L'Europe, l'OTAN et la France : les problèmes non résolus de la défense européenne
Certains vocables ne sont pas tout à fait neutres. Qui inscrit en tête d'un article le titre « Moyen-Orient », laisse le lecteur sans indication sur ses tendances ou sympathies vis-à-vis d'Israël ou des Arabes. Mais l'expression « défense de l'Europe » n'a pas été couramment employée par tous ceux qui se sont penchés sur les problèmes stratégiques de notre continent.
On ne la rencontre pas chez ceux de nos partenaires européens qui pensent que la seule protection imaginable pour l'Europe de l'Ouest résulte de la présence américaine et de l'existence de l'OTAN. Elle n'est jamais — faut-il s'en étonner ? — utilisée par les Américains. On l'entend assez peu, à vrai dire, en dehors de France et c'est bien là une partie du problème. En France même, elle n'a pas cours chez ceux qui refuseraient — par instinct ou par doctrine — d'admettre que la France doive se soucier d'autre chose que de mettre à l'abri son territoire national, et qui tiendraient tout regard jeté au-delà des frontières comme une dilution, un affaiblissement, de cette défense hexagonale.
On peut expliquer en partie le désir de garder les yeux fixés sur notre enclos national, par la crainte de dériver vers des perspectives éloignées du réel. S'il est si hasardeux de parler de la « défense de l'Europe », c'est que bon nombre de ceux qui ont posé ce problème l'ont fait, non en prenant appui sur la réalité présente, mais en supposant résolue la question de l'Europe politique. C'est édifier un imaginaire à l'intérieur d'une anticipation. La CED était une utopie née d'un expédient. Trente ans après, une union étroite entre les peuples d'Europe est toujours une promesse, dont on espère qu'elle se réalisera un jour dans des formes institutionnelles précises, mais qui ne peut aujourd'hui servir de support à un projet de système défensif commun.
Contenu disponible en :
Régions et thématiques
Utilisation
Comment citer cette publicationPartager
Cette page ne contient qu'un résumé de notre travail. Si vous souhaitez avoir accès à toutes les informations de notre recherche sur le sujet, vous pouvez télécharger la version complète au format PDF.
L'Europe, l'OTAN et la France : les problèmes non résolus de la défense européenne
La question irlandaise, enjeu majeur du Brexit
Le Royaume-Uni n’a qu’une seule frontière terrestre : celle qui le sépare de la République d’Irlande. L’intégration de ces deux États dans l’Union européenne a rendu cette frontière quasiment virtuelle. Les échanges entre l’Ulster et la République d’Irlande sont nombreux et variés. Le rétablissement d’une séparation physique entre ces deux entités est un véritable casse-tête qui risque d’avoir nombre de conséquences négatives. À ce stade, la « question irlandaise » est encore loin d’être réglée.
L’impact économique et financier du Brexit
Depuis le vote du peuple britannique pour quitter l’Union européenne le 23 juin 2016, les analyses de l’impact économique et financier du Brexit sur le Royaume-Uni et sur l’Europe sont légion. Apocalyptiques ou fantasmées, objectives ou biaisées, ces analyses occultent souvent l’impact le plus important : l’inquantifiable perte des bénéfices d’une relation de coopération étroite entre Londres et le continent tissée depuis plus d’un demi-siècle.
Le Royaume-Uni et le monde après le Brexit
Lors de la campagne référendaire de 2016, la question des conséquences potentielles du Brexit sur la place du Royaume-Uni dans le monde a été éludée. Les partisans du Leave comptent sur la relation spéciale avec les États-Unis, sur l’appartenance à des institutions multinationales et sur les liens avec les pays du Commonwealth pour maintenir le statut international de leur pays. L’âpreté des relations entre Donald Trump et Theresa May montre toutefois qu’il s’agit d’un pari risqué.
L’après-poutinisme en Russie : une succession ouverte ?
Un débat semble s’ouvrir, y compris dans les cercles du pouvoir, sur l’après-Poutine. S’agit-il de maintenir, au-delà de l’actuel président, un État au fonctionnement spécifique par rapport aux normes occidentales ? Le projet purement politique n’est pas seul en cause, tant la dégradation économique et le mécontentement de la population pourraient s’imposer aux dirigeants. L’avenir du régime dépendra largement des choix économiques du gouvernement, de leur succès ou de leur échec.