russie : les opposants jonglent avec la loi
En Russie, alors que la prochaine élection présidentielle est prévue début 2018, l’opposition a déjà commencé à se mobiliser. Mais le droit de manifester est strictement encadré et extrêmement restreint. Les opposants au président Poutine font donc preuve d'inventivité pour parvenir à se faire entendre et à mobiliser. Reportage de nos correspondants.
Les candidats et le slogan de « l'effort de défense à 2% »
Si droite et gauche, à l’exception de Jean-Luc Mélenchon, s’accordent sur l’augmentation du budget, la réflexion stratégique est absente du débat.
Alexeï Navalny, opposant russe [Portrait]
Diplômé d’économie et de droit, opposant et homme politique très en verve en Russie, Alexeï Navalny purge une peine de 15 jours, à l’issue des rassemblements citoyens à Moscou et dans plusieurs villes du pays le 26 mars dernier, pour dénoncer la corruption qui gangrène le régime au pouvoir en Russie. Il est l’Européen de la semaine.
De par le monde : Face aux populismes, la démocratie tient bon
Aux États-Unis, le pouvoir judiciaire a bloqué par deux fois des mesures voulues par Donald Trump.
Présidentielle: Les ambitions de Vladimir Poutine pour la campagne électorale française
Après les Etats-Unis, la Russie est-elle en train de s’attaquer à la politique française ? C’est ce qu’a affirmé ce jeudi Richard Burr, le sénateur américain chargé de mener l’enquête sur l’ingérence de la Russie pendant les élections américaines. A moins de trois semaines des élections françaises, l’Amérique donne l’alerte.
Russie : "démocrature" ou dictature ?
Des dizaines de milliers de Russes ont manifesté dimanche, contre la corruption. Plus d’un millier de personnes ont été arrêtées, dont l’opposant Alexeï Navalny, qui a été condamné, dès hier, à 15 jours de détention. Un mouvement de protestation rare en Russie, qui a donc été réprimé.
Russie : qui est Alexeï Navalny, l'opposant anti-corruption déterminé à défier Vladimir Poutine ?
Malgré des démêlés avec la justice, Alexeï Navalny se présente désormais comme la figure de proue de l'opposition au Kremlin. Pourfendeur de la corruption des élites russes, orateur charismatique, l'avocat Alexeï Navalny s'est imposé comme le principal opposant à Vladimir Poutine. Déjà condamné à de la prison avec sursis en février dernier, il a été arrêté dimanche à Moscou lors d'une manifestation et condamné à 15 jours de détention pour refus d'obtempérer lors de son arrestation. Europe1.fr dresse le portrait de cet avocat qui s'est imposé sur la scène politique russe.
« Poutine pense que Le Pen jouera un rôle politique majeur en France dans les prochaines années »
Marine Le Pen a été reçue vendredi au Kremlin par Vladimir Poutine. En consentant cette entrevue, le président russe permet à la candidate du Front national de se doter d'une stature internationale. Pour Marine Le Pen, c'est une consécration.
"Il est dans la culture de l’establishment russe d’avoir des dossiers compromettants"
La Russie serait en possession d’éléments compromettants, financiers et personnels, sur Donald Trump. On ne sait pas encore si ces documents sont authentifiés mais est-ce, selon vous, plausible ?
Il est tout à fait logique de supposer que la Russie prépare des dossiers compromettants sur différentes personnalités, en faisant l’arbitrage par la suite entre les dossiers qu’elle utilisera et ceux dont elle ne fera rien. Il est dans la culture de l’establishment russe d’avoir des dossiers compromettants, on les appelle les “kompromat”. Comme on dit en Russie, tout le monde détient des “kompromat” contre tout le monde.
À quelles fins Vladimir Poutine pourrait-il avoir besoin d’un dossier sur Donald Trump ?
En l’état actuel des choses, il n’en a pas besoin. L’élection de Trump est vue comme une bonne chose pour la Russie. Les “kompromat”, dans la pratique russe, ne sont pas préparés pour utilisation immédiate. Ils sont mis dans un placard jusqu’au jour où l’on en aura besoin. Leur utilisation peut être aussi inattendue et anecdotique. Vladimir Poutine aurait fait venir un chien dans la pièce où il rencontrait Angela Merkel pour lui faire peur, sachant pertinemment qu’elle craignait ces animaux : cela figurait dans ses dossiers secrets.
