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La menace nucléaire, défi permanent du Kremlin à l’Occident

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cité par Benjamin Quénelle dans

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Depuis l’invasion de l’Ukraine, Vladimir Poutine multiplie les mises en garde pour entretenir le flou et garder toute latitude. Le président russe a durci sa doctrine nucléaire et accéléré le détricotage de l’architecture de contrôle des armements.

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Quatre ans après avoir envahi l’Ukraine, Moscou continue d’agiter la menace nucléaire. Les blogs « Z », lettre symbole de la communauté militaire et nationaliste russe, se sont fait l’écho, ces jours-ci, d’informations prétendument exclusives du renseignement extérieur : Londres et Paris seraient sur le point de fournir « clandestinement au régime nazi de Kiev » des armes nucléaires. « L’ennemi n’hésite devant aucun moyen. Il doit comprendre comment cela pourrait se terminer », a prévenu le président russe, Vladimir Poutine, le 24 février, jour anniversaire de l’invasion, lors du conseil du FSB (services de renseignement, un des héritiers du KGB).

L’ancien président Dmitri Medvedev, désormais secrétaire adjoint du Conseil de sécurité, s’est montré plus menaçant encore : « La Russie sera contrainte d’utiliser toutes ses armes nucléaires, y compris non stratégiques, contre des cibles en Ukraine constituant une menace pour notre pays. Et, si nécessaire, contre les pays fournisseurs se rendant complices d’un conflit nucléaire avec la Russie. »

Le conseiller du Kremlin, Sergueï Karaganov, pin’s d’ogives nucléaires à son revers de costume, envisage régulièrement, en public, le recours à l’arme atomique, « péché nécessaire pour sauver l’humanité ». Dans ses écrits et interviews, il a suggéré une frappe nucléaire limitée pour forcer l’Occident à reculer en Ukraine, éviter une troisième guerre mondiale et « ramener à la raison les élites européennes ».

[...]

Alors que l’ultime texte plafonnant et encadrant le nombre d’ogives nucléaires stratégiques ⁠des Etats-Unis et de la Russie, le traité New Start, a expiré le 5 février, Moscou a voulu rassurer. « Nous agirons de manière réfléchie et responsable », a affirmé, ce jour-là, le conseiller diplomatique du Kremlin, Iouri Ouchakov. De facto, le mécanisme d’inspection mutuelle des arsenaux était suspendu depuis 2023 en raison de la guerre en Ukraine.

« La renégociation n’est pas un but en soi pour M. Poutine. Elle est tributaire de ses ambitions impérialistes, notamment de la guerre en Ukraine, analyse Dimitri Minic, chercheur à l’Institut français des relations internationales. New Start a été utilisé comme un levier de pression puis de négociation, pour convaincre Washington de traiter directement avec la Russie et d’isoler l’Ukraine de l’Occident pour mieux tenter de la soumettre. »

[...]

 

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Benjamin Quénelle

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Dimitri MINIC

Dimitri MINIC

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Chercheur, Responsable scientifique de l’Observatoire Russie, Europe orientale, Caucase et Asie centrale, Centre Russie/Eurasie de l’Ifri