Retour sur la Conférence navale de Paris 2026 : réarmement naval et opérations en environnement contesté
Du 2 au 3 février 2026, s'est tenue la 4e édition de la Conférence navale de Paris, à l'Ifri et au Musée national de la Marine. Cette conférence exceptionnelle, organisée par l'Ifri et la Marine nationale portait cette année sur le réarmement naval et le défi des opérations en eaux contestées.
Revivez les moments clés de ces deux journées qui ont marqué un tournant dans la réflexion stratégique maritime. Experts en géopolitique, officiers de marine, industriels de la défense et analystes internationaux se sont réunis pour dresser un constat sans appel : nous entrons dans une nouvelle ère de confrontation navale de haute intensité.
Un environnement géopolitique bouleversé
L'emploi de la force dans les relations internationales n'est plus l'exception mais redevient la norme. Les acteurs étatiques affirment leur puissance par les armes, imposant aux marines du monde entier de repenser entièrement leurs doctrines opérationnelles. L'époque de la domination maritime incontestée est révolue.
Les nouvelles menaces technologiques
Les conflits récents en Mer Rouge et Mer Noire servent de laboratoires grandeur nature pour tester les nouvelles formes de guerre navale. Drones maritimes, guerre électronique, cyberattaques, numérisation massive : les marines doivent impérativement s'adapter à ces technologies disruptives qui changent la nature même du combat naval.
Opérer en environnement contesté
Comment naviguer et combattre quand l'adversaire peut couper l'accès au soutien spatial, brouiller les communications satellitaires ou saturer le spectre électromagnétique ? L'agilité opérationnelle dans des environnements dégradés devient une compétence vitale que les marines n'avaient plus eu à maîtriser depuis la fin de la Guerre froide.
Le défi industriel : produire pour durer
La question cruciale posée lors de cette conférence : aurons-nous la capacité industrielle de soutenir un conflit de haute intensité sur la durée ? Face à un adversaire disposant de moyens sérieux, la victoire dépendra autant de la capacité à produire et réparer des équipements sophistiqués (missiles antinavires, systèmes de défense, drones) que de la qualité des forces déployées.
Coopération internationale et industrie
Le réarmement naval massif nécessite une coordination sans précédent entre marines alliées et une industrie de défense capable de fournir rapidement les outils nécessaires. L'exportation des technologies et le partage des capacités industrielles deviennent des enjeux stratégiques majeurs.
Le message central de la conférence
La liberté de circulation maritime, longtemps considérée comme acquise, est aujourd'hui menacée. Garantir cette liberté face à des adversaires de haut niveau exige une transformation radicale de nos capacités navales, de notre base industrielle et de nos modes de coopération internationale.
Intervenants dans cette vidéo :
- Contre-amiral Guillaume Arnoux, adjoint au sous-chef Opérations Aéronavales de l’état-major de la Marine
- Contre-amiral Laurent Bechler, directeur du Centre des Etudes Stratégiques de la Marine
- Jean-Marie Dumon, délégué général adjoint du GICAN, en charge des questions de défense et de sécurité
- Héloïse Fayet, chercheuse au Centre des études de sécurité de l'Ifri
- Rachid Chaker, enseignant-chercheur (enjeux navals, les industries de défense et la géopolitique du Moyen-Orient contemporain) à la Faculté des lettres & sciences humaines (FLSH) de l’Université catholique de Lille
- Fabien Zamora, Correspondant Défense, Diplomatie et RI à l’AFP
Réalisation vidéo : Marimba Production
Édition : Ifri
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