Défense européenne : enfin du nouveau
Politique étrangère, vol. 80, n° 1, printemps 2015
Le débat sur la défense européenne sort de l’opposition classique entre zélateurs de l’Europe de la défense et partisans de l’Organisation du traité de l’Atlantique nord (OTAN).
Les difficultés budgétaires, comme les évolutions géopolitiques, poussent les Européens vers des coopérations partielles ou des ententes entre groupes de pays réduits, « minilatéralismes » qui contournent, pour un temps au moins, les logiques des grandes organisations multilatérales. Une dynamique nouvelle pour les débats des années à venir.
Article publié dans Politique étrangère, vol. 80, n° 1, printemps 2015
Plan de l’article
La défense européenne dans un contexte en mutation
La réalité de « l’engagement sélectif » américain
Le désarmement structurel européen
A la recherche d’un nouveau souffle
Changements dans les capacités d’influence
Impact de la crise ukrainienne
La renaissance de la défense collective ?
Clarification des rôles entre l’UE et l’OTAN
Renforcement des coopérations minilatérales
Contenu disponible en :
Régions et thématiques
Utilisation
Comment citer cette publicationPartager
Centres et programmes liés
Découvrez nos autres centres et programmes de rechercheEn savoir plus
Découvrir toutes nos analysesVers un renseignement spatial accessible à tous ? Le cas des frappes iraniennes du printemps 2026
Le conflit au Moyen-Orient a permis de constater l’efficacité des frappes iraniennes en termes de ciblage et de précision. Ce constat interpelle sur les moyens que le Corps des Gardiens de la Révolution (CGRI) a exploités pour y parvenir.
Lutter contre la flotte fantôme. La France en action
La flotte fantôme, qui représente aujourd’hui 10 % de la flotte mondiale de navires de commerce et continue de croître, est un phénomène structurel alimenté par la surcapacité maritime et la logique de contournement des sanctions internationales, qui met au défi le monde maritime dans son ensemble.
Stabilité sous pression. Un point de vue pakistanais sur la dissuasion nucléaire après Pahalgam
La crise indo-pakistanaise de mai 2025, survenue après l’attaque de Pahalgam, a relancé un débat familier mais incomplet : la dissuasion nucléaire a-t-elle fonctionné, ou a-t-elle simplement permis aux deux parties de mener une guerre limitée sous l’ombre du nucléaire ? La meilleure réponse est que la dissuasion a fonctionné au niveau pour lequel elle a été conçue. Elle a empêché une guerre généralisée ainsi qu’une escalade verticale incontrôlée, tout en maintenant les armes nucléaires à l’arrière-plan. En revanche, elle n’a pas empêché l’Inde de chercher à se ménager un espace d’action conventionnelle, ni le Pakistan de répondre par des moyens conventionnels afin de rétablir la crédibilité de sa dissuasion.
Nation-cadre : défi européen et ambition française
Apparu au début des années 2000, le concept de nation-cadre obéit à différentes logiques, qu’il s’agisse d’assumer le leadership d’une opération militaire, de diriger un projet capacitaire commun ou de commander une structure de forces permanente. Dans tous les cas, le pays qui assume ce rôle entend bien y trouver un surcroît d’influence politico-militaire.