Le débat décliniste aux Etats-Unis
Série sur l'avenir du leadership américain, janvier 2013
Les interrogations sur le déclin de la puissance nationale sont un fait récurrent aux Etats-Unis. Le débat actuel mobilise les sujets traditionnels que sont l’ennemi – aujourd’hui la Chine-, et l’imperial overstretch, épuisement de l’empire face à plus de dix ans d’opérations extérieures bien peu satisfaisantes. S’y ajoute cette fois-ci la crise économique et politique à l’intérieur même du pays. Le déclin est-il cette fois ci réellement enclenché ou ne s’agit-il que d’une dépression passagère ?
Pas un discours de la récente campagne présidentielle ne s’est déroulé sans que l’un des candidats ne rappelle à son auditoire la place centrale de l’Amérique dans le monde et ne fasse référence à l’exceptionnalisme américain. Ce constant rappel, qui a fait l’objet d’une surenchère entre le Président Obama et le candidat Romney, est symbolique du doute profond qui s’est installé dans les esprits de la classe politique américaine : que reste-t-il de l’exceptionnalisme américain ?
Le débat actuel ne surprendra personne, puisque les Etats-Unis sont coutumiers des théories déclinistes. Comme le rappelait Josef Joffe dans Foreign Affairs en 2009 : « tous les dix ans, les Etats-Unis se mettent à l’heure du déclin ». Depuis les années 1950 au lendemain du lancement du satellite soviétique Spoutnik, les Etats-Unis voient régulièrement resurgir une poussée de déclinisme : avec le missile gap mis en avant par John F. Kennedy ; la fin du monde bipolaire prédite par Richard Nixon et Henry Kissinger ; la « crise de confiance » dénoncée par Jimmy Carter en juillet 1979 ; ou encore la théorie de l’imperial overstretch (« l’épuisement de l’empire ») développée par Paul Kennedy dans The Rise and Fall of the Great Powers (1987). La prospérité économique des années 1990 et le déclin du Japon ont eu pour mérite de mettre ces théories de côté, jusqu’à l’actuelle Grande Récession dont essaient toujours de se sortir les Etats-Unis. Les périodes de crise sont donc l’occasion pour les Américains de remettre en cause leur place sur l’échiquier mondial. Mais qu’en est-il cette fois-ci ? Y-a-t-il une différence entre les théories déclinistes apparues depuis les années 1950 et celles auxquelles la dernière crise économique a donné naissance ?
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Le débat décliniste aux Etats-Unis
Lula : une victoire sous contraintes
La victoire du 25 octobre 2026. Au soir du 4 octobre, l'affaire semblait très mal engagée pour Lula. Il recueillait 45,2% des voix au premier tour de l'élection présidentielle, contre 47,0% pour son adversaire Flávio Bolsonaro, soit un écart de 2 225 millions de voix. De surcroît, les électeurs s'étant portés vers les autres candidats, au total plus de 9 millions, paraissaient plutôt enclins à se reporter vers F. Bolsonaro au second tour. Ce résultat contredisait les sondages des semaines précédentes, qui accordaient un très modeste avantage à Lula.
Canada : le retour des indépendantismes
À deux reprises, à quelques semaines d’intervalle, la question de l’indépendance de l’une des dix provinces du Canada est posée. Au Québec, d’abord, où l’élection du Parti québécois (PQ), qui porte cette question au cœur de son programme, ouvre la perspective d’un troisième référendum dans les prochaines années. En Alberta, ensuite, où les citoyens seront appelés le 19 octobre 2026 à répondre à la question suivante : « L’Alberta devrait-elle rester une province du Canada, ou le gouvernement de l’Alberta devrait-il entamer le processus juridique requis par la Constitution canadienne pour organiser un référendum provincial contraignant sur la question de savoir si l’Alberta doit se séparer ou non du Canada ? ».
Canada : vers un retour aux sources européennes ?
Quand Ursula von der Leyen prendra la parole le 16 septembre pour le traditionnel discours sur l’état de l’Union européenne (UE), de nombreux regards risquent de se tourner vers la tribune d’honneur, où aura pris place le Premier ministre canadien Mark Carney. Celui qui avait su, en début d’année, si justement saisir l’air du temps avec son désormais célèbre discours de Davos s’est en effet imposé depuis lors comme une source d’inspiration internationale, érigée par certains au rang de héraut anti-Trump. Sa récente décision de quitter la table des négociations commerciales avec les États-Unis, après avoir un temps donné le sentiment d’être prêt à céder, n’a fait que renforcer cette aura en Europe, notamment auprès de ceux, nombreux, qui avaient regretté l’approche trop conciliante de l’Union lors des négociations de Turnberry.
Abelardo de la Espriella, élu président en Colombie
Abelardo de la Espriella a été élu le 21 juin président de la Colombie, pour un mandat de quatre ans (non renouvelable) qui commencera le 7 août 2026. Il a été élu avec 49,66 % des voix, contre 48,70 % pour son opposant de gauche Iván Cepeda, soit une différence d’environ 250 000 votes. C’est la première fois qu’un président colombien est élu, dans le système actuel d’élection à deux tours, avec moins de 50 % des voix.