En quoi l’élection de Donald Trump sert-elle les Russes, selon eux ?
Hillary Clinton est assez prévisible, pour Moscou. Elle et Vladimir Poutine se connaissent, on sait très bien quel est l’état de leurs relations : elles ont été émaillées d’incidents, dont un assez misogyne. Les deux dirigeants ne se vouent pas un amour immodéré. Face à cela, l’incertitude autour de Donald Trump, qui a eu des déclarations flatteuses vis-à-vis de Vladimir Poutine, a été interprétée en sa faveur. La Russie souhaitait sa victoire et, en même temps, donnait l’impression de ne pas y croire. Les propagandistes avaient préparé les discours, dans lesquels ils faisaient valoir que l’establishment américain avait tout fait pour voler l’élection de Donald Trump. Or, il a été élu, ce qui a constitué une surprise. Paradoxalement, la victoire de ce candidat, qui n’est pas issu de l’establishment, qui défend les classes moyennes contre l’élite corrompue, correspond au discours des opposants au régime de Vladimir Poutine. Sera-t-il un bon exemple ou jouera-t-il contre lui ? Il y a aujourd’hui beaucoup d’incertitudes. Les premiers pas compteront beaucoup, après des débuts extrêmement houleux, avec les scandales liés aux cyberattaques ou aux dossiers compromettants. Beaucoup va dépendre de la première rencontre entre les deux hommes.
La Russie en attend une baisse de l’activisme américain sur la scène internationale, qui lui donnerait plus de marge de manœuvre. En même temps, elle espère montrer au monde entier ce que vaut la démocratie américaine et qu’il ne faut pas l’exporter. L’objectif à atteindre est double.
Comment a-t-on accueilli, à Moscou, la nomination à la tête de la diplomatie de Rex Tillerson (qui a été décoré de l’ordre de l’Amitié par Vladimir Poutine en 2012), puis celle au renseignement national de Dan Coats (qui est interdit de séjour en Russie depuis 2014) ?
L’équipe de Trump n’a rien de cohérent, elle compte des gens de bords presque opposés par rapport à la Russie. On verra aussi quelle sera la réaction du parti républicain qui n’est pas du tout prorusse ; Trump n’est pas indépendant du parti. Sa politique ne s’inscrira pas dans les extrêmes, ni dans un sens ni dans l’autre, selon moi. Comment l’équilibre se fera-t-il ? On ne sait pas encore. Les réactions face à ces nominations sont en tout cas plus que retenues. Les Russes ne veulent pas du tout alimenter la thèse selon laquelle ils se sont ingérés dans les élections américaines. Si cela a été fait, cela a été fait, pas la peine de pousser plus loin. Le mieux est de se tenir à l’écart. Ils risqueraient de mettre en danger Donald Trump s’ils faisaient des déclarations spectaculaires qui pourraient porter atteinte à sa légitimité.
Quelles sont les attentes plus spécifiques de la Russie vis-à-vis des Etats-Unis dans les dossiers internationaux ?
Sur le dossier ukrainien, les Russes s’attendent à ce que Donald Trump mette la pression sur Kiev pour qu’il respecte les accords de Minsk. Sur la Syrie, ils escomptent une coopération plus renforcée dans la lutte contre Daech. Donald Trump a aussi fait des déclarations qui ne peuvent que plaire aux Russes sur la remise en question de l’utilité de l’Otan, qui est une de leurs bêtes noires. Même si le nouveau président ne démantèlera pas l’Alliance, la solidarité transatlantique, avec les nouveaux membres qui ont une histoire liée viscéralement à la peur de la Russie – je parle de la Pologne et des Etats baltes – en sortira affaiblie. Et cela ne peut qu’aller dans le sens des intérêts russes. Moscou nourrit également des attentes liées à l’abandon du Partenariat transatlantique de commerce et d’investissement (TTIP), entre l’Europe et les Etats-Unis, qui laisse la Russie à la marge de la nouvelle répartition du monde.
À quelles confrontations pourrait-on s’attendre ?
