Moyen-Orient : l'IA, composante essentielle de la guerre, les questions demeurent
La guerre au Moyen-Orient illustre l'importance prise par l'intelligence artificielle dans les conflits, notamment pour l'analyse de renseignements et la sélection de cibles, mais sa fiabilité et sa place dans le processus de décision de frappes restent au coeur de vifs débats.
À ce stade, les usages précis de l'IA dans le conflit en cours au Moyen-Orient ne sont pas encore connus. Mais, selon les experts, il est fort probable qu'Israël et les Etats-Unis, qui ont mené des milliers de frappes contre l'Iran depuis le début du conflit le 28 février, l'ont utilisé, notamment pour accélérer la conduite des opérations.
Aujourd'hui, « toutes les puissances militaires significatives investissent énormément dans les applications militaires d'intelligence artificielle », rappelle Laure de Roucy-Rochegonde, de l'Institut français des relations internationales. « Pratiquement toutes les fonctions militaires peuvent être augmentées à l'IA », ajoute-t-elle, citant notamment « la logistique, la reconnaissance, l'observation, la lutte informationnelle, la guerre électronique, la cybersécurité ».
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Qui est responsable ?
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L'usage de l'IA soulève toutefois de nombreuses questions morales et juridiques, notamment sur le contrôle humain de ces technologies.
Le débat a émergé notamment avec la guerre à Gaza, où les Israéliens ont utilisé un programme baptisé « Lavender » pour identifier des cibles dans l'enclave palestinienne, avec une marge d'erreur.
Lavender a pu être utilisé à Gaza, selon Laure de Roucy-Rochegonde, « parce que c'était sur un territoire très restreint » et qu'il était « associé à un système de surveillance de masse » des habitants de l'enclave. « Cela paraît moins probable qu'un système de cette envergure ait été mis en place en Iran », détaille-t-elle.
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