15
juin
2022
Espace Média L'Ifri dans les médias
Marc-Antoine EYL-MAZZEGA, cité par Cécile Boutelet et Adrien Pécout dans Le Monde

Gazprom réduit de 40 % ses livraisons par le gazoduc Nord Stream 1

La fourniture de gaz russe a chuté subitement mardi 14 juin. Officiellement, l’opérateur du gazoduc peine à remplacer des pièces du groupe Siemens en cours de réparation au Canada. Le cours du gaz a rebondi de 16 % dans la foulée.

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Est-ce un premier signe d’une coupure inopinée du gaz de la part de Moscou, scénario extrêmement redouté par l’économie européenne ? La pression est en tout cas montée d’un cran, mardi 14 juin, quand Gazprom a annoncé une réduction de 40 % des livraisons via le gazoduc de la mer Baltique Nord Stream 1. Officiellement pour des raisons techniques : le groupe Siemens n’aurait pas livré à temps des pièces en réparation, nécessaires au bon fonctionnement de la station de compression de Portovoïe, près de la ville de Vyborg, au départ du pipeline en Russie.

Le groupe Siemens Energy a confirmé, mardi, que les pièces réclamées par Gazprom avaient bien subi des réparations et ne pouvaient être livrées en raison des sanctions imposées par les pays occidentaux contre la Russie. Il s’agit d’une turbine, qui a été remise en état au Canada, mais ne peut quitter le pays pour l’instant. Les gouvernements de Russie et du Canada sont actuellement en pourparlers pour trouver une solution. Mais si l’argument technique est confirmé, est-il suffisant pour justifier une telle baisse des livraisons, alors que d’autres gazoducs pourraient compenser la baisse de capacité de Nord Stream 1 ? Ou s’agit-il d’une nouvelle manœuvre de Moscou pour accentuer la pression sur l’Europe et faire grimper les prix ?

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Pour Marc-Antoine Eyl-Mazzega, directeur du centre Energie & Climat de l’Institut français des relations internationales (IFRI), il fait peu de doute que Moscou cherche à profiter de la situation : jusque-là, « dès que les prix du gaz baissent, ou que l’Union européenne décide de mesures contre la Russie – sanctions, embargo, livraison d’armes –, les Russes jouent l’escalade sur le gaz pour réduire les livraisons et faire remonter les prix ». 

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Mots-clés
énergie gazoduc Gazprom Nord Stream