Faut-il dialoguer avec Vladimir Poutine et Bachar Al Assad ?
Invité de l'émission :
- Isabelle Lasserre rédactrice en chef adjoint du service de politique étrangère du Figaro
- Thomas Gomart directeur du développement stratégique de IFRI
Ukraine : guerre ou paix?
Tatiana Kastoueva-Jean sur Europe 1 jeudi 19 février à propos des accords de Minsk II et de la situation en Ukraine.
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A partir de 39'30''
Les accords de Minsk sur l'Ukraine sont-ils voués à l'échec ?
« Depuis l’accord conclu mercredi 11 février à Minsk, la ligne de démarcation entre l’armée ukrainienne et les séparatistes a changé avec la chute, qui était prévisible, de la ville de Debaltseve. »
"Poutine a remis en question l'ordre de l'après-guerre froide"
"Tous les mécanismes sécuritaires sur lesquels reposait l’ordre de l’après-guerre froide ont été remis en question par l’annexion de la Crimée et la déstabilisation de l’Ukraine"
"La France et l'Allemagne ont décidé qu'il fallait agir maintenant"
Suite à l'accord de Minsk du 13 février, Vivien Pertusot estime que la France et l'Allemagne ont décidé qu'il était important d'agir au plus vite dans le conflit russo-ukrainien. Selon lui, cet accord est une avancée, mais n'est pas la panacée, pas plus qu'il n'est le fruit d'un consensus européen.
"Une volonté de tenir les États-Unis à l'écart des discussions"
Pour Thomas Gomart, l'Europe a tout intérêt à régler le dossier ukrainien sans l'aide des États-Unis.
Ukraine : accord sans garantie
Seize heures de négociations. Réunis mercredi soir à Minsk, en Biélorussie, les présidents russe Vladimir Poutine, ukrainien Petro Porochenko, français François Hollande, la chancelière allemande Angela Merkel ont passé une nuit blanche à négocier point par point un accord pour éviter la "guerre totale" dans l'est de l’Ukraine. Après un long marathon diplomatique, des discussions houleuses et beaucoup de tensions, c’est finalement le maître du Kremlin lui-même qui a annoncé la nouvelle : "On a réussi à trouver un accord sur l'essentiel."
En Occident, personne n'est prêt à mourir pour Kiev
"Pour la politologue Tatiana Kastouéva-Jean, le sommet prévu demain à Minsk (Biélorussie) a peu de chance de déboucher sur un règlement du conflit entre Kiev et Vladimir Poutine."
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Vladimir Poutine se rêve en Nicolas Ier
Le président russe considère que toute solution diplomatique en Ukraine lui ferait perdre la face, argumente Thomas Gomart, directeur du développement stratégique de l'Ifri (Institut français des relations internationales).
Tout le monde s'interroge aujourd'hui sur les intentions finales de Vladimir Poutine, pris dans une dangereuse fuite en avant. En moins d'un an, le président russe a conduit son pays des JO de Sotchi au pilonnage de Marioupol, après avoir annexé la Crimée.
Ukraine : "l'Europe doit fixer des limites à Poutine"
Les Etats-Unis réfléchissent à armer l'Ukraine pour contrer les séparatistes pro-russes.
Wendy Bouchard reçoit Dominique Moïsi, conseiller spécial de l'Institut français des relations internationales (IFRI)
L'Europe désemparée face à la surenchère russe
Malgré la reprise des hostilités en Ukraine, les Vingt-Huit restent divisés sur la riposte à adopter tàce à Moscou. Or les divisions restent évidentes. Londres, qui a exigé la réunion de jeudi, la Pologne et les Etats baltes sont toujours en pointe pour réclamer une condamnation sans faille de la Russie.
Les conséquences du schisme russo-occidental
En Russie comme en Occident, les symboles historiques servent souvent à justifier les choix fatidiques. Neuf mois après les faits, Vladimir Poutine est revenu sur les conditions de « réunification historique » de la Crimée à la Russie, en disant que la péninsule revêtait une « importance stratégique » comme « source spirituelle » de la nation russe. Se référant au baptême de Vladimir le Grand à Cherson, il souligna, à cette occasion, la valeur sacrée de la Crimée pour la Russie « comme le mont du Temple à Jérusalem pour les fidèles de l'islam et du judaïsme »...
Syrie : le rendez-vous de Moscou sert surtout le jeu russe au Moyen-Orient
C'est la première réunion diplomatique consacrée a la Syrie depuis la conference de Geneve 2, en fevrier 2014. Organisée cette semaine a Moscou, personne n'en attend de resultat Les pourparlers
se déroulent sans ordre du jour et sans que soit évoquée l'idée d'un gouvernement transitoire La Coalition nationale de l'opposition en exil, qui exigeait que la rencontre ait lieu dans un « pays neutre » et non chez le principal allie de Bachar el-Assad, ne s'est pas déplacée...
