Tout pour le front : jusqu'où l'économie russe peut-elle augmenter l'effort de guerre ?
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Plus d’un tiers du nouveau projet de budget fédéral russe est destiné à la défense, davantage qu’à la santé, à l’éducation et à la protection sociale réunies.
Pour financer cet effort sans précédent, l’État russe relève les impôts, puise dans le Fonds de prospérité nationale et s’endette au-delà du seuil prévu. Au même moment, les drones ukrainiens frappent les raffineries russes à un rythme inédit. Mais avec un gazole à des prix records aux États-Unis à quelques semaines des élections de mi-mandat, Washington presse Kyiv d’épargner ces cibles, alors que l’Union européenne adopte le 22ème train de sanctions. La Russie peut-elle financer durablement la guerre ? Où se situent les potentiels points de rupture : budgétaires, énergétiques, sociaux ? Que vaut une pression économique extérieure que Washington cherche à freiner ? Deux économistes indépendants russes, Sergueï Aleksachenko et Vladislav Inozemtsev croisent leurs analyses.
Intervenants :
Sergueï Aleksachenko, économiste, chercheur senior et responsable du pôle économique du New Eurasian Strategies Centre (NEST). Ancien vice-ministre des Finances de Russie (1993-1995), puis premier vice-président de la Banque centrale (1995-1998). Ancien chercheur à la Brookings Institution, il est l’auteur de l'ouvrage Putin’s Counterrevolution (Brookings Institution Press, 2018) et de la newsletter Behind the Iron Curtain.
Vladislav Inozemtsev, économiste, cofondateur et chercheur senior du Centre d’analyse et de stratégies en Europe (CASE), chercheur associé à Chatham House. Auteur d’une vingtaine d’ouvrages, dont le dernier vient de paraître : Deathonomics : monétisation de la vue dans la Russie de Poutine (Freedom Letters, 2026, en russe).
Modération :
Tatiana Kastouéva-Jean, directrice du Centre Russie/Eurasie de l'Ifri.
Cet événement se déroule selon la règle de Chatham House.
Contact
Marie-Liesse de CHAPTES
Chargée de projet, Centre Russie/Eurasie de l'Ifri
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