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« Les électeurs ne nous croient plus » : en Allemagne, la crise existentielle du parti social-démocrate

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cité par Emmanuel Grasland dans

  Les Echos 

 
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Les socio-démocrates allemands enchaînent les résultats catastrophiques lors des élections. En déclin quasi continu depuis vingt ans, le parti a perdu son socle électoral traditionnel et peine à définir son identité.

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Voilà une semaine, l'ambiance était plutôt bonne dans le gymnase municipal d'Altenglan, une petite commune rurale de Rhénanie-Palatinat. Les militants du parti social-démocrate avaient installé sur la scène une tireuse à bière et un pupitre pour la venue du ministre-président du Land. Un groupe jouait des tubes rock des années 1980. Mais à quatre jours du scrutin, il y avait déjà ceux qui voulaient y croire et ceux qui angoissaient.

« Il y a cinq ans, c'était pareil. On était derrière les conservateurs dans les sondages mais on a fini en tête », expliquait Dirk Schnietzer, militant depuis trente ans. « Autrefois, nous étions forts », disait Willi Clemens, encarté depuis trente-cinq ans. « La principale question était alors de savoir si on dépassait les 40 % ou pas. Aujourd'hui, on essaie de freiner la chute, mais la tendance est toujours à la baisse et je m'inquiète. » Au bout du compte, c'est Willi qui a eu raison.

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Le SPD a aussi subi une certaine usure du pouvoir. A l’exception d’une période de quatre ans entre 2009 et 2013, il est constamment resté au gouvernement depuis 1998. Mais après la défaite de Gerhard Schröder en 2005, il n’a plus donné l’impression de pouvoir réellement influer sur le cours des choses. 

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« Quand les socio-démocrates ont obtenu le salaire minimum en Allemagne, ils n’ont pas réussi à en tirer profit dans l’électorat, parce que c’était aussi vu comme une mesure d’Angela Merkel », explique Paul Maurice, secrétaire général au Comité d’études des relations franco-allemandes (Cerfa).

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Paul MAURICE
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Tout comme le PS français, les socio-démocrates restent à la recherche d’une ligne claire, entre un courant réformiste, adepte du marché, et une aile plus redistributrice. Olaf Scholz a beau avoir perdu les élections pour la présidence du parti contre l’aile gauche en 2019, il a tout de même été nommé candidat à la chancellerie deux ans plus tard. « Tout cela est illisible pour les électeurs. A force de vouloir faire la synthèse, on ne sait pas vraiment quelle est la position du parti », explique Paul Maurice.

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Emmanuel Grasland

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