La guerre des détroits, une onde de choc mondiale ?
Depuis le blocage en février dernier du détroit d'Ormuz, plus de 12% des flux mondiaux de pétrole sont acheminés par le détroit de Bab el-Mandeb, au sud-ouest de la péninsule arabique. Ce vendredi 11 septembre, des rebelles houthis ont réalisé une percée dans le sud du Yémen et ont pris le contrôle de ce détroit, verrouillant la péninsule arabique.
Or, depuis mai, le cours du baril de pétrole s'installe au-dessus de la barre des 100 dollars : on estime que le Brent, pétrole brut de référence, pourrait atteindre entre 120 et 150 dollars le baril. Pour analyser la situation, Élizabeth Quin reçoit l'historien Thomas Gomart, directeur de l’Ifri.
L'Arabie saoudite prise en étau : la guerre des détroits, une onde de choc mondiale ?
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« Le problème, c'est la simultanéité de ces crises. En même temps, il y a une plasticité des flux maritimes. Par exemple, quand Ormuz était bloqué, nous avons trouvé d'autres manières de transiter et d'alimenter les marchés européens et asiatiques. Maintenant, ça devient problématique, car si on a Bab el-Mandeb et Ormuz simultanément bloqués, plus une pression sur la Russie, qui est attaquée dans ses infrastructures par l'Ukraine compte tenu de l'agression en Ukraine, vous avez en fait une pression inhabituelle sur les détroits et le marché de l'énergie. »
Directeur de l'Ifri
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