La « fusion de l’information » : levier de la puissance maritime française ?
La France est une nation maritime. La stabilité de son économie nationale, de son commerce et de sa sécurité est intrinsèquement liée à la nature maritime du commerce international.
Le milieu marin, par son immensité, ses difficultés d’accès et la liberté de navigation qui caractérise son régime juridique, a toujours été un théâtre propice à de nombreux types d’activités illégales. La mer présente en effet un large éventail de cibles potentielles pour le terrorisme ou la piraterie, tels que les navires de commerce, les plateformes offshores ou les câbles sous-marins, dont la destruction ou la perturbation infligerait des dommages colossaux, tant sur le plan physique qu’économique. L’utilisation délibérée du domaine maritime pour commettre des actes nuisibles, hostiles ou illégaux, y compris contre le système de transport maritime, constitue dorénavant une menace permanente.
Les États-Unis élaborent en 2003 une stratégie dite d’Information Dominance, donnant naissance au GEOINT (Geospatial Intelligence), qui permet de collecter, traiter et diffuser des informations géoréférencées et géolocalisées, grâce à la fusion de données multicouches et multi-capteurs. Des innovations techniques, et de nouvelles réglementations permises par la convention Safety of Life at Sea (SOLAS), à partir de 2007, permettent de progressivement accroître la quantité d’informations exploitables et la capacité de suivi et de contrôle des activités en mer et permettent de développer les aspects maritimes du GEOINT.
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