Guerre au Moyen-Orient : la Chine peut-elle retourner la crise à son profit ?
Face à la guerre au Moyen-Orient, le président chinois était jusqu’à tout récemment resté étonnamment silencieux. « Préserver l’autorité du droit international ne doit pas vouloir dire l’utiliser quand cela nous arrange, et le rejeter quand ce n’est pas le cas », a finalement déclaré Xi Jinping, mardi 14 avril, selon des propos rapportés par les médias d’État. « Nous ne pouvons laisser le monde retourner à la loi de la jungle », a-t-il poursuivi, assurant que la Chine allait jouer un rôle « constructif » dans les négociations.
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Pour Marc Julienne, directeur du Centre Asie de l’Ifri, la position de retrait adoptée par la Chine les premières semaines de la guerre traduit « une forme d’impuissance ». « On considère la Chine comme une grande puissance diplomatique et militaire, mais elle ne s’est pas montrée plus habile que d’autres à dissuader les belligérants, estime-t-il. Elle pourra bénéficier des excès des États-Unis, mais n’a pas particulièrement tiré son épingle du jeu ».
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Outre l’image écornée des États-Unis, certains observateurs assurent que Washington aurait épuisé les stocks de certains missiles stratégiques, susceptibles de participer une éventuelle défense de Taïwan. Washington a également déplacé certaines batteries THAAD, puissant système antimissile, de Corée du Sud pour les repositionner au Moyen-Orient. « Il est un peu tôt pour parler d’un retrait américain de l’Indo-Pacifique, temporise Marc Julienne. D’autant que la menace balistique dans la région n’est pas immédiate. »
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>> Un article à lire en intégralité sur le site de La Croix.
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