Les conséquences du COVID-19 pour Israël et les Territoires palestiniens. Une accélération de l’Histoire ?
Bien qu’une deuxième vague de contaminations touche Israël depuis le début du mois de juin, la gestion centralisée et efficace de la pandémie de COVID-19 y a été largement saluée, tout comme dans les Territoires palestiniens où une catastrophe sanitaire a été évitée.
La pandémie a en tout cas fourni l’opportunité à Benyamin Netanyahou de former un gouvernement d’urgence, mettant ainsi fin à un cycle électoral qui paralysait le système politique israélien depuis plus d’un an. Si la priorité absolue des Israéliens demeure le redressement économique du pays suite à la fermeture du pays, le gouvernement pourrait procéder à l’annexion partielle de la Cisjordanie dès le mois de juillet 2020. La mise à exécution de cette menace, dont les modalités sont loin de faire l’unanimité jusqu’au sein du gouvernement de l’État hébreu, pourrait bousculer les équilibres géopolitiques dans la région. À Ramallah, l’Autorité palestinienne a fait le choix de résilier les accords qui encadrent sa coopération quotidienne avec Israël et les États-Unis. Si cette stratégie était maintenue dans les prochains mois, elle s’apparenterait fortement à un chant du cygne pour Mahmoud Abbas, qui compte sur la communauté internationale pour prévenir tout changement de paradigme sur le terrain.
Contenu disponible en :
Régions et thématiques
ISBN / ISSN
Utilisation
Comment citer cette publicationPartager
Téléchargez l'analyse complète
Cette page ne contient qu'un résumé de notre travail. Si vous souhaitez avoir accès à toutes les informations de notre recherche sur le sujet, vous pouvez télécharger la version complète au format PDF.
Les conséquences du COVID-19 pour Israël et les Territoires palestiniens. Une accélération de l’Histoire ?
Centres et programmes liés
Découvrez nos autres centres et programmes de rechercheEn savoir plus
Découvrir toutes nos analysesLa reconnaissance de la Palestine par l'Australie : un cas où le statu quo prime sur la responsabilité
Les attentats terroristes perpétrés par le Hamas contre Israël le 7 octobre 2023 ont coûté la vie à plus d’un millier d’Israéliens, modifiant irrévocablement la perception internationale du conflit israélo-palestinien. Le gouvernement australien a fait part de son profond choc et de son dégoût face aux attaques du Hamas, tout en réaffirmant son soutien diplomatique et politique indéfectible à Israël. Mais à mesure que la riposte israélienne s’est davantage orientée vers la vengeance et qu’elle a servi de prétexte pour réaliser le rêve idéologique de longue date d’un Grand Israël, le soutien de l’Australie s’est fait plus discret et conditionnel.2 Cela a abouti à l’adhésion de l’Australie à la Grande-Bretagne, à la France et au Canada pour reconnaître officiellement un État palestinien lors de l’Assemblée générale des Nations unies en septembre 2025.
La Russie, les Palestiniens et Gaza : ajustements après le 7 octobre
L'Union soviétique (URSS), puis la Fédération de Russie en tant que successeur légal internationalement reconnu, ont toujours cherché à jouer un rôle visible dans les efforts visant à résoudre le conflit israélo-palestinien.
Le Canada et la reconnaissance de l'État palestinien
Le 21 septembre 2025, le Canada est devenu le 148ème pays à reconnaître l'État palestinien. Cette mesure a été coordonnée avec le Royaume-Uni et l'Australie en face d'une forte opposition américaine et israélienne.
La République d’Irlande et la question palestinienne
Depuis le milieu du XXᵉ siècle, la politique étrangère de la République d’Irlande s’est construite sur un double héritage qui lui confère une position unique parmi les États d’Europe occidentale.