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L’Arabie saoudite face à la compétition sino-américaine. La tentation du pivot de Mohammed bin Salman

Briefings
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Briefings de l’Ifri, 8 mars 2023
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Accroche

La visite du président chinois Xi Jinping à Riyad le 9 décembre 2022 a fait l’objet d’une couverture médiatique sans précédent. Ce second voyage depuis le début de la pandémie du Covid-19 a été l’occasion pour le leader chinois de se présenter comme un « partenaire naturel » de l’Arabie Saoudite et de ses voisins du Golfe. Pleine d’emphase, la rencontre a aussi et surtout contrasté avec la visite quelques mois plus tôt à Riyad du président américain Joe Biden.

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Xi Jinping accueille Mohammed bin Salman à la cérémonie d’ouverture du G20 à Hangzhou, Zhejiang, Chine – 5 septembre 2016
Xi Jinping accueille Mohammed bin Salman à la cérémonie d’ouverture du G20 à Hangzhou, Zhejiang, Chine – 5 septembre 2016
© Ma Zhancheng / UPI / Shutterstock
Corps analyses

La visite de Joe Biden avait alors été marquée par un climat de défiance se traduisant peu de temps après par la réduction de la production d’hydrocarbures saoudiens, en opposition ouverte avec les demandes affichées par le locataire de la Maison Blanche.

Hormis les grandes déclarations sur le rapprochement sino-saoudien, le voyage de Xi en décembre dernier n’a donné lieu qu’à de modestes avancées dans la coopération bilatérale. Une douzaine d’accords ont été signés et Pékin a salué la participation formelle de l’Arabie Saoudite à son « initiative de sécurité globale » mais tout cela relève de la déclaration d’intention plutôt que de la mise en pratique d’une politique précise.

Cette séquence diplomatique offre donc un aperçu éclairant des enjeux et des limites du rapprochement sino-saoudien : si celui-ci s’inscrit pour Riyad dans une logique de diversification vis-à-vis de son partenariat américain, il est encore loin de s’y substituer. Partant de ce constat, cette note revient sur le récent rapprochement entre l'Arabie Saoudite et la Chine en rappelant son contexte historique puis l'impulsion spécifique donnée par Mohammed bin Salman (MBS) depuis son ascension à Riyad après 2015. Enfin, nous soulignons les limites de cet engouement saoudien pour le régime chinois en évoquant plusieurs dossiers de politique étrangère sur lesquels d'importantes divergences subsistent.

 

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Contenu disponible en :

ISBN / ISSN

979-10-373-0683-8

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L’Arabie saoudite face à la compétition sino-américaine. La tentation du pivot de Mohammed bin Salman

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Jean-Loup SAMAAN

Intitulé du poste

Ancien chercheur associé, Programme Turquie/Moyen-Orient de l'Ifri

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Mosquée Süleymaniye, Istanbul, Turquie
Programme Turquie/Moyen-Orient
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Le programme Turquie/Moyen-Orient de l’Ifri fournit une expertise sur l’évolution des systèmes politiques, des sociétés et des économies de la région. Il se focalise d’une part sur les évolutions en Turquie et au Levant (influences turque et iranienne, risque de morcellement des États de la région, recompositions diplomatiques), et également au Maghreb (insertion du Maghreb dans les circuits mondiaux, relations politiques et économiques avec l’Europe et avec l’Afrique sub-saharienne…).

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L’Iran face à la recomposition de son environnement régional. Entre survie du régime et isolement stratégique

Date de publication
15 juin 2026
Accroche

La guerre de quarante jours déclenchée le 28 février 2026 par l’offensive israélo-américaine contre l’Iran a ouvert une nouvelle phase dans l’histoire des relations entre la République islamique et ses voisins. Si le régime a démontré une capacité de résilience face à une campagne militaire d’une ampleur inédite depuis la guerre Iran-Irak (1980-1988), sa survie ne doit pas être confondue avec une victoire stratégique. Comme le révèle la séquence actuelle, la République islamique conserve une capacité de nuisance importante mais voit simultanément se réduire ses réseaux d’influence au Moyen-Orient, ses coopérations économiques dans la zone et les acquis diplomatiques de l’accord de mars 2023, conclu avec l’Arabie saoudite, sous l’égide de la Chine.

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La politique allemande envers Israël : dépassée depuis le 7 Octobre

Date de publication
01 juin 2026
Accroche

Peu de pays ont été aussi profondément affectés par les attaques du 7 octobre et la guerre à Gaza qui a suivi que l’Allemagne. Il ne s’agit pas simplement d’une controverse politique. Cela reflète un problème structurel plus profond : la politique allemande envers Israël repose depuis longtemps sur deux principes directeurs, une responsabilité historique particulière à l’égard d’Israël, héritée de l’Holocauste, et un engagement ferme en faveur de normes universalistes, avant tout le droit international et les droits de l’homme.

Peter LINTL
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L'escalade dans la continuité : la politique étrangère de l’Espagne envers Israël et la Palestine après le 7 octobre

Date de publication
05 mai 2026
Accroche

Au cours des deux dernières années, l’Espagne s’est imposée comme l’un des pays les plus vocaux dans son soutien à la cause palestinienne. Si Madrid s’est initialement alignée sur la position européenne dominante, reconnaissant le droit d’Israël à se défendre après les attaques du 7 octobre, elle s’en est rapidement distinguée de la plupart des États membres de l’Union européenne (UE) en remettant en question, puis en condamnant, la conduite de la guerre par Israël à Gaza.

Moussa BOUREKBA
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La reconnaissance de la Palestine par l'Australie : un cas où le statu quo prime sur la responsabilité

Date de publication
21 avril 2026
Accroche

Les attentats terroristes perpétrés par le Hamas contre Israël le 7 octobre 2023 ont coûté la vie à plus d’un millier d’Israéliens, modifiant irrévocablement la perception internationale du conflit israélo-palestinien. Le gouvernement australien a fait part de son profond choc et de son dégoût face aux attaques du Hamas, tout en réaffirmant son soutien diplomatique et politique indéfectible à Israël. Mais à mesure que la riposte israélienne s’est davantage orientée vers la vengeance et qu’elle a servi de prétexte pour réaliser le rêve idéologique de longue date d’un Grand Israël, le soutien de l’Australie s’est fait plus discret et conditionnel.2 Cela a abouti à l’adhésion de l’Australie à la Grande-Bretagne, à la France et au Canada pour reconnaître officiellement un État palestinien lors de l’Assemblée générale des Nations unies en septembre 2025.

Martin KEAR
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Xi Jinping accueille Mohammed bin Salman à la cérémonie d’ouverture du G20 à Hangzhou, Zhejiang, Chine – 5 septembre 2016
© Ma Zhancheng / UPI / Shutterstock

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Jean-Loup SAMAAN, « L’Arabie saoudite face à la compétition sino-américaine. La tentation du pivot de Mohammed bin Salman », Briefings, Ifri, 8 mars 2023.
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L’Arabie saoudite face à la compétition sino-américaine. La tentation du pivot de Mohammed bin Salman