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Après le Brexit et le Covid : quel avenir pour l’Europe ?

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Politique étrangère, n° 4, vol. 86, 2021
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Page couverture PE n° 4 2021
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Les chocs du Brexit et de la pandémie de Covid-19 ont montré la résilience de la dynamique intégratrice de l’Union européenne – avec, en particulier, le plan Next Generation EU. Mais l’adoption de ce dernier a été difficile, et la pandémie a été aussi l’occasion de retours sur des initiatives purement nationales sur l’état de droit, la fermeture des frontières ou la vaccination. La Conférence sur l’avenir de l’Europe permettra-t-elle d’adopter les mutations constitutionnelles qui semblent s’imposer ?

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Le départ du Royaume-Uni de l’Union européenne (UE) en janvier 2020, en vertu de l’accord de retrait, et les négociations sur le nouveau cadre des relations entre l’UE et le Royaume-Uni, qui ont mené à la conclusion de l’Accord de commerce et de coopération de décembre 2020, ont coïncidé avec l’une des crises les plus dramatiques traversées par l’UE : la pandémie de Covid-19. La propagation du coronavirus a constitué une « tragédie humaine de proportion potentiellement biblique », qui a vivement éprouvé la résilience du projet d’intégration européenne. Avec un nombre de décès considérable et des conséquences socio-économiques dévastatrices, le Covid-19 a immédiatement monopolisé l’attention des dirigeants européens, forçant États membres et institutions de l’UE à prendre des mesures inédites pour contenir la propagation des contagions et trouver des solutions novatrices pour reconstruire l’économie européenne. La pandémie a aussi mis au jour les faiblesses du système de gouvernance de l’UE, suscitant de multiples questionnements sur l’avenir.


La résilience de l’intégration


L’irruption de la pandémie de Covid-19 – quelques jours seulement après le retrait du Royaume-Uni – a pris l’UE au dépourvu, comme toute autre autorité publique, et a d’abord suscité des réactions nationales non coordonnées. Néanmoins, la pandémie a fini par devenir un puissant moteur d’intégration européenne, notamment sur les sujets fiscaux et économiques. Comme détaillé ailleurs, à partir de mars 2020 la Commission, la Banque centrale européenne (BCE) et l’Eurogroupe ont déployé une panoplie de mesures : suspension du Pacte de stabilité et de croissance ; création d’un nouveau programme d’achats d’urgence face à la pandémie, qui a atteint à pleine capacité le volume de 1 850 milliards d’euros ; création d’une ligne de crédit dédiée au soutien face à la pandémie dans le cadre du Mécanisme européen de stabilité ; organisation d’un instrument européen de soutien temporaire pour l’atténuation des risques de chômage en situation d’urgence (SURE) à hauteur de 100 milliards d’euros. Ces mesures ont largement aidé l’UE et ses États membres à faire face aux coûts financiers impliqués par le Covid-19. Toutefois, c’est l’instrument de relance Next Generation EU qui est au cœur des réponses apportées par l’UE à la pandémie. […]


PLAN

  • La résilience de l’intégration
  • Dynamiques de désintégration
  • Évolution institutionnelle
  • Perspectives constitutionnelles


Federico Fabbrini est professeur de Droit européen à la Dublin City University et directeur du Brexit Institute.

Traduit de l'anglais par Cadenza Academic Translations.

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Après le Brexit et le Covid : quel avenir pour l’Europe ?

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Auteur(s)
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Le Brexit est-il vraiment « anglais » ?

Date de publication
21 décembre 2020
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Le résultat du référendum de 2016 ne traduisait pas un populisme, ou un exotisme culturel, spécifiquement anglais. L’opinion britannique était alors en phase avec les opinions européennes critiques vis-à-vis de l’Union européenne. La non-appartenance à la zone euro promettait une séparation sans trop graves effets. Séparation qu’annonçaient un fort attachement à la décision nationale et un détachement persistant vis-à-vis du projet européen, vu comme un simple lien économique.

Robert TOMBS
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La coopération militaire franco-britannique après le Brexit

Date de publication
21 décembre 2020
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Les questions de défense n’ont pas été sérieusement intégrées aux négociations du Brexit. Mais la redéfinition des priorités stratégiques américaines laisse à Londres peu d’espoir d’un special partnership égalitaire. Le retour de la France à une conception « gaullienne » de puissance d’équilibre pourrait par contre ouvrir la voie à un nouveau partenariat, qui ne prendrait toute son efficacité que dans le cadre d’une Alliance rééquilibrée et plus « européanisée ».

Adrien ABÉCASSIS Jolyon HOWORTH
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Les relations anglo-américaines après le Brexit : et moins si affinités ?

Date de publication
21 décembre 2020
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Le retour de la compétition des puissances, et l’érosion des moyens économiques et militaires britanniques mettent en cause la traditionnelle posture de suivisme de Londres vis-à-vis de Washington. Le Royaume-Uni ne pèse plus assez auprès des États-Unis, ni pour obtenir un accord commercial privilégié, ni en matière stratégique. Face au déclin inévitable de la relation bilatérale, Londres ne pourrait retrouver un poids diplomatico-stratégique que dans une Alliance atlantique rééquilibrée.

Robert SINGH
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La politique étrangère britannique après le Brexit : la géographie, c’est le destin

Date de publication
21 décembre 2020
Accroche

La vision britannique des rapports du Royaume-Uni au monde renvoie à la fois à la géographie et à l’histoire d’une puissance impériale. Mais le Brexit éclaire durement les changements du positionnement britannique : illusions sur la bienveillance américaine ; dépendance vis-à-vis des normes européennes sans pouvoir peser sur elles ; limitation des moyens d’influence extérieure. Union européenne et Royaume-Uni doivent trouver les moyens d’une nouvelle coopération, en particulier dans le domaine de la sécurité.

Stephen WALL

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Page couverture PE n° 4 2021
Federico FABBRINI, « Après le Brexit et le Covid : quel avenir pour l’Europe ? », Politique étrangère, Articles, Ifri, 21 décembre 2021.
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Après le Brexit et le Covid : quel avenir pour l’Europe ?