La Russie au Moyen-Orient : une politique de puissance aux moyens limités
Moyen-Orient, n°8, octobre-décembre 2010
La Russie noue des contacts avec l’ensemble des acteurs moyen-orientaux avant tout pour améliorer son image politique et affirmer sa présence dans une région qui reste stratégique, tant pour la sécurité de son flanc sud que pour la viabilité de son projet de puissance. Mais la visibilité de la politique russe au Moyen-Orient est contrariée par la prédominance des États-Unis, l’émergence de nouveaux acteurs et ses propres contradictions, notamment dans ses relations avec l’Iran.
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La Russie au Moyen-Orient : une politique de puissance aux moyens limités
La puissance aérienne russe à l'épreuve de la guerre en Ukraine : des innovations portées par les drones à la transformation de l'aviation militaire traditionnelle
Depuis le début de la guerre en Ukraine, les orientations stratégiques russes relatives à l’application de la puissance aérienne – considérée comme l’instrument décisif pour parvenir au succès dans les guerres modernes – se sont révélées obsolètes, non pertinentes et même contre-productives.
La Chine au Kirghizstan et au Tadjikistan : de la présence économique à un nouveau rôle dans le domaine de la sécurité
La progression de l’influence chinoise en Asie centrale, observable depuis plus de trois décennies, est entrée dans une phase d’accélération encore plus marquée au cours des trois à cinq dernières années. Depuis 2022, les autorités chinoises ont, de facto, révisé leur stratégie et leurs modes d’action dans la région.
Entre la Russie et l'Europe, entre la guerre et la paix : quels sont les enjeux des prochaines élections en Arménie ?
Les élections législatives arméniennes du 7 juin 2026 s'annoncent moins comme un scrutin de routine que comme un référendum sur la ligne politique suivie par Nikol Pashinyan depuis 2020, qui comprend la paix avec les pays voisins, une dépendance réduite vis-à-vis de la Russie et une orientation européenne plus marquée. Le parti au pouvoir, Contrat civil, reste en tête, mais sa position est fragile, car la campagne se déroule dans un contexte fortement polarisé, marqué par le traumatisme de la défaite dans la guerre contre l’Azerbaïdjan, le déplacement des Arméniens du Karabakh et l’ingérence électorale massive de la Russie.
Le miroir toxique de la Russie : comment un style politique qui a affaibli Moscou érode aujourd'hui la puissance américaine
Trois décennies après la fin de la guerre froide, certains traits d’un style politique longtemps associé au système autoritaire russe (mépris de l’État de droit, vision conspirationniste du monde, personnalisation du pouvoir et instrumentalisation de la vérité) deviennent de plus en plus visibles au sein des démocraties occidentales, et tout particulièrement aux États-Unis. En Russie, ce style n’a pas renforcé la puissance de l’État ; il a au contraire réduit ses marges de manœuvre stratégiques et contribué à son affaiblissement sur le long terme.