Turquie
Les élections présidentielles et législatives qui se sont tenues en Turquie au mois de mai 2023 ont consacré la victoire de la coalition à coloration islamo-nationaliste emmenée par Recep Tayyip Erdoğan. La crise économique, les effets dévastateurs du tremblement de terre du mois de février, la dégradation du dossier kurde et la multiplication des menaces géopolitiques ont sans doute avantagé les sortants, malgré un effort inédit de l’opposition pour promouvoir la nécessité d’une alternance. Qu’attendre de ce nouveau mandat d’Erdoğan, qui sera en principe le dernier ?
Fort des travaux de son programme Turquie contemporaine fondé en 2008, l’Ifri intensifie ses analyses dans une approche prospective avec le projet de recherche « Turquie 2050 ». La politique intérieure, l’économie et la diplomatie turques seront scrutées pour en éclairer les points aveugles, afin d'anticiper les tendances à venir.
The Taboo of the Armenian Genocide, Part Two: The Politics of American Avoidance
Le génocide arménien est depuis un certain temps devenu un sujet de débats et de tribulations dans la politique américaine. Il a souvent été un point important des campagnes présidentielles, comme ce le fût lors de celle du Président actuel Barack Obama: il avait alors promis de le reconnaître. Le génocide a fait l'objet de nombreux votes (le plus récent eu lieu en 2010), qui n'ont pour l'instant jamais réussit à le faire reconnaître. Il a été un point de convergence pour les intérêts, le lobbying, et les investissements étrangers. Avec la récente reconnaissance allemande du génocide et l'arrivée de l'élection présidentielle américaine, la spéculation de la reconnaissance américaine a une fois de plus atteint un niveau élevé. S'il existe différents acteurs clés de la politique américaine, la spécificité de la question du génocide arménien est l'importance des lobbies arménien, turc et israélien, ainsi que les circonscriptions qu'ils représentent.
The Taboo of the Armenian Genocide, Part One: Global Reaction and American Inaction
« Jusqu’où ira l’escalade russo-turque ? »
Dans cette tribune, Julien Nocetti analyse les points de crispation entre la Russie et la Turquie – en Syrie tout particulièrement. En défiant Ankara, Moscou vise également l’OTAN.
Migrations en Afrique : un regard neuf. Politique étrangère, n° 1, printemps 2016
Les déplacements des Africains concernent massivement…l’Afrique seule. Se préoccuper des migrations internationales, c’est donc porter le regard bien au-delà des conjonctures européennes. Ce numéro de Politique étrangère s’y attache, tentant de décrire (dans son dossier Migrations en Afrique : un regard neuf) les déterminants multiples des mouvements migratoires, les tentatives des États du continent noir pour gérer le problème majeur des déplacés internes, les difficultés d’intégration des migrants du travail dans les sociétés d’accueil, ou les faux-semblants des accords euro-africains de réadmission…
Attentat à Istanbul: "C'est l'image de la Turquie qui est aujourd'hui en cause"
Une forte explosion a secoué ce matin tout le centre d’Istanbul vers 10h20, faisant au moins 10 morts, dont 8 Allemands, et 15 blessés. L'attaque a été perpétrée à quelques mètres de l'ancienne basilique Sainte-Sophie et de la grande mosquée de Sultanahmet, au cœur du quartier touristique et historique de la métropole turque. C'est la première fois que l'Allemagne, où il y a une forte immigration turque, a été la victime principale d'une attaque terroriste. Selon Ankara, l'auteur de l'attentat, d'origine syrienne, appartient à l'EI.
«La crise syrienne viendra à bout du pouvoir d'Erdogan»
Spécialiste de la Turquie, Dorothée Schmid estime qu'en accusant un Syrien, le président turc cherche à désigner un nouvel ennemi pour redorer son image.
Terrorisme, réfugiés, PKK : Erdogan face au défi sécuritaire
Table ronde d'actualité internationale en partenariat avec Libération : Terrorisme, réfugiés, PKK : Erdogan face au défi sécuritaire. Avec Dorothée Schmid, Emre Demir et Marc Sémo.
Après l'attentat d'Istanbul, qu'en est-il de la Turquie ?
L'attentat du 12 janvier à Istanbul a coûté la vie à dix touristes allemands et fait 17 blessés à quelques centaines de mètres de la basilique Sainte-Sophie et de la Mosquée bleue. Il rappelle celui d'octobre dernier devant la gare d'Ankara, également attribué aux djihadistes qui a tué 103 personnes. Depuis la police turque a multiplié les coups de filet dans les milieux djihadistes ainsi que renforcé les contrôles frontaliers pour tenter d'endiguer le flux des recrues étrangères qui rejoignent Daesh en Syrie. Les attentats peuvent-ils remettre en cause l'adhésion de la Turquie à l'Europe ?
La fragilité d'Erdogan, une menace pour le Moyen-Orient
Il y a cinq ans, au début de ce que l'on appelait encore le Printemps arabe, l'heure de la Turquie semblait être venue. Humiliée « à l'Ouest » par une Union européenne, qui, après lui avoir fait de fausses promesses, lui avait signifié qu'elle ne voulait vraiment pas d'elle dans son club, la Turquie retrouvait au Moyen-Orient une fierté et une légitimité économique, sociale et politique qui faisaient oublier, pour partie au moins, son passé impérial. Les héritiers de l'empire ottoman apparaissaient comme un modèle incontournable.
Le HDP, un nouveau venu en quête d’ancrage
L’élection présidentielle du mois d’août 2014, puis les élections législatives de 2015 en Turquie ont attiré l’attention sur l’émergence d’un nouveau venu sur la scène politique : le Parti Démocratique des Peuples (HDP, Halkların Demokratik Partisi). Sous l’impulsion de ses deux co-présidents, Figen Yüksekdağ et surtout Selahattin Demirtaş, candidat à l’élection présidentielle de 2014 et figure charismatique désormais indissociable du parti, le HDP s’est imposé sur cet intervalle de temps comme une nouvelle force d’opposition au gouvernement islamo-conservateur du président turc, Recep Tayyip Erdoğan, et de son parti l’AKP.
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