Les deux précédentes administrations, de George W. Bush et de Barack Obama, ont tenté de faire un “reset” avec la Russie, mais on en revenait quand même à la confrontation. Je n’exclus pas qu’après des débuts prometteurs, on retombe dans une confrontation entre les deux pays au milieu ou à la fin du premier mandat. En tout cas, si Donald Trump fait ce qu’il a dit, la Russie devra redéfinir sa politique étrangère, qui a été beaucoup basée sur l’opposition aux Etats-Unis, sur la présentation d’un pôle alternatif au monde sous domination américaine. Au Moyen-Orient, l’Iran est allié de la Russie. Or, Trump a dit vouloir revoir l’accord sur le nucléaire. Quel positionnement pour Vladimir Poutine si son homologue va jusqu’au bout ? Donald Trump a l’air aussi plus obsédé par la Chine que par la Russie. Quelle place, dès lors, la Russie pourrait-elle trouver entre ces deux grands, elle qui ne représente qu’un peu plus de 2 % de la richesse mondiale ? Le roi ne sera-t-il pas finalement nu, ramené à sa juste valeur par une confrontation qui se dessine et qui le laissera à la marge ? La Russie ne sera-t-elle pas poussée à choisir son camp ? Lequel ? Cela risque d’être un moment de flottement pour elle.
Vladimir Poutine, qui a souffert d’un manque de considération de la part des Etats-Unis, met tout en œuvre pour réaffirmer sa grandeur. Donald Trump a promis de rendre l’Amérique “great again”. Y a-t-il de la place pour ces deux ambitions ?
La compréhension de la grandeur est très différente de part et d’autre. Pour les Russes, il s’agit de s’imposer sur les dossiers internationaux, tandis que, pour Trump, il est plutôt question d’isolationnisme et de rendre le pays grand en interne, en mettant l’accent sur la production, sur la fin des délocalisations, sur les moyens de rendre leur fierté aux classes moyennes. Cela ne correspond pas du tout à la compréhension russe de la grandeur. Il y a donc de la place pour les deux ego, en quelque sorte. Les deux “exceptionnalismes”, russe et américain, pourront coexister si l’Amérique se concentre plus sur elle-même. Mais si les Etats-Unis voient que la Russie commence à grappiller du terrain sur tous les dossiers et que, à un moment et à un autre, cela va à l’encontre de leurs intérêts, ils réagiront.
Axe Paris-Moscou : vers un volte-face diplomatique français ?
2017 sera-t-elle l’année d’un nouvel axe Paris-Moscou ?
“En presque six ans de guerre en Syrie, la Russie a toujours soufflé le chaud et le froid”
Après six veto, Moscou a voté lundi 19 décembre la résolution du Conseil de sécurité permettant l’envoi d’observateurs à Alep. Les “surprises” font partie de la stratégie russe, explique Julien Nocetti, chercheur au Centre Russie/NEI de l'Ifri.
« Les Russes vont aider à la reprise en main de la Turquie »
L'assassinat de l'ambassadeur de Russie en Turquie, Andreï Karlov, lundi 19 décembre 2016, n'a pas provoqué de crise diplomatique entre Recep Tayyip Erdogan et Vladimir Poutine. Au contraire, les deux chefs d'Etat prônent une collaboration encore plus étroite contre le terrorisme.
Comment la cyberguerre froide a parasité la campagne
Des groupes de hackeurs russes sont visés par la CIA pour avoir pesé sur le processus électoral. A un mois de son départ, Barack Obama met la pression sur le Kremlin.
Jusqu’au bout, la pesante atmosphère de «cyberguerre froide» aura imprimé son tempo à la séquence électorale américaine. Vendredi soir - à un peu plus d’un mois de l’entrée en fonction de Donald Trump et à quelques jours du vote des grands électeurs -, Barack Obama a encore durci le ton lors de sa conférence de presse de fin d’année. S’il n’est pas allé jusqu’à accuser directement le président russe d’avoir ordonné les cyberattaques qui ont émaillé la campagne, c’est tout comme : selon lui, les «plus hauts niveaux» de l’exécutif sont impliqués, et «pas grand-chose ne se passe en Russie sans l’aval de Vladimir Poutine»… Quelques heures avant, Hillary Clinton avait pris moins de gants, reprochant au maître du Kremlin d’avoir «une dent» contre elle et d’avoir commandité les piratages pour «saper» la démocratie américaine.
Pendant des mois, les «fuites» touchant principalement le camp démocrate ont en effet donné à la campagne, déjà particulièrement violente, une toile de fond digne d’un roman d’espionnage.
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