Poutine absent aux cérémonies d'Auschwitz pour "crier son désaccord avec l'Occident"
Vladimir Poutine sera mardi le grand absent des commémorations des 70 ans de la libération du camp d'extermination d'Auschwitz-Birkenau, en Pologne. Par-delà ce qui pourrait passer pour un geste d'humeur, quelles sont les raisons de l'absence du président russe?
Le prix de la sécurité énergétique : l'Europe et la Russie peuvent-elles se passer l'une de l'autre ?
Sur fond de crise ukrainienne, la montée des tensions avec la Russie conduit l'Union européenne à reconsidérer sa dépendance aux importations de gaz russe. A son tour, la Russie chercheà diversitfier son portefeuille de clients. Cette prise de distance ne fait pas question sur la plan politique. Pourtant, si elle était poussée jusqu'au divorce, elle serait particulièrement coûteuse, tant pour le consommateur européen que pour le fournisseur russe.
dans Diplomatie Magazine, p. 58-61, Janv-Fev 2015
La Russie a-t-elle une stratégie en Asie centrale ?
La politique extérieure russe a négligé l’Asie centrale durant une grande partie de l’époque soviétique. Les choses évoluent désormais : les conjonctures régionale et internationale poussent Moscou à s’intéresser de plus en plus à l’Asie centrale.
Contest and conquest: Russia and global internet governance
For more than a decade, Russia’s foreign policy has sought to challenge the international consensus on a number of issues. Today, as the international internet ecosystem is becoming more volatile, Moscow is eager to shift the western narrative over the current global internet governance regime, in which the United States retains considerable leverage. In a context wherein states increasingly forge links between cyberspace and foreign policy, this article explores Russia’s deepening involvement in internet governance. The disclosure by Edward Snowden of the US government’s wide net of online surveillance contributed to legitimize the Russian approach to controlling online activity. While the struggle around the narrative of internet governance has been heating up since then, Russia actively seeks to coordinate internet governance and cyber security policies with likeminded states in both regional forums and the United Nations. By introducing security concerns and advocating more hierarchy and a greater role for governments, Moscow is contributing to the politicization of global cyber issues and seeking to reshape the network in accordance with its own domestic political interests. Indeed, the Russian leadership has come to consider the foreign policy of the internet as the establishment of a new US-led hegemonic framework that Washington would use to subvert other sovereign states with its own world views and values.
Cuba: il était une fois la Révolution
Il aura fallu dix-huit mois de négociations sécrètes, tantôt au Canada, tantôt au Vatican où le pape François a servi d’intermédiaire pour obtenir cette réconciliation historique.
Ce rapprochement spectaculaire et inattendu met fin à cinquante-trois ans de confrontations. Mais pourquoi le dégel des relations entre les Etats-Unis et Cuba survient-il aujourd’hui ? Quelles peuvent être les conséquences de ce réchauffement diplomatique ? Saluée par les dirigeants d’Amérique latine, cette réconciliation tourne la page d’un demi-siècle de glaciation. Le mur est tombé entre les Etats-Unis et l’île de Fidel. Mais si la Guerre froide semble prendre fin à l’Ouest, à l’Est au contraire la tension monte d’un cran avec la Russie de Vladimir Poutine. Sur fond de crise ukrainienne et de baisse des cours du pétrole, le maître du Kremlin qui doit faire face aux conséquences des sanctions occidentales et à l’effondrement de sa monnaie, a accusé les Occidentaux de se comporter comme un "empire" qui veut "faire marcher au pas ses vassaux" et de créer un nouveau "mur" en Europe.
La chute du rouble provoque inquiétudes... et achats
La chute accélérée du rouble ces derniers jours a plongé les Russes dans l'irrationnel. Parmi les plus actifs et désorientés, hier, les responsables des bureaux de change. En urgence, ils se sont mis à chercher de nouveaux panneaux lumineux à trois chiffres. Car, hier, ce qui semblait impossible le matin même, l'est devenu en quelques heures : l'euro a dépassé le seuil des 100 roubles...
La Russie : entre la géopolitique et l’émergence
La crise ukrainienne semble faire redécouvrir à l’Europe la géopolitique, avec la prise des territoires, les rivalités entre les grandes puissances et le partage des sphères d’influence. La Russie est pointée du doigt comme la principale initiatrice de ce retour à la géopolitique, elle, qui pourtant faisait de l’émergence une carte majeure de son retour sur la scène internationale.
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