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Les fragilités du Kurdistan irakien

Ramses Contributions
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Le Kurdistan irakien arbore les institutions d’un État. Mais ses divisions politiques et ses faiblesses économiques minent ses prétentions à plus d’autonomie. Ses relations avec les acteurs de la région et au-delà ne semblent guère pouvoir concrétiser un appui à une marche vers l’indépendance qui demeure incertaine.

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Le 2 avril 2017, Massoud Barzani, président du Gouvernement régional du Kurdistan (GRK), a réuni à Erbil les deux bureaux politiques du Parti démocratique du Kurdistan (PDK) et de l’Union patriotique du Kurdistan (UPK). Le lendemain, un communiqué commun était publié : « En cette année 2017, nous allons organiser un référendum sur l’indépendance du Kurdistan. » La même semaine, Barzani envoyait à Bagdad une délégation représentant les deux partis pour rencontrer le président irakien Fouad Massoum, le Premier ministre Haïder Al-Abadi et le président de l’Assemblée nationale Salim Al-Jabouri. Une semaine plus tôt, le 28 mars 2017, le conseil provincial de Kirkouk avait approuvé à la majorité le placement du drapeau kurde sur les bâtiments gouvernementaux de la ville, grâce aux 25 voix des conseillers kurdes, les 16 conseillers arabes et turkmènes n’ayant pas participé au scrutin. Cela, en dépit des multiples menaces de Recep Tayyip Erdogan : « Que les propriétaires de ce drapeau sachent qu’ils font du séparatisme [...]. Je m’adresse au gouvernement régional du Kurdistan irakien : revenez sans attendre sur cette erreur. » ; ou « Abaissez ces drapeaux, poursuivez votre chemin avec le seul drapeau national irakien. Sinon, excusez-moi, mais vous serez contraints de faire marche arrière. » ; ou encore « En ce moment, nos relations se portent bien, ne brouillez pas ces relations. » Et pourtant, le drapeau kurde flotte toujours, non seulement sur Kirkouk, mais aussi sur l’ensemble des zones disputées entre Erbil et Bagdad. Sommes-nous à la veille de l’indépendance de ce que certains appelaient le « havre de paix » ?

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Les fragilités du Kurdistan irakien

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Adel BAKAWAN

Intitulé du poste

Chercheur associé, Programme Turquie/Moyen-Orient de l'Ifri

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Mosquée Süleymaniye, Istanbul, Turquie
Programme Turquie/Moyen-Orient
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Le programme Turquie/Moyen-Orient de l’Ifri fournit une expertise sur l’évolution des systèmes politiques, des sociétés et des économies de la région. Il se focalise d’une part sur les évolutions en Turquie et au Levant (influences turque et iranienne, risque de morcellement des États de la région, recompositions diplomatiques), et également au Maghreb (insertion du Maghreb dans les circuits mondiaux, relations politiques et économiques avec l’Europe et avec l’Afrique sub-saharienne…).

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La politique allemande envers Israël : dépassée depuis le 7 Octobre

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Accroche

Peu de pays ont été aussi profondément affectés par les attaques du 7 octobre et la guerre à Gaza qui a suivi que l’Allemagne. Il ne s’agit pas simplement d’une controverse politique. Cela reflète un problème structurel plus profond : la politique allemande envers Israël repose depuis longtemps sur deux principes directeurs, une responsabilité historique particulière à l’égard d’Israël, héritée de l’Holocauste, et un engagement ferme en faveur de normes universalistes, avant tout le droit international et les droits de l’homme.

Peter LINTL
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Accroche

Au cours des deux dernières années, l’Espagne s’est imposée comme l’un des pays les plus vocaux dans son soutien à la cause palestinienne. Si Madrid s’est initialement alignée sur la position européenne dominante, reconnaissant le droit d’Israël à se défendre après les attaques du 7 octobre, elle s’en est rapidement distinguée de la plupart des États membres de l’Union européenne (UE) en remettant en question, puis en condamnant, la conduite de la guerre par Israël à Gaza.

Moussa BOUREKBA
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La reconnaissance de la Palestine par l'Australie : un cas où le statu quo prime sur la responsabilité

Date de publication
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Martin KEAR
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Iran-Israël : la guerre idéologique de 1979 à nos jours

Iran-Israël : la guerre idéologique de 1979 à nos jours

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L’attaque déclenchée sur l’Iran en février 2026 par Israël avec l’aide des États-Unis constitue l’apogée de la confrontation entre les deux pays. Historien des relations internationales, Clément Therme analyse cinquante ans d’un conflit qui, plus que jamais, a un impact mondial.

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Couverture Ramses 2018
Adel BAKAWAN, « Les fragilités du Kurdistan irakien », Ramses, Contributions, Ifri, 11 septembre 2017.
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Les fragilités du Kurdistan irakien