La filière munitions française face à la haute intensité : des équilibres à redéfinir ?
La filière munitions française s’est structurée autour d’une logique de flux pour limiter les coûts de structure et maintenir les savoir-faire de la base industrielle et technologique de défense (BITD).
Elle doit désormais se combiner à une logique de stock capable de donner aux armées les moyens de faire face au choc de la haute intensité.
Dans une guerre de haute intensité, l’absence de stocks suffisants et d’armements modernes permettant de prendre l’ascendant opérationnel sur l’adversaire est déterminant dans les tous premiers jours du conflit.
La maîtrise incontestée des espaces communs par les armées occidentales depuis la guerre du Golfe a conduit à un sous-investissement chronique dans les arsenaux défensifs, qui doivent aujourd’hui être renforcés en raison du retour d’une menace directe sur la force.
La soutenabilité financière des stocks ne peut être obtenue qu’à condition d’adapter l’offre industrielle au juste besoin des armées, en favorisant des solutions moins onéreuses là où les critères de performance et de complexité ne sont pas déterminants pour acquérir la supériorité opérationnelle.
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