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Les Afriques en 2029

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Politique étrangère, vol. 84, n° 1, 2019
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De réels progrès dans la diversification de certaines économies, ainsi qu’une réhabilitation des actions publiques en la matière, ont modifié, depuis les années 2000, les conditions générales de développement du continent. En matière politique, et au-delà des exigences de démocratie électorale formelle, trop souvent détournées, c’est une véritable reconstruction des États qui s’avère nécessaire, pour intégrer les régions marginalisées, et développer la coopération régionale et continentale.

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La dimension économique


Le point de départ des économies africaines, qui caractérise les années 1990, est celui d’économies duales où l’extraction intensive de matières premières, qui capte l’essentiel de l’investissement en capital financier, technologique et humain, cohabite avec un secteur informel essentiellement agricole, extensif et qui fournit la majeure partie des emplois à une population jeune et pauvre. Plans d’ajustements structurels, déstructuration ou affaiblissement des services publics, épidémie de sida, instabilités politiques et contextes sécuritaires précaires : la période donne lieu au qualificatif peu flatteur de « décennie perdue ».


Les années 2000 marquent un tournant en termes de croissance. Si elle est, dans une large mesure, portée par une meilleure conjoncture internationale, et très marquée par la demande en matières premières de la Chine qui atteint un pic historique, le discours de l’« émergence africaine » s’accompagne de changements qualitatifs importants.


Une diversification limitée


Sans être généralisé, un effet de ruissellement se fait sentir, et la croissance des produits intérieurs bruts (PIB) nationaux s’accompagne d’une amélioration des niveaux de revenu des classes moyennes ; le continent est dès lors perçu comme un « marché frontière », ce qui lève les réticences de nombre d’acteurs économiques. Les opérateurs majeurs de quatre grands secteurs d’activité se partageront l’essentiel de la nouvelle prospérité : les grands groupes agroalimentaires, les firmes spécialisées dans la logistique, les grands opérateurs de télécommunications, et les services financiers.


Ces nouveaux investissements directs étrangers (IDE), à la différence de ceux destinés aux industries extractives, ont ceci de particulier qu’ils s’accompagnent de créations d’emplois locaux, tout en contribuant à l’apparition de nouveaux débouchés à l’entreprenariat dans les secteurs formel et informel, et contribuent ainsi à alimenter un cercle vertueux de croissance économique. Par ailleurs, les secteurs d’activité concernés permettent une captation accrue des revenus générés dans la sphère informelle de ces économies. [...]


PLAN DE L’ARTICLE

  • La dimension économique
    - Une diversification limitée
    - Une réhabilitation de l’action publique dans l’économie
    - Un portefeuille d’alliances stratégiques élargi
    - Au-delà du paradigme libéral ?
  • La dimension sociopolitique
    - Démocratie : le fond ou la forme ?
    - Enjeux sécuritaires et souveraineté territoriale
    - Des ressorts sociaux de l’anomie
    - Intégration régionale et coopération
     - Légitimer des États forts
  • Les dimensions environnementale et socioculturelle
    - Une conscience environnementale lointaine
    - L’expression polymorphe d’invariants culturels
    - La résurgence du fait religieux
  • Deux scénarios à dix ans
    - Scénario tendanciel
    - Scénario optimiste


Alioune Sall est directeur exécutif de l’Institut des futurs africains à Pretoria (Afrique du Sud).
 

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Les Afriques en 2029

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L’Europe, la puissance et la finance

Date de publication
21 juin 2021
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La finance est devenue un attribut essentiel de la puissance. Son importance est accrue par les investissements considérables requis par les transitions énergétique et numérique, ou encore par la nécessité de soutenir les économies frappées par la pandémie de COVID-19. En matière de puissance financière, l’Union européenne dispose de nombreux atouts, à commencer par sa monnaie unique, mais elle souffre aussi de véritables handicaps, particulièrement visibles au moment de la présidence Trump.

Sylvie GOULARD
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Corées : perpétuellement vers la paix ?

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21 juin 2021
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Au cours des cinq dernières années, les périodes d’ouverture et de tension se sont succédé dans la péninsule coréenne. Donald Trump pensait pouvoir obtenir la dénucléarisation de la Corée du Nord par ses relations personnelles avec Kim Jung-un. Il a échoué. L’administration Biden se veut plus réaliste et méthodique. Elle pourrait choisir des options intermédiaires, plus modestes, tout en conservant l’objectif lointain d’un démantèlement de l’arsenal nucléaire de Pyongyang.

Rémy HÉMEZ
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Le modèle de Dubaï face au centralisme d’Abou Dhabi

Date de publication
21 juin 2021
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Vitrine des Émirats arabes unis, Dubaï n’a jamais complètement retrouvé la croissance d’avant la crise de 2009. La double crise sanitaire et économique est une nouvelle épreuve : Dubaï doit plus que jamais compter sur le soutien de l’émirat d’Abou Dhabi, cœur politique et sécuritaire de la Fédération. La phase actuelle confirme la prédominance politique d’Abou Dhabi dans la Fédération, et impose à Dubaï de redéfinir son modèle de développement, et son narratif.

Matthieu ETOURNEAU
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Perspectives de l’endettement public

Date de publication
21 juin 2021
Accroche

L’endettement public doit rester soutenable, adapté aux variations de la conjoncture, sauf à risquer des conditions d’emprunt dangereuses. Sa stabilisation dépend de la croissance, de la maîtrise des dépenses publiques et de la capacité à lever l’impôt. Les banques centrales peuvent prêter aux États, mais en prenant garde à une inflation affaiblissant les entreprises. L’annulation des dettes publiques par la Banque centrale européenne pourrait ouvrir un cycle d’inflation et de dépenses immaîtrisable.

François ECALLE

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Alioune SALL, « Les Afriques en 2029 », Politique étrangère, Articles, Ifri, 29 mars 2019.
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